Cible d’un piratage, Uber aurait acheté le silence des cybercriminels

Uber vient de révéler avoir fait l’objet, en octobre 2016, d’un grave piratage ayant exposé les données personnelles de 57 millions de clients et de 7 millions de chauffeurs. Ayant caché l’incident pendant plus d’un an, Uber aurait payé pas moins de 100 000 dollars aux pirates pour qu’ils gardent le silence sur cette affaire. De quoi établir un précédent qui pourrait donner des idées aux hackers…

Un épisode qui vient clôturer (?) en beauté cette annus horribilis, au point que des voix se font désormais entendre demandant de « liquider Uber ». Mais si on y ajoute un modèle économique qui n’a pas encore fait ses preuves, Uber peut-il tout simplement survivre sur le long terme ?

Source : Des hackeurs ont piraté Uber et dérobé les informations de 57 millions de clients

Les chauffeurs britanniques d’Uber bientôt considérés comme des employés ?

Sale temps pour Uber au Royaume-Uni, son plus important marché européen : quelques semaines après le non-renouvellement de sa licence par l’autorité de régulation des transports du Grand Londres, le tribunal d’appel vient de confirmer une décision rendue en octobre 2016 par le tribunal du travail : d’après ce jugement, un chauffeur travaillant pour Uber doit être considéré comme un employé et non comme un travailleur indépendant, et par conséquent toucher le salaire minimum en vigueur. Une décision qui fragilise un peu plus le modèle économique d’Uber.

Source : Au Royaume-Uni, Uber devra salarier ses chauffeurs

Capitalisme des plateformes : le grand bond en arrière

Nous avions laissé passer cet article et la vidéo associée qui mettent en lumière l’analyse très intéressante d’Aurélien Acquier, professeur à l’ESCP, à propos du système des plateformes de l’économie collaborative. Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, les voilà.

Curieux monde que celui d’Uber, dans lequel les travailleurs sont des capitalistes, souvent sans pouvoir, exploités par des manageurs virtuels (les algorithmes) d’une entreprise souvent qualifiée de « sans actifs » !

Source : Retour vers le futur : quand le capitalisme de plate-forme nous renvoie au « domestic system » préindustriel

Quand le Conseil d’Etat décortique l’économie de plateformes

Financement, législation, rôle des pouvoirs publics… Dans un rapport intitulé « Puissance publique et plateformes numériques : accompagner l’ubérisation », le Conseil d’État émet 21 propositions pour encadrer le développement des plateformes numériques.

Source : Ubérisation : une économie de plates-formes décortiquée par le Conseil d’État

La Grèce, bientôt un nouveau champ de bataille pour Uber ?

En situation délicate à Londres et au Québec, Uber pourrait bientôt être impacté par les mesures actuellement à l’étude en Grèce, où le gouvernement envisage d’obliger l’entreprise à employer tous ses chauffeurs dans le cadre d’un contrat de 3 ans, et de faire payer à ces derniers une licence de taxi.

Source : En Grèce, Uber et les apps de VTC pourraient être forcés à employer les chauffeurs pour 3 ans

Uber menace de cesser ses activités au Québec

Sale temps pour le service de VTC, déjà menacé d’être banni de Londres, et qui engage un bras de fer avec le gouvernement canadien pour le pousser à abandonner les nouvelles mesures (formation des chauffeurs et vérification de leurs antécédents judiciaires, contrôle annuel des véhicules) qu’il souhaite mettre en place pour encadrer ses activités, mesures auxquelles sont déjà soumises les chauffeurs de taxis.

Source : Au Québec, Uber menace de cesser son activité à causes de règles jugées restrictives

Londres barre la route à Uber

L’autorité de régulation des transports du Grand Londres refuse de renouveler la licence qui permet à Uber d’exercer dans la capitale britannique. Accusée d’avoir fait preuve de laxisme concernant des accusations de viol et d’agression sexuelle de passagers, mais aussi de chercher à contourner la vigilance des représentants des pouvoirs publics chargés de contrôler ses chauffeurs, la firme américaine cherche désormais à négocier.

Sources :
Route barrée pour Uber à Londres : entre réjouissances et crispations
Banni de Londres, Uber cherche à sauver sa peau

 

L’économie des plateformes peut « faire voler en éclats le statut de salarié »

Voilà une des conclusions de l’étude publiée par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES, organisme dépendant du Ministère du Travail) dans le courant du mois d’août. Intitulée « L’économie des plateformes : enjeux pour la croissance, le travail, l’emploi et les politiques publiques« , elle entend cerner le phénomène de l’économie collaborative et faire le point sur son développement et sur les enjeux qu’il soulève.

Sources d’inquiétude, les effets possibles sur le travail et l’emploi sont encore plus contrastés. L’économie des plateformes offre des emplois flexibles, avec une organisation plus libre du temps de travail, qui se prêtent particulièrement à l’exercice d’activités d’appoint. Ils peuvent mieux convenir que les emplois classiques aux préférences de certains travailleurs et accroître en conséquence le niveau total d’emploi ; mais ils peuvent d’un autre côté contribuer à dégrader la qualité des emplois en augmentant la précarité et les risques psychosociaux, surtout s’ils se substituent à des emplois salariés mieux protégés.

Source : L’économie des plateformes, un défi pour la protection sociale

Ubériser l’Etat… avant que les GAFA s’en chargent ?

Clément Bertholet, employé à la Direction du budget, et Laura Létourneau, qui œuvre au sein de l’unité Internet ouvert de l’Arcep, nous présentent leur livre, sorti en mars dernier, « Ubérisons l’État ! Avant que d’autres ne s’en chargent ». Voici le résumé qu’en fait leur éditeur :

Tout le monde voit l’ubérisation à sa porte. Pourtant, un acteur économique majeur refuse de voir la menace : l’État. À tort, son ubérisation a déjà commencé. Les acteurs du numérique, au premier rang desquels les GAFA, Google, Apple, Facebook et Amazon, marchent chaque jour un peu plus sur les plates-bandes des services publics.

Si l’ubérisation de l’État peut faire peur, il faut pourtant la considérer comme une opportunité unique de transformation : les interfaces État-citoyens doivent devenir indolores, la production de services publics doit davantage être décentralisée et reposer, partout où c’est possible, sur l’intelligence collective. L’action publique doit s’ubériser elle-même pour prétendre à plus d’efficacité administrative et de fonctionnement démocratique.

L’État n’y arrivera pas tout seul. C’est à nous individus, entreprises, collectifs de participer pour que l’Administration évolue à marche forcée et réponde aux besoins de la société du XXIe siècle.

Un projet pour disrupter (un peu plus) le marché du cinéma ?

Alors que le festival de Cannes, qui vient d’ouvrir ses portes, compte dans sa sélection officielle deux films produits par Netflix (et qui ne seront visibles que sur la plateforme de VoD), trois entrepreneurs annoncent le lancement prochain de e-cinema, plateforme de diffusion de films inédits, qui pourrait bien changer l’expérience du cinéphile… et bouleverser le modèle économique d’un secteur fragile.

Source : A j-1 de la montée des marches, e-cinema annonce vouloir ubériser les salles de cinéma

Fiscalité de l’économie collaborative : le Sénat propose un seuil de 3000 euros

La commission des Finances du Sénat a présenté mercredi une proposition de loi sur la fiscalité des plateformes collaboratives. Elle propose notamment de mettre en place un seuil unique de 3000 euros, en dessous duquel les revenus issus de l’économie collaborative ne seront pas imposés. Par ailleurs, la proposition de loi suggère que les plateformes déclarent automatiquement les revenus de leurs utilisateurs une fois par an.

Source : Fiscalité de l’économie collaborative : le Sénat propose un seuil de 3.000 euros

Les livreurs à vélo veulent s’organiser collectivement pour engager le dialogue avec les plates-formes

Pour protester contre leurs conditions de travail, leur faible rémunération et pour dénoncer « un salariat déguisé », les livreurs à vélo ont engagé cette semaine leur premier mouvement social collectif.

Source : UberEats, Deliveroo, Foodora…des livreurs appellent à une « déconnexion massive »

Les cadres insatisfaits veulent-ils vraiment devenir indépendants ?

Certains prophètes du travail nous annoncent la fin du salariat, l’ubérisation progressive de l’économie poussant les salariés vers le statut de travailleur indépendant. Par ailleurs, il y aurait également une aspiration d’une part des salariés à sortir du lien de subordination pour évoluer vers plus d’indépendance dans leur activité professionnelle.

Mais qu’en est-il vraiment ? Thomas Durand, professeur titulaire de la chaire de management stratégique au CNAM, tente de répondre à cette question sous le prisme de la population spécifique des cadres.

A Seattle, Uber cherche à dissuader ses chauffeurs de se syndiquer

La ville américaine de Seattle fut la première, fin 2015, à permettre aux chauffeurs indépendants de se syndiquer. Cette initiative n’est visiblement pas au gout d’Uber, qui oblige (!) ses conducteurs à écouter quotidiennement des podcasts… les mettant en garde contre les méfaits du syndicalisme.

Source : A Seattle, Uber force les chauffeurs à écouter des podcasts pour les dissuader de se syndiquer

youOrder, l’anti-Uber de la livraison urbaine

Fondée à Argenteuil, la start-up youOrder se distingue de ses concurrents en embauchant tous ses livreurs en CDI, plutôt que de faire appel à des indépendants. Un choix social qui correspond aussi à un positionnement commercial de qualité de service.

Non, tout n’est pas condamné à être ubérisé. Le salariat a encore de longues décennies devant lui.

Source : YouOrder, l’anti-Uber de la livraison urbaine

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