Vers un bonus-malus sur les cotisations patronales d’assurance-chômage ?

Le gouvernement plancherait actuellement sur l’instauration d’un taux de cotisation variable des entreprises à l’assurance chômage, indexé sur leur fréquence de recours aux contrats courts. Cette idée de « bonus-malus », promesse de campagne d’Emmanuel Macron, pourrait entrer dans le cadre de la réforme de l’assurance chômage.

Source : L’idée d’un bonus-malus sur les cotisations patronales d’assurance-chômage resurgit

Le trouble des conseillers de Pôle Emploi face aux futures réformes du gouvernement

Alors que les syndicats sont reçus à Matignon ce mardi pour discuter de la réforme de l’assurance-chômage, allons observer sur le terrain le quotidien d’agents de Pôle Emploi, à Arpajon dans l’Essonne.

Source : A Arpajon, le trouble des conseillers de Pôle emploi face aux réformes du gouvernement

Lutte contre le chômage : mieux vaut miser sur les PME que sur les GAFA

Aussi impressionnantes soient-elles, les promesses de recrutements par centaines des grands groupes, à commencer par les GAFA, ne résorberont pas les problèmes du chômage de masse. Moteurs de la croissance et créatrices d’emplois durables à l’échelle mondiale, ce sont bien les PME qui feront la différence dans les prochaines années, comme nous le rappelle l’édition 2017 du rapport Emplois et questions sociales dans le monde de l’Organisation Internationale du Travail.

Source : Emploi : mieux vaut miser sur les PME que sur les GAFA dans la lutte contre le chômage

L’intelligence artificielle, une menace sérieuse pour le journalisme ?

Selon une récente étude du Future Today Institute, le recours à l’IA pour écrire des articles – qui ne se contenteront bientôt plus de mettre en forme des données, mais en dégageront une analyse – « constitue une menace existentielle pour l’avenir du journalisme ».

Source : L’intelligence artificielle est une menace sérieuse pour le journalisme

Salarié et aidant, une double casquette mal prise en compte par l’entreprise

A l’occasion de la journée des aidants, vendredi dernier, Malakoff Médéric et la Fondation Médéric alzheimer ont dévoilé une étude intitulée « Agir pour les salariés-aidants ».

Les 2/3 des salariés aidants déclarent que leur situation a un impact sur leur vie professionnelle : changement des horaires de travail (33 %), réduction des heures de travail (29 %) ou travail à domicile (14 %).

Et selon les dirigeants, l’aide apportée par un salarié à un proche se traduit par de l’absentéisme (59 % des personnes interrogées) et une perte de productivité (41 %). Cependant, seuls 31 % des dirigeants interrogés sont en mesure d’estimer le nombre de salariés aidants présents dans leur entreprise, et ce sujet n’est aujourd’hui un thème de réflexion que pour 15 % d’entre eux.

Source : Salarié et aidant, une double casquette mal prise en compte par les entreprises

Nokia maintient finalement son plan de suppression de postes

Se promettant d’être « inflexible », le gouvernement n’a pourtant obtenu aucune avancée sur le plan de suppression de près de 600 emplois prévu par l’équipementier : suspendu pendant le temps des négociations, il sera finalement mené à bien et reprendra d’ici « une dizaine de jours ». La direction de Nokia a cependant assuré qu’elle allait recruter plus de 800 personnes (330 à court terme et 500 à moyen terme) pour son département recherche et développement, s’engageant ainsi à… tenir ses promesses. A suivre…

Source : Nokia France : plan social confirmé mais…

L’emploi : une affaire d’Etat ?

L’émoi suscité par la fusion d’Alstom et Siemens relance un vieux débat autour du rôle de l’Etat en matière de politique industrielle, et plus largement dans le domaine de l’emploi. L’Etat a-t-il vocation à diriger ou codiriger des entreprises ? Doit-il se contenter d’être le principal employeur du pays ? Et en période de crise, sa responsabilité l’oblige-t-elle à subventionner certains emplois, ce qui renvoie à la question des contrats aidés ?

Christian Saint-Etienne, professeur titulaire de la chaire d’économie industrielle au CNAM, Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, et Guillaume Goubert, directeur du journal La Croix, débattent de cette question.

Uber menace de cesser ses activités au Québec

Sale temps pour le service de VTC, déjà menacé d’être banni de Londres, et qui engage un bras de fer avec le gouvernement canadien pour le pousser à abandonner les nouvelles mesures (formation des chauffeurs et vérification de leurs antécédents judiciaires, contrôle annuel des véhicules) qu’il souhaite mettre en place pour encadrer ses activités, mesures auxquelles sont déjà soumises les chauffeurs de taxis.

Source : Au Québec, Uber menace de cesser son activité à causes de règles jugées restrictives

OVH compte recruter 13 000 personnes d’ici à 2025

La star française de l’hébergement web et du cloud OVH va accélérer ses recrutements, avec le projet d’embaucher 1000 personnes sur l’exercice en cours, puis 2000 à 2500 sur l’exercice suivant. Son ambition est de passer de 2000 employés pour un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros de chiffre d’affaires aujourd’hui à 15 000 employés et 5 milliards d’euros de CA en 2025.

Certes, tous les recrutements n’auront pas lieu en France, mais une telle nouvelle est suffisamment rare pour ne pas la négliger…

Source : OVH compte recruter 13000 personnes pour atteindre 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025

Peut-on ubériser une boulangerie ?

Source : Peut-on ubériser une boulangerie ?

Une intéressante analyse, qui décortique bien et concrètement ce qu’on peut faire avec les outils numériques en terme d’application stratégique pour identifier des modalités d’optimisation et/ou d’extension d’un business.

On peut en conclure que « ce n’est pas forcément le diable », pour plagier une citation connue. La question qui reste à la fin, c’est le partage des risques et de la valeur produite entre les différentes parties prenantes : les producteurs du bien ou du service, les consommateurs, et la plateforme qui les relie.

Dans le cas d’Uber, par exemple, l’un des problèmes est la rétribution des chauffeurs, leur statut, où ils prennent le risque économique alors qu’ils sont dans les faits très subordonnés à la plateforme, et les marges respectivement encaissées par la plateforme et les chauffeurs, qui doivent travailler très au-delà de la durée légale du travail s’ils veulent pouvoir vivre décemment de leur activité. Trop souvent, la plateforme sécurise son business et sait assurer sa rentabilité à moyen terme, en restituant une partie significative de la valeur au consommateur pour rendre son offre attractive, au détriment des producteurs, qu’elle n’attire à elle qu’en raison d’un chômage persistant.

Reste enfin l’évasion fiscale et la destruction parallèle des entreprises « traditionnelles » qui ont joué le jeu et trouvé jusque-là leur équilibre économique. Des externalités qui nécessitent de raisonner sur l’écosystème complet et de réguler en conséquence pour éviter notamment que la destruction (des entreprises et des emplois) n’aille plus vite que la création de nouveaux emplois plus précaires et moins bien rémunérés, évinçant au passage un ensemble significatif de travailleurs, souvent les moins qualifiés, que les nations ne devraient pas cantonner au chômage ou à des emplois de mauvaise qualité. Sans compter que l’évasion fiscale prive également la nation des ressources nécessaires pour indemniser les chômeurs ainsi créés, ou compenser les pertes de sécurité, de pouvoir d’achat, de développement des compétences, dont le maintien était précédemment assuré au niveau des entreprises dans le système traditionnel. C’est l’un des grands enjeux de l’économie des plateformes, et pour le moment, l’équilibre n’est pas trouvé, loin de là.

Arnaud Montebourg : « Il n’est pas trop tard pour nationaliser Alstom »

L’ex-ministre de l’économie s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre la vente de la branche ferroviaire d’Alstom à l’allemand Siemens.

Source : Arnaud Montebourg : « Il n’est pas trop tard pour nationaliser Alstom »

Même si a priori on est loin du secteur télécoms, cette tribune mérite d’être relayée sur ce blog : le raisonnement est parfaitement juste et avéré par l’expérience.

Je me permets, pour les lecteurs non abonnés au Monde, de reprendre la liste des cas cités, où non seulement le secteur des télécoms remonte en tête de liste, mais aussi parce que nous craignons que les mêmes raisonnements néfastes de certains de nos gouvernants s’appliquent au désengagement de l’Etat du capital d’Orange, sur lequel nous avons récemment réagi, sans avoir pour le moment de réponse concrète. (lire l’article du Monde et notre courrier)

Un tableau accablant

Jugeons plutôt. Voici le tableau accablant de la vente en pièces détachées du corps industriel de la France, qui résume trois années d’antipolitique industrielle :

1 – Alcatel vendu au finlandais Nokia : Nokia avait promis le maintien de l’emploi en France, ils licencient au bout de trois ans.

2 – Lafarge dévoré par le suisse Holcim dans le cadre d’une « alliance entre égaux » avec des promesses de maintien du management français : ce management sera plus tard sévèrement éconduit.

3 – L’aéroport de Toulouse-Blagnac : privatisé par le ministère de l’économie au profit d’un oligarque chinois en fuite et poursuivi pour corruption, dans le cadre d’une fausse cession à 49 % qui sont en vérité 51 % en vertu d’un pacte d’actionnaires tenu secret par l’Etat.

4 – La disparition de Technip, fleuron du CAC 40 : vendu au texan FMC, pourtant une entreprise en difficulté qui, après l’absorption dans le cadre d’une « alliance entre égaux », a commencé à déménager le siège social hors de France.

5 -STX, les chantiers navals : vendus aux italiens Fincantieri, dans une « alliance entre égaux » en faisant croire à une fausse nationalisation.

Alstom Transport : aurait dû être nationalisé conformément à l’accord arraché en 2014, et aurait pu racheter l’une des coentreprises dans les énergies renouvelables, est aujourd’hui vendu à Siemens dans une fausse « alliance entre égaux ».

Il y a un point commun à tous ces dossiers. Dans la quasi-totalité d’entre eux, l’Etat disposait du pouvoir juridique d’empêcher la vente, et pouvait à tous coups faire autrement. S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il ne l’a pas voulu.

 

 

Travail : ce qui a changé en une génération

Alors qu’Emmanuel Macron vient de signer les ordonnances réformant le Code du Travail, l’équipe des Décodeurs du Monde s’est interrogée sur  l’évolution des conditions de travail d’une génération sur l’autre. Découvrez, thème par thème (temps de travail, âge de la retraite, représentation syndicale, travail des femmes, chômage, diplômes, précarité, jeunesse, temps partiel, emplois aidés), ce qui a changé sur les 35 dernières années… malheureusement pas souvent pour le meilleur.

Source : Temps de travail, chômage, précarité : ce qui a changé en une génération

HP Entreprise va supprimer 5000 emplois dans le monde

La société informatique américaine Hewlett Packard Enterprise a l’intention de supprimer au moins 5000 emplois au niveau mondial, soit 10% de ses effectifs. Ces réductions d’effectifs devraient débuter avant la fin de l’année, et concerner tant les salariés américains que ceux des autres pays, dont la France, où est implanté HPE.

Source : HP Entreprise va supprimer 5.000 emplois dans le monde

VIDEO. Travail. « Cash Investigation ». Free, CDI à petit prix

« Chez nous, il y a zéro CDD parce qu’on emploie les gens directement en CDI », affirme Xavier Niel, le fondateur de Free. Pour lui, les contrats de travail de son entreprise, c’est du béton. Pourtant, ses employés peuvent être mis à la porte du jour au lendemain… Extrait du magazine « Cash Investigation » du 26 septembre.

Source : VIDEO. Travail. « Cash Investigation ». Free, CDI à petit prix

Émission à voir demain sur France2, pour lever un coin du voile et comprendre à quel prix on peut devenir la 9ème fortune de France en cassant les prix sur le marché de la téléphonie.

Les consommateurs friands des offres commerciales de Free le seraient-ils aussi de ses offres d’emploi ? C’est la question que chacun pourrait (devrait ?) se poser au moment de souscrire une offre à 2 euros… C’est ce qui s’appelle « être un consommateur responsable ».

Quant aux régulateurs du marché, qu’il s’agisse de l’Arcep, de l’Autorité de la Concurrence, ou encore de nos élus si fiers de s’afficher à l’inauguration de « Station F », où le milliardaire s’offre le luxe d’apparaître comme un bienfaiteur de l’humanité, on se demandera simplement s’ils sont mal informés… ou si la réalité de l’entreprise, la vraie réalité, leur importe peu…

La rigidité des pratiques d’embauche à la française

Source : La rigidité des pratiques d’embauche à la française – The Conversation

Où l’on voit que, plutôt que de critiquer l’école ou le Code du travail, le Medef devrait balayer devant sa porte : il est aussi créateur de rigidités, et non des moindres, à l’embauche.

Si l’on ose s’avancer dans un « décryptage de comptoir », ce que veulent les entreprises, finalement, c’est :

  • disposer d’un vivier formé à leurs besoins pour que les candidats à l’embauche soient immédiatement opérationnels ;
  • le filtrer à leur seule convenance pour recevoir le minimum de candidatures, si possible des « moutons à 5 pattes » ;
  • pouvoir licencier facilement si elles se sont trompées, soit sur le recrutement lui-même, soit sur les prévisions d’activités ou de compétences nécessaires pour l’assurer.

Quand on regarde en parallèle le taux de chômage et les pénuries régulièrement avancées (par les organisations représentant les entreprises) de candidats ad-hoc pour nombre de postes ou de secteurs d’activités dits « en tension », on peut légitimement s’interroger sur la boite noire qu’il y a entre les deux, et les efforts que les employeurs sont prêts à consentir pour leur part dans le but de faire baisser le chômage et de fluidifier le marché du travail, cette fois-ci à l’entrée.

Alors, maintenant que les ordonnances sont signées, ce million d’emplois,  pour lesquels vous avez fait fabriquer une partie de vos pin’s en RépubliqueTchèque (pourquoi faire travailler des salariés français quand c’est moins cher ailleurs) c’est pour quand exactement Monsieur Gattaz ?

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