CAC 40 : des profits sans partage

En France, et plus largement en Europe, le capitalisme évolue depuis des années vers un modèle qui donne la priorité aux actionnaires, presque toujours gagnants par rapport aux salariés. Le rapport sur la redistribution des profits des entreprises du CAC 40, publié conjointement par l’ONG Oxfam et le Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne, met en lumière cette situation qui « nourrit une véritable spirale des inégalités ».

Orange n’échappe évidemment pas à cette tendance et, en dépit de résultats salués comme excellents, n’a consenti qu’à une seule augmentation en 2018, celle des dividendes ! Les efforts fournis par les personnels sont de moins en moins reconnus, au point que les syndicats ont unanimement refusé de signer l’accord salarial 2018, qui maintient à peine le pouvoir d’achat. C’est également unanimement qu’ils demandent aujourd’hui une réouverture des négociations !

Source : Profits du CAC 40 : la priorité aux actionnaires de plus en plus contestée

Danone va associer ses 100 000 salariés à sa gouvernance

D’ici un an, chacun des 100 000 salariés de Danone va recevoir une action de l’entreprise, et sera consulté pour participer aux choix stratégiques du groupe à l’horizon 2030, selon le principe « Une personne, une voix, une action », comme l’explique le P-DG Emmanuel Faber :

Dans les douze mois qui viennent, les salariés exprimeront leur point de vue. L’innovation est d’accepter de construire l’agenda 2020-2030, de poser les curseurs, à partir de la voix de chacun. Nous organisons nos propres états généraux de l’alimentation, dont les conclusions seront présentées lors de l’assemblée générale 2019. Avant l’AG, chaque salarié recevra une action de Danone, qui lui donnera droit à toucher un dividende que nous multiplierons.

Source : Emmanuel Faber, PDG de Danone : « Nous mettons fin au mode de décision pyramidal »

Telecom Italia : Vivendi n’est plus maître à bord

Lors de l’Assemblée générale de Telecom Italia, qui s’est déroulée en fin de la semaine dernière, Elliott, fonds américain « vautour » a décroché dix des quinze sièges au Conseil d’administration de l’opérateur historique italien. Un camouflet pour le géant français des médias, qui perd ainsi son contrôle sur le groupe.

Source : Contrôle de Telecom Italia : Vivendi défait par Elliott

Stéphane Richard reconduit à la tête d’Orange pour 4 ans

Réunie en fin de semaine dernière, l’Assemblée générale des actionnaires d’Orange a validé la décision prise par le Conseil d’administration fin février : 88,62% des actionnaires ont voté en faveur du renouvellement du mandat de Stéphane Richard à la tête de l’opérateur historique.

Source : Orange : les actionnaires renouvellent le mandat de Stéphane Richard

La CFE-CGC Orange et l’Adeas demandent la révocation de Bpifrance du conseil d’administration d’Orange

La CFE-CGC Orange et l’Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat des salariés estiment incompatible la présence de Bpifrance, via son PDG Nicolas Dufourcq, au conseil d’administration de l’opérateur historique, alors que la banque publique d’investissement est aussi présente au capital de Kosc Telecom, nouvel opérateur concurrent direct d’Orange dans les télécoms d’entreprise. Elles invoquent un risque de conflit d’intérêt.

Le problème, c’est qu’en siégeant au conseil d’administration, Bpifrance a accès à toutes les données du marché entreprise d’Orange, comme les taux de marge.

Source : Orange : des salariés actionnaires veulent chasser Bpifrance du conseil

L’Etat va-t-il privatiser Orange ?

Le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l’Economie Bruno Le Maire ont récemment confirmé que le gouvernement allait bientôt sinon « privatiser certaines entreprises pour avoir de l’argent afin de financer l’innovation », tout au moins « céder des parties de capitaux » détenues par l’Etat dans différentes entreprises françaises. Orange, dont l’Etat reste le premier actionnaire avec 23% du capital, fera-t-il partie du lot ?

Source : L’Etat va-t-il privatiser Orange ?

L’OPE chahutée d’Altice sur SFR

Cette opération, qui doit permettre à Patrick Drahi de prendre totalement le contrôle de l’opérateur au carré rouge en le retirant de la cote, a été retardée de deux semaines par l’AMF. En outre, certains actionnaires minoritaires s’estiment trop désavantagés par la parité d’échange proposée.

Source : L’OPE chahutée d’Altice sur SFR

Édifiant ! La « finance décomplexée » dans toute son horreur, qui n’hésite pas à piétiner tous ceux qui pourraient se mettre en travers du gain maximal, qu’il s’agisse des salariés ou des actionnaires minoritaires. Un capitalisme totalement dévoyé !

N’est-il pas temps d’établir une régulation qui permette de se prémunir contre de tels prédateurs ?

Stéphane Richard – François Hollande : à chacun sa promesse

Hier, le chef de l’Etat était l’invité exceptionnel de l’inauguration de Orange Gardens, « vaisseau amiral de l’innovation » du groupe. Stéphane Richard s’y est engagé à réduire la fracture numérique sur le territoire, en améliorant les débits dans les zones rurales via le programme « Orange Territoires Connectés ». En retour, François Hollande est revenu sur les récents propos d’Emmanuel Macron, niant toute volonté de l’Etat de sortir du capital de l’opérateur historique.

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Source : Stéphane Richard et François Hollande assurent le spectacle à Orange Gardens

Technicolor : Vector préféré à JPMorgan comme nouvel actionnaire de référence

Les actionnaires de Technicolor, groupe technologique français en difficulté, ont tranché mercredi 20 juin pour l’offre de recapitalisation présentée par la société d’investissement américaine Vector Capital, la préférant à celle de sa compatriote JPMorgan Chase. Cette dernière était pourtant favorite.
Les deux investisseurs, qui s’étaient affrontés par voie de presse dans les semaines précédant l’assemblée générale, ont été invités à préciser les modalités de leur offre lors de l’assemblée générale, qui s’est étirée sur cinq heures. C’est au final une proposition amendée de Vector Capital – précisant que les actions unitaires seront émises à un prix unitaire de 2 euros – qui a été adoptée à 91,61 % par les actionnaires du groupe français.
Fin mai, le conseil d’administration avait annoncé qu’il comptait recommander la première offre de JPMorgan, qui permettait de lever 158 millions d’euros, aux actionnaires lors de l’assemblée générale. Le conseil avait toutefois accepté d’inscrire également à l’ordre du jour de l’assemblée générale les résolutions proposées par Vector Capital.

Lire la suite dans Le Monde du 20 juin 2012

Un PSE de plus chez un équipementier télécoms

Un communiqué de la CFE-CGC Sagemcom, que nous soutenons totalement dans son combat :

Le 10 février 2011, la direction du groupe Sagemcom, lors d’un Comité Central d’Entreprise suivi d’une information des salariés, annonçait la mise en œuvre de la cession de sa filiale TR2S (ex-Nethouse Services) au groupe Cordon Electronics.

Outre l’amputation d’une partie des forces vives françaises du groupe, cette opération induit le licenciement économique de 25% des effectifs sur le site de Tourcoing, et de plus de 10% sur le site de Dinan, soit près de 60 salariés remerciés sur les 377.

Pour justifier sa décision, la direction invoque principalement la perte, fin 2010, d’un contrat qui devait être conclu avec un grand opérateur, et qui aurait représenté près de 55% du chiffre d’affaires. Ce dernier serait la conséquence du retrait du groupe américain CTDI, actionnaire à hauteur de 49% de la société TR2S.

La CFE-CGC dénonce l’alliance implicite réunissant un client n’hésitant pas à exploiter ses fournisseurs historiques, et l’actionnaire principal du groupe qui ponctionne le moindre euro, au détriment de l’emploi et de l’outil de travail.

La CFE-CGC déplore que les effectifs français du groupe disparaissent peu à peu de manière flagrante. En effet, si cette opération va à son terme, plus de 83% des effectifs de l’entreprise Sagemcom (6.000 salariés) se trouveront hors de France. Pour la CFE-CGC, il faut que cela cesse!

Disons le tout net: la CFE-CGC ne croit pas aux possibilités de reclassement annoncées tant dans les bassins d’emplois concernés, déjà plus que sinistrés, qu’au sein du reste du groupe Sagemcom. La CFE-CGC combattra de toutes ses forces ce nouveau PSE en concertation avec les autres organisations syndicales des sites de Dinan et Tourcoing.

NB: Un PSE, rappelons-le, est un Plan de sauvegarde de l’emploi, autrefois appelé plan social.

Rappelons également que la CFE-CGC/UNSA de France Télécom-Orange s’est récemment émue, à juste titre, des conséquences prévisibles du non renouvellement d’un contrat de SAV, souscrit par France Télécom auprès de Sagemcom.

Liens externes

www.metallurgie-cfecgc.com

Un PSE de plus dans la Métallurgie !

Le 10 février 2011, la direction du groupe Sagemcom, lors d’un Comité

Central d’Entreprise suivi d’une information des salariés, annonçait la

mise en oeuvre de la cession de sa filiale TR2S (Ex Nethouse Services) au

Groupe Cordon Electronics.

Outre l’amputation d’une partie des forces vives françaises du Groupe,

cette opération induit le licenciement économique de 25% des effectifs

sur le site de Tourcoing, et de plus de 10% sur le site de Dinan, soit près

de 60 salariés remerciés sur les 377. Pour justifier sa décision, la

Direction invoque principalement la perte, fin 2010, d’un contrat qui

devait être conclu avec un grand opérateur, et qui aurait représenté

près de 55% du chiffre d’affaires. Ce dernier serait la conséquence du

retrait du groupe américain CTDI, actionnaire à hauteur de 49% de la

société TR2S.

La CFE-CGC dénonce l’alliance implicite réunissant un client n’hésitant

pas à exploiter ses fournisseurs historiques, et l’actionnaire principal du

groupe qui ponctionne le moindre euro, au détriment de l’emploi et de

l’outil de travail.

La CFE-CGC déplore que les effectifs français du groupe disparaissent

peu à peu de manière flagrante. En effet, si cette opération va à son

terme, plus de 83% des effectifs de l’entreprise Sagemcom (6 000

salariés) se trouveront hors de France.

Pour la CFE-CGC, il faut que cela cesse !

Disons le tout net : La CFE-CGC ne croit pas aux possibilités de

reclassement annoncées tant dans les bassins d’emplois concernés, déjà

plus que sinistrés, qu’au sein du reste du groupe Sagemcom.

La CFE-CGC combattra de toutes ses forces ce nouveau PSE en

concertation avec les autres organisations syndicales des sites de Dinan

et Tourcoing.

Monopoly: la fusion Comcast–NBC Universal sur les rails

Si Numericable ou Free rachetait TF1, cela donnerait une idée à notre échelle française de l’énorme fusion en cours aux Etats-Unis, où le câblo-opérateur et fournisseur d’accès Internet Comcast s’apprête à fusionner avec le groupe audiovisuel NBC Universal (NBCU), un des quatre grands «networks» américains.

Image Steve Garfield (Flickr) sous licence CC by-nc-sa

L’autorité des télécoms et de l’audiovisuel, la FCC (Federal Communications Commission) et le ministère de la Justice ont annoncé cette semaine leur accord sous conditions à cette fusion qui donnera naissance à un ensemble valorisé à 30 milliards de dollars, moyennant plusieurs engagements.

NBC continuera à être diffusé aussi sur d’autres réseaux que celui de Comcast, lequel de son côté diffusera toujours des programmes venus de concurrents de NBCU. Parallèlement, Comcast devra continuer à diffuser des programmes n’émanant pas de NBC Universal.

Engagements variés

Comcast s’est en outre engagé sur d’autres points, comme fournir du Net à prix réduit (10 dollars par mois) pour 2,5 millions de foyers pauvres, développer des chaînes pour les minorités, donner de l’accès haut débit à des écoles, etc.

GE (General Electric), qui possède actuellement 80% de NBCU, formera d’abord une coentreprise autour du groupe audiovisuel, dont il aura 49% et Comcast 51%, avant de monter dans les sept ans à la propriété complète de NBCU. Vivendi, qui détenait 20% de NBCU et en a cédé une partie, en vendra le reste d’ici peu.

Cette fusion prochaine a reçu une pluie de critiques, y compris chez les parlementaires, qui ont organisé des auditions au Congrès. À la FCC, quatre des commissaires ont voté pour la fusion et un cinquième contre: Michael Copps s’est inquiété du risque de péages, de priorités à certains contenus et de coup contre la production de contenus indépendants.

Crainte d’un « grand essorage »

Libération cite Susan Crawford, ancienne conseillère de Barack Obama pour les questions technologiques, qui dénonce la fusion dans un livre à venir, «The Big Squeeze» («le Grand Essorage»):

«Comcast va devenir un géant qui pourra extorquer toujours plus d’argent aux téléspectateurs et de concessions au gouvernement. Pour faire autoriser cette fusion, Comcast avait employé pas moins d’une centaine de lobbyistes et dépensé quelque 100 millions de dollars [74 millions d’euros, ndlr], souligne cette experte. Et ce n’est qu’un début, cet accord va donner à Comcast un pouvoir sans équivalent.»

Monopoly: la fusion Comcast – NBC Universal sur les rails

Si Numericable ou Free rachetait TF1, cela donnerait une idée de l’énorme fusion en cours aux Etats-Unis, où le câblo-opérateur et fournisseur d’accès Internet Comcast s’apprête à fusionner avec le groupe audiovisuel NBC Universal (NBCU), un des quatre grands « networks » américains.

L’autorité des télécoms et de l’audiovisuel, la FCC (Federal Communications Commission)

http://www.fcc.gov/Daily_Releases/Daily_Business/2011/db0118/DOC-304134A1.pdf

et le service de la concurrence du ministère de la Justice (Department of Justice)

http://www.justice.gov/iso/opa/atr/speeches/2011/at-speech-110118.html

ont annoncé cette semaine leur accord à cette fusion qui donnera naissance à un ensemble valorisé à 30 milliards de dollars, moyennant plusieurs engagements

NBC continuera à être diffusé aussi sur d’autres réseaux que celui de Comcast, lequel de son côté diffusera toujours des programmes venus de concurrents de NBCU.

La nouvelle co-entreprise, contrôlée par Comcast, s’est engagée à ce que les programmes de la chaîne de télévision NBC, l’un des quatre grands réseaux nationaux, continuent à être diffusés par des concurrents de Comcast. Parallèlement, Comcast devra continuer à diffuser des programmes n’émanant pas de NBC Universal.

Comcast s’est en outre engagé sur d’autres points, comme fournir du Net à prix réduit (10 dollars par mois) pour 2,5 millions de foyers pauvres, développer des chaînes pour les minorités, donner de l’accès haut débit à des écoles, etc.

GE (General Electric), qui possède actuellement 80% de NBCU, formera d’abord une coentreprise autour du groupe audiovisuel, dont il aura 49% et Comcast 51%, avant de monter dans les sept ans à la propriété complète de NBCU. Vivendi, qui détenait 20% de NBCU et en a cédé une partie, en vendra le reste d’ici peu.

Cette fusion prochaine a reçu une pluie de critiques, y compris chez les parlementaires, qui ont organisé des auditions au Congrès. À la FCC, quatre des commissaires ont voté pour la fusion et un cinquième contre: Michael Copps

http://www.fcc.gov/Daily_Releases/Daily_Business/2011/db0118/DOC-304134A3.pdf

s’est inquiété publiquement du risque de péages, de priorités à certains contenus et de coup contre la production de contenus indépendants.

Libération

http://www.ecrans.fr/Comcast-NBC-Universal-un-ogre,11804.html

cite Susan Crawford,

http://scrawford.net/blog/date/2011/01/

ancienne conseillère de Barack Obama pour les questions technologiques, qui dénonce la fusion dans un livre à venir, « The Big Squeeze » (« le Grand Essorage »): « Comcast va devenir un géant qui pourra extorquer toujours plus d’argent aux téléspectateurs et de concessions au gouvernement. Pour faire autoriser cette fusion, Comcast avait employé pas moins d’une centaine de lobbyistes et dépensé quelque 100 millions de dollars [74 millions d’euros, ndlr], souligne cette experte. Et ce n’est qu’un début, cet accord va donner à Comcast un pouvoir sans équivalent. »

2010, année faste pour Facebook

Le réseau social a connu une année 2010 remarquablement faste, au point de voir son jeune (26 ans) PDG Mark Zuckerberg faire l’objet d’un film sur sa création de l’entreprise, «The Social Network», et être consacré «homme de l’année» par le journal américain Time Magazine.

Facebook a fini l’année en culminant en audience: selon le cabinet Experian Hitwise, le site a été plus visité entre janvier et novembre 2010 aux Etats-Unis que Google (8,93% et 7,19% des visites respectivement) – en comptant l’ensemble de ses sites (Google ayant aussi les vidéos de YouTube, la messagerie de Gmail, les cartes, les actualités etc.), Google reste cependant leader avec 9,85%, contre 8,93% pour Facebook.

Le petit dernier aux dents (très) longues a néanmoins encore du chemin à faire pour rattraper le moteur de recherche en matière de revenu concret, puisque «le chiffre d’affaires annuel de Facebook est généralement estimé autour du milliard de dollars, contre 21,7 milliards de dollars attendus cette année pour Google, 4,57 milliards attendus pour Yahoo!, en recul, et 62,5 milliards de dollars pour l’exercice 2009-10 de Microsoft» (AFP).

Facebook n’est toujours pas coté en Bourse, contrairement à Google, mais les échanges sur ses titres sont scrutés par le gendarme américain des marchés financiers: la valorisation du réseau social par ses capitaux-risqueurs serait de l’ordre de 42 à 57 milliards de dollars. À ce prix, on comprend que les dirigeants du site, tout à leur «tentation hégémonique» (ZDNet), bâclent parfois des détails aussi secondaires que la vie privée de ses utilisateurs…

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2010, année faste pour Facebook

Le réseau social a connu une année 2010 remarquablement faste, au point de voir son jeune (26 ans) créateur Mark Zuckerberg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Zuckerberg

faire l’objet d’un film sur la fondation de l’entreprise, « The Social Network » et être consacré « homme de l’année » par le magazine américain Time Magazine.

http://www.time.com/time/specials/packages/article/0,28804,2036683_2037183_2037185,00.html

Facebook a fini l’année en culminant en audience: selon le cabinet Experian Hitwise,

http://www.hitwise.com/us/press-center/press-releases/facebook-was-the-top-search-term-in-2010-for-sec/

le site a été plus visité entre janvier et novembre 2010 aux Etats-Unis que Google (8,93% et 7,19% des visites respectivement) – en comptant l’ensemble de ses sites (Google ayant aussi les vidéos de YouTube, la messagerie de Gmail, les cartes, les actualités etc.), Google reste cependant leader avec 9,85%, contre 8,93% pour Facebook.

Le petit dernier aux dents (très) longues a encore du chemin à faire pour rattraper le moteur de recherche en matière de revenu concret, puisque « le chiffre d’affaires annuel de Facebook est généralement estimé autour du milliard de dollars, contre 21,7 milliards de dollars attendus cette année pour Google, 4,57 milliards attendus pour Yahoo!, en recul, et 62,5 milliards de dollars pour l’exercice 2009-10 de Microsoft » (AFP).

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gzLynbMkyMkMX8ybtTliwrf5XPGA?docId=CNG.98d9256ccb1263c62fdc7b681cb2ecd0.131

Facebook n’est toujours pas coté en Bourse, contrairement à Google, mais les échanges sur ses titres sont scrutés par le gendarme américain de la Bourse:

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201036049199.htm

La valorisation du réseau social par ses capitaux-risqueurs serait de l’ordre de 42 à 57 milliards de dollars. À ce prix, on comprend que les dirigeants du site, tout à leur « tentation hégémonique » (ZDNet), bâclent parfois des détails aussi secondaires que la vie privée de ses utilisateurs…

http://www.zdnet.fr/actualites/facebook-ou-la-tentation-hegemonique-39756148.htm

LIEN INTERNE

Revenus des dirigeants Internet français: Lombard, Lombardini, Niel et quelques autres

Actu express: le Journal du Net a épluché des rapports annuels et en a extrait les revenus l’an dernier de 26 dirigeants de l’Internet français dont les sociétés sont cotées en Bourse.

Image Will Spaetzel (Flickr) sous licence CC by-nc-sa

La première place est occupée par Didier Lombard, alors PDG de France Télécom, avec un revenu 2009 de 1.587.992 euros. Son salaire a légèrement diminué en 2009 (-0,7 million): si la part fixe de son salaire (900.000 euros) est restée stable, son variable a baissé de 9,1%. Ajoutons que ses fonctions d’administrateur cumulard dans plusieurs sociétés ont dû arrondir ses fins de mois.

Maxime Lombardini, le directeur général d’Iliad (Free), arrive en sixième place avec 372.000 euros en 2009. Le JDNet précise que «pour sa deuxième année au poste de directeur général d’Iliad, Maxime Lombardini a bénéficié d’un salaire fixe en hausse de 8,8 %. Comme tous les managers d’Iliad, sa part fixe est équivalente à son salaire global puisqu’il ne touche ni primes, ni avantages en nature.»

Le fondateur d’Iliad, Xavier Niel, arrive pour sa part en 15ème place, avec 173.040 euros. Le JDNet indique qu’il est le seul dirigeant de la société qui n’a pas été augmenté l’an dernier. Cependant, ses dividendes comme actionnaire principal (65,58%) d’Iliad ne sont pas intégrés dans cette somme.

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Facebook – Google, deux géants du Net se battent pour la première place

Facebook lance un service de messagerie «multi-canaux» qui concurrence Gmail, Google bloque l’importation de contacts vers Facebook, qui contourne ce blocage, Google augmente tous les salaires de ses employés pour freiner les départs chez son concurrent…

Deux entreprises américaines combattent pour la première place sur Internet: Google et Facebook ne cachent plus leur affrontement direct. Ainsi lundi 15 novembre, Facebook a-t-il dévoilé un service, Messages, clairement destiné à dépasser le Gmail de Google, ainsi que le Hotmail de Microsoft et Yahoo Mail (selon Comscore, Hotmail est en tête avec 361,7 millions d’utilisateurs en septembre, devant Yahoo, 273,1 millions, et Gmail, 193,3 millions).

Messages joue un rôle d’aiguillage entre mails, SMS, chat ou message Facebook, en faisant une ambitieuse plaque tournante de la communication en ligne.

Image jmerelo (Flickr ) sous licence CC by-sa

Le 4 novembre, Google avait annoncé bloquer l’exportation des données contacts des utilisateurs de Gmail vers Facebook, pour protester contre l’absence de réciprocité de la part du réseau social. Ce dernier a répondu par un pied-de-nez en contournant ce blocage: Facebook propose à ses nouveaux membres de télécharger leurs contacts Gmail sur leur ordinateur, puis de transférer le fichier dans Facebook.

S’ils se font concurrence dans les services, les deux géants chassent aussi des ressources humaines communes: Google a annoncé le 9 novembre augmenter de 10% ses 23.000 salariés. Objectif, éviter leur débauchage par Facebook, rapporte le Wall Stet Journal, qui indique que Facebook compte maintenant 1.700 employés contre 1.000 un an plus tôt, dont 137 viennent de Google.

Google valorisé presque cinq fois plus que Facebook

A travers ses innovations, Facebook cherche à garder dans son écosystème les internautes, une «tentation hégémonique» (telle que la décrit cet article de ZDNet). Mais Google a encore de forts atouts, outre son énorme domination du marché de la recherche en ligne:

le moteur de recherhe a aussi une forte avance financière sur Facebook (qui lui-même a supplanté des sites comme MySpace, naguère  en tête des sites «sociaux»): Google est coté en Bourse et pèse 190 milliards de dollars, tandis que Facebook, non coté, est valorisé 41 milliards sur Secondmarket, plate-forme où s’échangent les actions de ses salariés.En octobre 2007, Facebook n’ était encore valorisé « que » 15 milliards de dollars, lorsque Microsoft a investi 240 millions pour 1,6% de son capital.

Facebook pourrait gagner en recettes publicitaires 1,3 milliard de dollars en 2010,  la moitié des bénéfices de Google sur le seul troisième trimestre, souligne Lexpansion.com.

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Revue de presse: France Télécom, « un dividende à contresens » et un « diktat »

Dans Les Echos de jeudi, l’éditorialiste Gilles Coville traite sous ce titre, « France Télécom: un dividende à contresens », de la politique de dividende de France Télécom. Il relève que ce dividende, qui au total s’est élevé pour 2009 à 3,7 milliards d’euros, « n’est pas le plus gros du CAC 40, Total et GDF Suez font mieux. Mais c’est l’un des plus généreux, à 125 % du bénéfice, et le plus rémunérateur, à près de 9 % de rendement aux cours actuels. »

« Ce dividende occupe surtout dans le statut boursier de France Télécom, sa communication et jusqu’au cœur de son fonctionnement, une place sans équivalent dans une société française de cette taille. Il repose sur l’engagement pris en 2006 par Didier Lombard, un an après son arrivée à la présidence, de « distribuer à ses actionnaires de 40 à 45 % de son cash-flow organique annuel ». Une formulation d’emblée étrange, car une politique de dividende s’exprime en proportion des bénéfices récurrents. Cette référence au flux de trésorerie se voulait au départ une preuve tangible du retour à la normale d’un opérateur qui avait failli mourir écrasé sous le poids de ses dettes. Faute de lui avoir substitué une alternative convaincante, elle est petit à petit devenue un dogme pour l’extérieur, un diktat pour l’intérieur. » [c’est nous qui soulignons certains passages]

L’éditorialiste des Echos relève notamment que « le fameux dividende remplit très mal son rôle défensif. Avec un cours à 4 % de son plus bas sur cinq ans et en recul de 29 % sur trois ans, France Télécom fait beaucoup moins bien que des sociétés plus exposées à la crise et tout aussi attentives à leurs actionnaires. »

« Le parcours décevant du titre France Télécom, et de la plupart de ses concurrents européens, tient aussi à l’impasse dans laquelle les enferme une pression excessive sur leurs coûts d’exploitation et leurs budgets d’investissement. Dans une étude récente sur le secteur, les analystes de Groupama Asset Management détaillent à la fois la rupture du contrat social et l’insatisfaction des clients. Façon de suggérer en creux que ceux qui séduiront leurs clients en réinvestissant dans le capital humain pourraient être mieux compris de leurs actionnaires. »

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