Petit traité contre le sexisme ordinaire
Vu sur le site de la CFE-CGC : un livre à lire, et un débat, le 4 mars prochain, avec Brigitte Grésy, inspectrice générale des Affaires sociales et auteure du « Petit traité contre le sexisme ordinaire ».
Vu sur le site de la CFE-CGC : un livre à lire, et un débat, le 4 mars prochain, avec Brigitte Grésy, inspectrice générale des Affaires sociales et auteure du « Petit traité contre le sexisme ordinaire ».
Actu express: Le Nouvel Obs, tout comme nous, se demande si c’est de l’humour… de parfait mauvais goût au demeurant :
Ce n’est pas une blague. France Télécom a reçu en 2009 un prix récompensant les entreprises «qui proposent à leurs salariés les meilleures pratiques RH, leur permettant de s’épanouir personnellement et professionnellement au travail». Elle faisait partie des 20 lauréats 2009 du palmarès Top Employeurs France décerné par un cabinet néerlandais, l’Institut CRF A la rubrique «conditions de travail», l’entreprise, plutôt citée ces temps-ci pour les suicides de ses salariés, a même obtenu cinq étoiles ! C’est ce que rapportait le mensuel «Liaisons sociales» en décembre dernier relatant la frénésie d’autoglorification des entreprises en matière sociale.
Actu express: à la veille d’une interview dans Le Figaro de ce mardi dans laquelle Didier Lombard annonçait céder la direction exécutive de France Télécom à Stéphane Richard, la nouvelle a été donnée en ligne par le quotidien et officialisée par un court communiqué de l’entreprise, sous le titre « Evolution de la gouvernance du groupe ».
Le conseil d’administration de France Télécom, le 24 février, devrait donc entériner la dissociation des fonctions de président et de directeur général à compter du 1er mars, et voir Stéphane Richard prendre la la gestion opérationnelle du groupe. La rumeur de ce changement au sommet, un an plus tôt qu’initialement prévu, avait couru dès le 20 janvier, lancée par Capital.fr qui revient longuement ce mardi sur le sujet (« France Télécom : comment Stéphane Richard a évincé Didier Lombard« ).
En attendant ses futurs discours de patron de France Télécom, nul doute que les récents propos de Stéphane Richard, généraux comme dans une interview au Figaro le 10 décembre ou sur les contenus il y a quelques jours, seront scrutés attentivement.
Le e-commerce serait-il dopé par la crise?
C’est le motif principal invoqué par Kelkoo, commanditaire de l’étude, et cela fait partie des explications plausibles : les consommateurs ont pu chercher via ce canal à obtenir de meilleurs prix, ou encore à s’éviter des déplacement inutiles et coûteux.
D’autres facteurs sont certainement à prendre en compte :
Quoiqu’il en soit, les chiffres sont là, et la France y est en très bonne place :
Pour en savoir plus, on peut consulter:

Alain Supiot, Directeur de l’IEA de Nantes, Professeur de Droit et membre de l’Institut Universitaire de France, vient de publier cet ouvrage aux éditions du Seuil, qui, selon Mediapart :
apporte un éclairage saisissant sur les causes les plus profondes des dysfonctionnements et de la crise de nos sociétés actuelles. Cela peut se résumer en une formule, que suggère le titre de l’ouvrage: nos sociétés ont rompu avec «l’esprit de Philadelphie». [...] A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les vainqueurs ont dessiné des règles financières et monétaires, pour assurer la stabilité du monde et le développement économique, notamment au travers des accords de Bretton Woods, contresignés le 22 juillet 1944 par les délégués représentant l’ensemble des 44 nations alliées. Ces accords furent précédés, le 10 mai 1944, d’une déclaration adoptée par l’Organisation internationale du travail et connue sous le nom de Déclaration de Philadelphie. Elle est, en quelque sorte, le pendant social des accords financiers de Bretton Woods.
On peut consulter le texte intégral de la Déclaration de Philadelphie sur le site de l’aidh (l’éducation aux droits de l’homme en français).
Nous vous proposons, avant d’ajouter cet ouvrage à votre bibliothèque, d’écouter les entretiens de Mediapart avec Alain Supiot, via Dailymotion, en deux parties :
Revue de presse: Le Parisien de jeudi consacrait sa Une et deux autres pages à la pratique courante du cumul des mandats, et parfois des postes, parmi les dirigeants des grandes entreprises françaises. Ce dossier né de l’affaire Proglio à EDF et Veolia cite Daniel Lebègue, président de l’Institut français des administrateurs (IFA): «Cent personnes concentrent dans leurs mains plus de 40% du total des mandats des conseils d’administration des principales entreprises françaises.»
Daniel Lebègue relève que cette concentration n’existe plus ailleurs dans le monde. Il cite entre autres les responsables de General Electric, qui ont reçu pour consigne de n’accepter aucun autre mandat externe. Le cumul pose un problème d’efficacité, relève Le Parisien:
« Un administrateur investi doit consacrer trois jours par mois à son mandat, estime l’IFA (un mois et demi de travail par an). «Comment celui qui dirige une entreprise de 80.000 salariés, qui a les responsabilités d’une dizaine de filiales, peut-il passer deux, quatre, dix jours par mois à travailler pour une autre société?», interroge Daniel Lebègue.
Se pose aussi la question de la « bonne gouvernance ». Elle exige qu’une majorité d’administrateurs soit indépendant vis-à-vis de la société. L’administrateur doit prendre des décisions au nom du seul intérêt social de l’entreprise », relève le responsable de l’IFA, ce qui n’est pas forcément le cas lorsque les administrateurs se recrutent entre eux. »
Autre conséquence de cette consanguinité, qui est une «catastrophe», pour Pierre-Henry Leroy, fondateur du cabinet Proxinvest, ces dirigeants issus des mêmes écoles et fréquentant les mêmes cercles «sont complètement déconnectés de la réalité. Résultat : ils n’ont même pas vu venir la crise financière.»
L’exemple de Didier Lombard
Le Parisien consacre plusieurs encadrés à différents cas de dirigeants cumulards. Dont celui de Didier Lombard, qui outre son poste de PDG de France Télécom siège au conseil d’administration et au conseil stratégique de Thales, est administrateur et président du comité de gouvernance et de nominations de Thomson (devenu maintenant Technicolor), et siège aux conseils de surveillance de ST Microelectronics et de Radiall.
Le quotidien indique que sa rémunération en 2009 a été de 1,655 million d’euros (900.000 € de fixe, 750.210 € de rémunération variable et 3.885 € de rémunération en nature). « Chez Thales, il a perçu 29.000 € en jetons de présence en 2008, et 33.938 € de jetons de présence chez Thomson. Au conseil de surveillance de ST Microelectronics, il a touché 98.250 € de jetons de présence en 2008. Et 7.000 € de jetons de présence chez Radiall. » Son commentaire au Parisien: « Didier Lombard explique qu’il se ‘consacre à 100% à son entreprise’. Ses autres activités sont réservées aux ‘week-ends et aux jours fériés’. »
Actu express: le baromètre Trust Edelman StrategyOne*2010 mesure la cote de confiance et de défiance de 40 grandes entreprises auprès de la population française.
L’édition 2010 met « Google au pinacle, et France Télécom au pilori« , selon la formule de L’Expansion qui en restitue les résultats pour la France.
Logique, lorsqu’on considère les critères que les Français prennent le plus en compte pour accorder leur confiance à une entreprise : sur un indice 100, la qualité de ses produits et/ou services (87), la façon dont elle traite ses salariés (67), la transparence de l’information qu’elle donne à ses clients (40), son engagement en faveur de l’environnement (25), ses résultats financiers (17).
Désastreux pour France Télécom, surtout lorsqu’on songe au formidable capital de confiance que détenait la marque, et qui constituait même l’un de ses atouts maître pour le développement de nouveaux services, tout particulièrement des services à même de contrer la domination de plus en plus préoccupante de Google pour tout ce qui touche au respect de la vie privée des utilisateurs… Alors même que le géant américain est régulièrement fustigé sur ce thème dans la presse spécialisée, on voit ici que le consommateur final a une toute autre vision du monde, et une totale méconnaissance de cette problématique, pourtant réelle.
Comme quoi le respect des personnels de l’entreprise, thème sur lequel Google est en revanche unanimement salué, y compris par les spécialistes des technologies de l’information, et même… des syndicalistes, a un réel impact sur la valeur d’une marque, comme d’ailleurs sur sa capacité d’innovation (et il y a certainement un lien entre les deux, même si certains « courants » de management peinent encore à le reconnaître).
Stéphane Richard, actuel numéro 2 de France Télécom, pourrait bien l’avoir compris. Dans France Soir, il commente :
« les Français ont des attentes importantes à l’égard de leurs entreprises, qui vont bien au-delà de la compétitivité ».
Une leçon à méditer par toutes les entreprises, alors que le thème de la souffrance au travail cesse de devenir un tabou pour devenir une vraie préoccupation à l’échelle de la société civile.
La consommation de télévision ne passe plus exclusivement par les téléviseurs. C’est un des enseignements du 5e baromètre d’Ipsos MediaCT pour le Syndicat national de la Publicité télévisée (SNPTV): 43% des sondés (29% en 2007) ont déjà regardé un programme sur « au moins un nouvel écran », ordinateur, téléphone mobile, lecteur MP4 ou autre, dont 41% sur un ordinateur (28% en 2007), 5% sur un écran de téléphone mobile et 2% sur un autre écran.
Image theqspeaks (Flickr) sous licence CC by-nc-sa
C’est d’abord une pratique des jeunes générations: 76% des 15-24 ans et 59% des 25-34 ans – et encore 50% des 25-49 ans.
Ces nouvelles façons de consommer la télévision via la catch up TV (ou télévision de rattrapage), le podcasting, la VOD, suscitent l’intérêt des deux tiers des sondes. 35% des 15-24 ans et des 25-34 ans les ont essayés. Pour 59%, ces services servent à voir une émission manquée, 24% à choisir son moment.
Les vidéos regardées dans les 30 derniers jours par les sondés l’ont été pour 83% sur des sites de partage vidéo, type Youtube ou Dailymotion, 41% des sites d’actualités cinéma, 40% des sites de chaînes TV, 25% des blogs, autant des portails généralistes, 24% des sites de presse, 19% des réseaux sociaux,
sondage d’Ipsos Media CT réalisé par téléphone du 17 au 21 septembre 2009 auprès d’un échantillon représentatif de 1.172 personnes
Le Monde Diplomatique a publié en décembre dernier un excellent dossier d’analyse sur l’idéologie et les méthodes qui président à la suppression progressive des services publics en Europe. Illustré par différents exemples de privatisation de services, il pose d’excellentes questions sur les missions de l’État.
Le dossier est désormais en ligne sur le site du Monde Diplomatique. A lire d’urgence…
Le festival de films documentaires « Bobines sociales » débute aujourd’hui sa 7ème édition, centrée sur les thématiques « Agriculture, travail, et psychiatrie : points de frictions et lieux de résistances ».
Pour les parisiens, le programme des projections et débats est disponible sur le site du festival.
On pourra notamment y voir 3 documentaires particulièrement intéressants, également disponibles sur Internet en vidéo à la demande (VOD) :
En 2009, le marché de la communication online a progressé de 6% pour atteindre 2,11 milliards d’euros nets. Cette progression est quatre fois moindre que celle de 2008, mais est supérieure à celle de la presse écrite (-2,8% selon Yacast).
C’est ce qui ressort de la 3ème édition de l’Observatoire de l’e-Pub, publiée par le Syndicat des Régies Internet (SRI), l’UDECAM (Union des Entreprises de Conseil et d’Achat Médias) et Capgemini Consulting. Cette étude mesure des résultats contrastés selon les canaux:
- Le Search (liens sponsorisés) conforte sa position de premier segment d’investissement online avec une croissance de 10% par rapport à 2008 et un montant investi de 880 millions d’euros nets.
- Deuxième segment en valeur avec 580 millions d’euros nets de CA, le Display (publicité graphique) baisse de 6% en 2009. La part du Display vendue à la performance (coût par acquisition, coût par clic…) a ainsi fortement progressé pour atteindre 20% du Display total.
- Les annuaires online ont subi l’effet de la crise économique avec un semestre de retard, avec quand même une croissance de 7% en 2009 bénéficiant, comme en 2008, du transfert du modèle papier vers le numérique.
- L’affiliation totalise un chiffre d’affaires de 157 millions d’euros en 2009 avec une progression de +12% sur l’année.
- L’e-mailing a connu une année difficile (-20% soit 104 millions d’euros nets de chiffre d’affaires) avec une forte pression sur les prix et une conversion vers un modèle de vente essentiellement à la performance, indique l’étude.
- Les comparateurs de prix ont progressé de +12% (101 millions d’euros de chiffre d’affaires)
- Le mobile connaît la plus forte croissance du marché de la communication online, +30%, avec 23 millions d’euros nets de chiffre d’affaires.
Actu express: La Commission européenne publie les chiffres de son Observatoire européen de l’audiovisuel.
- Plus de 245 nouvelles chaînes de télévision ont été lancées en Europe en 2009 ; ce qui mène à la fin de l’année 2009 à un total de 7 200 chaînes de télévision européennes.
- La TNT est lancée dans 24 pays sur 29 (UE 27 + deux pays candidats, Croatie et Turquie), et plus de 730 chaînes sont désormais transmises par voie terrestre en Europe.
- Le marché du câble se consolide alors que le nombre d’opérateurs sur les marchés de l’IPTV, de la télévision par satellite et de la télévision mobile continue d’augmenter.
Du côté des contenus, les chaines sont majoritairement implantées en Grande Bretagne, même si elles émettent ailleurs, et centrées sur la fiction, le sport et le divertissement.
Actu express: Si les entreprises ont longtemps été le moteur d’adoption des nouveaux terminaux et services de télécommunications, la tendance s’est nettement renversée depuis une bonne décennie. Depuis la démocratisation du téléphone mobile, et plus encore depuis la naissance des outils collaboratifs sur Internet, ce qu’on appelle communément Web 2.0, c’est le grand public qui tire les usages et finit par les imposer en entreprise.
Si cela bouleverse la vision et le métier des responsables de systèmes d’informations, c’est vital pour ces nouveaux services de s’implanter en entreprises : c’est en effet bien souvent l’exploitation dans ces dernières qui permet de trouver des modèles économiques viables pour les pérenniser.
C’est ce que souligne l’IDC, qui publie un bilan d’adoption des applications du Web 2.0 en entreprise :
Selon les dernières enquêtes réalisées par IdC en France comme dans d’autres pays européens, les nouveaux usages d’Internet, liés à l’avènement du Web 2.0, tendent à se répandre de plus en plus dans les entreprises. Ils contribuent largement à soutenir la croissance du marché mondial des applications collaboratives, estimé à 7,7 milliards de dollars en 2009 (+ 12 %) et qui devrait dépasser les 10 milliards à l’horizon 2012.
Actu express: le CNRS et l’Inria viennent d’annoncer, lors de la présentation publique de deux rapports(1), leur recommandation commune de la création rapide d’un comité d’éthique sur la recherche dans les sciences et technologies du numérique.
Le COMETS (comité d’éthique du CNRS) a ainsi établi « une cartographie des grands dossiers concernés: protection de la vie privée; impact sur l’homme; droits des robots ; risques (sanitaires, technologiques, ou environnementaux); formation et travail; échanges économiques; vie collective; information et connaissances ».

Expérience de physique
Image Melyviz (Flickr) sous licence CC by-sa
Tandis que l’Inria a mentionné « le développement d’outils de profilage, la bioinformatique et la détection de maladies génétiques, la médecine numérique, l’étude des virus informatique, la gouvernance d’internet, les échanges internationaux de données sur l’humain, le droit de la société numérique… »
Les deux rapports préconisent la mise en place dès cette année d’un comité d’éthique sur la recherche dans les sciences et technologies du numérique, comité qui « pourrait être commun à l’ensemble des organismes de recherche travaillant dans ce domaine ».
Michel Cosnard, PDG de l’Institut national de la recherche en informatique et automatique (Inria), a déclaré, rapporte l’AFP, que « l’éthique du web, il aurait fallu y réfléchir il y a cinq à dix ans », en citant le « droit à l’oubli » réclamé par des utilisateurs de Facebook: « Qui a tiré la sonnette d’alarme au moment où des gens développaient les premiers logiciels de Facebook? »
(1) Rapport sur la création d’un comité d’éthique en sciences et technologies du numérique, Inria, mai 2009 (PDF, 31 pages). Rapport Pour une éthique de la recherche en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication, CNRS – apparemment pas encore publié, à venir sur la page des publications du COMETS.
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Actu express: un débat vif s’est engagé entre blogueurs « purs » et presse en ligne (les seconds ayant droit à des subventions gouvernementales dans le cadre du Fonds d’aide au développement des services de presse en ligne) sur le fait de recevoir, et d’accepter, des aides publiques.
Mais outre les pure players (Mediapart, Rue89, Slate etc.), la presse traditionnelle a également droit à ces fonds pour ses propres activités en ligne… tout en ne tenant guère à la transparence sur le sujet. Aussi est-ce un travail très intéressant qu’a réalisé le journaliste Philippe Couve, qui sur le site Samsa.fr expose après avoir épluché les documents officiels et trouvé un compte-rendu doctobre 2008: « Presse en ligne: qui touche les subventions?« .
Montant des subventions des dernières années, pourcentage de subvention et nature des travaux qu’elles cofinancent, en presse régionale comme nationale, c’est un document qui nourrira le débat. On lit par exemple que Le Monde en 2004 a bénéficié de 1.361.200 euros pour la « mise à jour technologique du site Internet », avec un taux de subvention de 40%.
Philippe Couve a également mis en perspective, pour la période 1999-2003, les données du rapport de la commission de contrôle du fonds d’aide à la modernisation de la presse quotidienne. Et indique les subventions pour des projets devant « améliorer la productivité de l’entreprise », « améliorer et diversifier la forme rédactionnelle des publications » et « développer des moyens modernes de diffusion des publications ».
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| 2004 | Le Monde | Mise à jour technologique du site Internet | 1 361 200 | 40,00 % |