Comment le numérique transforme la nature du salariat

Une intéressante mise au point signée Olivier Passet, Directeur des synthèses chez Xerfi, qui montre que l’emploi salarié reste toujours aussi dominant dans les statistiques (non, le salariat ne va pas se transformer en une relation client-fournisseur !), mais que dans certains secteurs, le numérique suscite des évolutions qui, demain, pourraient bien faire tendance.

L’Islande inscrit dans la loi l’égalité de salaires entre hommes et femmes

Depuis le 1er janvier, toutes les entreprises et entités gouvernementales islandaises employant plus de 25 personnes doivent pouvoir prouver le respect de l’égalité de salaires, à travail égal, entre les femmes et les hommes, et s’exposent, en cas d’écart de rémunération, à une sanction financière.

De quoi inspirer la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, qui vient d’annoncer préparer, pour les semaines ou mois à venir, un plan « dur et concret » sur l’égalité salariale ?

Source : En Islande, payer un homme davantage qu’une femme est désormais illégal

La moitié des entreprises affirment avoir du mal à recruter

La moitié des entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment interrogées dans une récente enquête de l’INSEE affirment rencontrer des barrières à l’embauche, une situation qui va en s’aggravant depuis deux ans. Les entreprises citent notamment l’indisponibilité d’une main-d’œuvre compétente (32 %), l’incertitude liée à la situation économique (25 %), les coûts liés à l’emploi (22 %) et la réglementation (17 %).

Source : La moitié des entreprises signalent des barrières à l’embauche

Opérateurs : investissements record en 2017, revenus et emploi en baisse

Les chiffres de l’étude d’Arthur D. Little sur l’économie des télécoms, dévoilée lors du traditionnel bilan de fin d’année de la Fédération française des télécoms (FTT), rejoignent malheureusement ceux que nous vous proposons dans le cadre de notre série Les opérateurs télécoms en 5 graphiques. « Entre 2010 et 2016, le chiffre d’affaires a baissé de 20 %, alors que les investissements ont progressé de 40 % », affirme Pierre Louette, Directeur général délégué d’Orange et Président de la FFT, qui oublie un peu, au passage, d’évoquer le volet emplois…

Les opérateurs ne rechignent pas à investir, mais la FFT pointe du doigt une politique gouvernementale qui alourdit le poids des taxes et impôts au fil des années : taxe « Copé » (sur la contribution à l’audiovisuel), IFER (taxe sur le déploiement des antennes), sans oublier les enchères autour de l’attribution des fréquences, manne financière auquel l’Etat reste très attaché.

Sources :
Télécoms: les opérateurs français ont investi presque 10 milliards d’euros en 2017
Mobile : les fréquences, un jackpot auquel l’Etat reste attaché

SNCF : plus de 2000 suppressions d’emplois prévues en 2018

Comme c’est devenu une (mauvaise) habitude depuis plusieurs années, la SNCF vient de livrer son plan de suppressions de postes pour 2018 : comme en 2017, le groupe public prévoit de délester ses effectifs de 2000 emplois, principalement dans sa branche Mobilités, chargée de l’exploitation des trains de voyageurs et de marchandises en France. Les syndicats, auxquels le projet de budget a été présenté, ont tous rendu un avis négatif, évoquant un « budget d’austérité ».

Encore une fois, on a des plans de performance qui fonctionnent avec des économies passant par des suppressions d’emplois.

Source : SNCF : plus de 2000 suppressions d’emplois prévues en 2018

Réforme du Code du travail : un coup pour rien ?

Réalisé depuis 2009 par Ipsos et le Centre des études supérieures industrielles en partenariat avec Le Figaro, l’Observatoire social de l’entreprise permet de faire régulièrement le point sur le moral des chefs d’entreprises et des salariés du secteur privé. La vague d’enquête de novembre 2017 incluait un volet thématique concernant la Loi Travail. Saluée par les dirigeants, inquiétant les salariés, cette dernière rassemble tout le monde sur un point : les ordonnances Macron ne devraient pas avoir d’impact ni sur les effectifs (ou alors plutôt à la baisse, selon les salariés), ni sur le dialogue social de leurs entreprises !

Source : Code du Travail: les ordonnances Macron n’auront pas d’impact sur l’emploi selon les patrons et salariés

Jeunes et emploi : la quête de sens

Un récent sondage OpinionWay – 20 Minutes pour l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire affirme notamment que le critère numéro un de choix d’un emploi pour les 18-30 ans est le « sens », devant d’autres critères plus objectifs comme la rémunération, la possibilité de concilier vie privée et vie professionnelle (plutôt une nouveauté par rapport aux générations précédentes) ou la situation géographique de l’entreprise. De quoi amener les entreprises à se repenser pour séduire cette « cible ».

Sources :
Un métier qui a du sens, premier critère de choix pour les jeunes
Les entreprises face aux nouvelles exigences de la génération Y

Les Français divisés face aux changements qui impactent l’économie

L’étude Ipsos/Sopra Steria et Lire la Société portant sur la perception par les Français des nouveaux enjeux de l’économie souligne, une fois de plus, la profonde fracture sociale qui divise notre pays. De fait, sur à peu près toutes les questions, un clivage très net sépare les catégories moyennes et supérieures, plus confiantes en l’avenir, des catégories populaires, qui se perçoivent comme moins bien armées pour faire face aux défis qui vont se présenter à eux.

Par exemple, concernant l’impact des technologies numériques sur l’emploi, une moyenne de 34% des Français y voient une menace, mais ce pourcentage monte à 42% chez les ouvriers, alors qu’ils se limite à 19% chez les cadres.

Source : Des Français divisés face aux nouveaux enjeux de l’économie

Selon McKinsey, les robots vont accaparer entre 400 et 800 millions d’emplois d’ici à 2030

Voilà donc un nouveau rapport qui vient alimenter la réflexion sur cette problématique. Il est l’œuvre du cabinet McKinsey, qui a mené une étude dans 46 pays et sur 800 professions différentes. Selon ses conclusions, de 400 à 800 millions d’actifs (soit un cinquième du total mondial) pourraient se voir remplacés par des robots dans leur emploi, 75 à 375 millions d’entre eux étant même forcés de changer de catégorie de métier et d’apprendre de nouvelles compétences. Ces chiffres varient évidemment en fonction des pays, les économies industrialisées étant les plus touchées, et des professions considérées.

Source : Automatisation : 375 millions de personnes forcées de changer d’emploi d’ici 2030 ?

Vers une réduction progressive des effectifs des centres d’appels Orange

Invité hier du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro, Stéphane Richard a été interrogé sur la politique du groupe en matière d’emploi (vers 17:00 sur la vidéo). Prenant l’exemple des centres d’appels, il a notamment indiqué que le groupe allait « progressivement réduire » leurs effectifs, qui se chiffrent  actuellement à 20 000. Justifiant cette décision par la diminution sensible du nombre d’appels au profit du digital sur les dernières années, il n’a pas donné de précision sur l’ampleur de la réduction envisagée, ni sur son calendrier.

Source : Restructuration : Orange annonce une réduction des effectifs dans ses centres d’appels

Les chauffeurs britanniques d’Uber bientôt considérés comme des employés ?

Sale temps pour Uber au Royaume-Uni, son plus important marché européen : quelques semaines après le non-renouvellement de sa licence par l’autorité de régulation des transports du Grand Londres, le tribunal d’appel vient de confirmer une décision rendue en octobre 2016 par le tribunal du travail : d’après ce jugement, un chauffeur travaillant pour Uber doit être considéré comme un employé et non comme un travailleur indépendant, et par conséquent toucher le salaire minimum en vigueur. Une décision qui fragilise un peu plus le modèle économique d’Uber.

Source : Au Royaume-Uni, Uber devra salarier ses chauffeurs

La lutte contre le chômage devient-elle une lutte contre les chômeurs ?

La nouvelle convention de l’assurance chômage est entrée en vigueur le 1er novembre. Si les conditions d’affiliation sont assouplies, cette réforme pourrait aboutir à une baisse des droits des chômeurs. Ces derniers vont-ils être remplacés par des travailleurs précaires toujours plus nombreux ?

Jean-Claude Barbier, sociologue et directeur de recherche au CNRS, Francis Kramarz, directeur du Centre de recherche en économie et statistique et professeur à l’Ecole Polytechnique, et Rose-Marie Péchallat, ex-conseillère Pôle Emploi et créatrice du blog Recours Radiation, en débattent.

L’éthique dans l’emploi à l’ère de l’intelligence artificielle

Le think tank Renaissance Numérique et Randstad France viennent de publier une contribution portant sur les enjeux éthiques soulevés par l’utilisation de l’IA dans le monde du travail. Ils y prônent une collaboration étroite entre humains et technologies d’intelligence artificielle.

Source : Emploi : réconcilier l’humain et la machine pour une IA éthique

Vers un bonus-malus sur les cotisations patronales d’assurance-chômage ?

Le gouvernement plancherait actuellement sur l’instauration d’un taux de cotisation variable des entreprises à l’assurance chômage, indexé sur leur fréquence de recours aux contrats courts. Cette idée de « bonus-malus », promesse de campagne d’Emmanuel Macron, pourrait entrer dans le cadre de la réforme de l’assurance chômage.

Source : L’idée d’un bonus-malus sur les cotisations patronales d’assurance-chômage resurgit

Le trouble des conseillers de Pôle Emploi face aux futures réformes du gouvernement

Alors que les syndicats sont reçus à Matignon ce mardi pour discuter de la réforme de l’assurance-chômage, allons observer sur le terrain le quotidien d’agents de Pôle Emploi, à Arpajon dans l’Essonne.

Source : A Arpajon, le trouble des conseillers de Pôle emploi face aux réformes du gouvernement

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