Egalité femmes-hommes : l’écriture dite « inclusive », sujet qui divise

Ses défenseurs y voient une manière de respecter l’égalité entre les sexes. Ses opposants lui reprochent d’appauvrir la langue. Mais de quoi s’agit-il ?

Source : Egalité femmes-hommes : l’écriture dite « inclusive », sujet qui divise

Le nouveau combat des anciens contre les modernes ? Nous, en tous cas, nous avons commencé notre chemin vers l’écriture inclusive. Et si l’un de ses détracteurs prétend que « ce n’est pas à la langue de changer les mentalités« , il est indéniable que cela oblige à réfléchir à chaque fois qu’on écrit ou qu’on prononce un texte. Forcément, ce n’est donc pas « neutre » pour l’évolution des mœurs.

Si vous avez envie de vous y mettre, l’article du Monde contient des liens vers 2 guides d’écriture inclusive :

PS : avez vous remarqué que tous les détracteurs de l’écriture inclusive sont… des hommes ? Ooops, pardon, je sors…

Au-delà du mur : l’algorithme de Facebook mis à l’épreuve

Source : Au-delà du mur : l’algorithme de Facebook mis à l’épreuve

Deux intérêts dans cet article : mieux comprendre comment fonctionne l’algorithme de Facebook, comment il influe potentiellement sur nos opinions, et comment amener des utilisateurs à s’interroger en se confrontant concrètement à la pratique dans des conditions expérimentales.

Survivre sans publicité ? Un site pirate a peut-être trouvé la solution

Les sites Internet, on le sait, se financent principalement grâce à la publicité. Et l’industrie, on le sait aussi, est actuellement secouée par une crise. En premier lieu, il y a le fait que Google et Facebook absorbent la plus grande partie des revenus de la publicité numérique. En 2016, ils ont représenté 99 % de la croissance du chiffre d’affaires de la publicité numérique aux États-Unis et ont absorbé 77 % de l’ensemble des dépenses publicitaires.

Source : Survivre sans publicité ? Un site pirate a peut-être trouvé la solution

Pas forcément plus recommandable, qu’il s’agisse d’utiliser la BlockChain, dont on peut légitimement s’interroger sur la fiabilité et la soutenabilité compte tenu des ressources informatiques, notamment de stockage « ad vitam » qu’elle réclame, ou de l’utilisation des ressources machine à l’insu des utilisateurs.

Mais cette réflexion « out of the box » et les réactions qu’elles suscitent chez des internautes par ailleurs de plus en plus exaspérés par l’envahissement de leurs écrans par la publicité, reste intéressante.

Services publics, fonction publique : la puissance publique à l’heure de l’ubérisation

Source : Les Rencontres des Acteurs publics

Si l’on en croit le programme, il est là aussi question de « construire le service public de demain, digital et humain ». 

Souhaitons qu’il y ait des intervenants ou des participants pour rappeler que :

  • L’incantation ne suffit pas.
  • Numériser les services ne se fait pas en un clic, très loin de là, et qu’on est encore très loin d’avoir construit des standards numériques permettant à tous les publics de s’approprier un nouveau service en 3 clics, quoiqu’en pensent les concepteurs au moment de délivrer les applications.
  • Il faut réfléchir au tempo et aux canaux qu’on offre en parallèle pour rester accessible à toutes et tous, la tentation de l’économie immédiate par un basculement brutal du guichet physique à l’appli à demi foireuse ou au serveur vocal qui ne comprend jamais votre accent étant, d’expérience, toujours la plus forte… et bien sûr la plus désastreuse quand on se donne la peine de faire les bilans en coûts complets (ce que personne en réalité ne veut faire, préférant jeter un voile pudique sur un concret si contradictoire avec les théories qui ont gouverné la mise en place des projets).
  • Il est impératif d’envisager d’emblée une vision globale de l’écosystème dans lequel s’inscrit le projet de « digitalisation ».

Car l’État, à vouloir économiser sur tout (relire ce que nous écrivions ici cette semaine) :

  • les investissements pour accompagner le déploiement des réseaux de télécommunications,
  • la formation des enseignants et des élèves sur le bon usage des outils numériques,
  • les guichets physiques de services publics,
  • le nombre et la formation des agents du service public,

prend le risque d’aggraver la fracture sociale et la fracture numérique, qui ne sont déjà que trop prégnantes aujourd’hui.

Mais qu’importe, Jupiter, lui sait manier un « mulot », les autres n’ont qu’à se bouger pour savoir en faire autant et déménager en centre ville, n’est-ce pas ?

Peut-on ubériser une boulangerie ?

Source : Peut-on ubériser une boulangerie ?

Une intéressante analyse, qui décortique bien et concrètement ce qu’on peut faire avec les outils numériques en terme d’application stratégique pour identifier des modalités d’optimisation et/ou d’extension d’un business.

On peut en conclure que « ce n’est pas forcément le diable », pour plagier une citation connue. La question qui reste à la fin, c’est le partage des risques et de la valeur produite entre les différentes parties prenantes : les producteurs du bien ou du service, les consommateurs, et la plateforme qui les relie.

Dans le cas d’Uber, par exemple, l’un des problèmes est la rétribution des chauffeurs, leur statut, où ils prennent le risque économique alors qu’ils sont dans les faits très subordonnés à la plateforme, et les marges respectivement encaissées par la plateforme et les chauffeurs, qui doivent travailler très au-delà de la durée légale du travail s’ils veulent pouvoir vivre décemment de leur activité. Trop souvent, la plateforme sécurise son business et sait assurer sa rentabilité à moyen terme, en restituant une partie significative de la valeur au consommateur pour rendre son offre attractive, au détriment des producteurs, qu’elle n’attire à elle qu’en raison d’un chômage persistant.

Reste enfin l’évasion fiscale et la destruction parallèle des entreprises « traditionnelles » qui ont joué le jeu et trouvé jusque-là leur équilibre économique. Des externalités qui nécessitent de raisonner sur l’écosystème complet et de réguler en conséquence pour éviter notamment que la destruction (des entreprises et des emplois) n’aille plus vite que la création de nouveaux emplois plus précaires et moins bien rémunérés, évinçant au passage un ensemble significatif de travailleurs, souvent les moins qualifiés, que les nations ne devraient pas cantonner au chômage ou à des emplois de mauvaise qualité. Sans compter que l’évasion fiscale prive également la nation des ressources nécessaires pour indemniser les chômeurs ainsi créés, ou compenser les pertes de sécurité, de pouvoir d’achat, de développement des compétences, dont le maintien était précédemment assuré au niveau des entreprises dans le système traditionnel. C’est l’un des grands enjeux de l’économie des plateformes, et pour le moment, l’équilibre n’est pas trouvé, loin de là.

Arnaud Montebourg : « Il n’est pas trop tard pour nationaliser Alstom »

L’ex-ministre de l’économie s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre la vente de la branche ferroviaire d’Alstom à l’allemand Siemens.

Source : Arnaud Montebourg : « Il n’est pas trop tard pour nationaliser Alstom »

Même si a priori on est loin du secteur télécoms, cette tribune mérite d’être relayée sur ce blog : le raisonnement est parfaitement juste et avéré par l’expérience.

Je me permets, pour les lecteurs non abonnés au Monde, de reprendre la liste des cas cités, où non seulement le secteur des télécoms remonte en tête de liste, mais aussi parce que nous craignons que les mêmes raisonnements néfastes de certains de nos gouvernants s’appliquent au désengagement de l’Etat du capital d’Orange, sur lequel nous avons récemment réagi, sans avoir pour le moment de réponse concrète. (lire l’article du Monde et notre courrier)

Un tableau accablant

Jugeons plutôt. Voici le tableau accablant de la vente en pièces détachées du corps industriel de la France, qui résume trois années d’antipolitique industrielle :

1 – Alcatel vendu au finlandais Nokia : Nokia avait promis le maintien de l’emploi en France, ils licencient au bout de trois ans.

2 – Lafarge dévoré par le suisse Holcim dans le cadre d’une « alliance entre égaux » avec des promesses de maintien du management français : ce management sera plus tard sévèrement éconduit.

3 – L’aéroport de Toulouse-Blagnac : privatisé par le ministère de l’économie au profit d’un oligarque chinois en fuite et poursuivi pour corruption, dans le cadre d’une fausse cession à 49 % qui sont en vérité 51 % en vertu d’un pacte d’actionnaires tenu secret par l’Etat.

4 – La disparition de Technip, fleuron du CAC 40 : vendu au texan FMC, pourtant une entreprise en difficulté qui, après l’absorption dans le cadre d’une « alliance entre égaux », a commencé à déménager le siège social hors de France.

5 -STX, les chantiers navals : vendus aux italiens Fincantieri, dans une « alliance entre égaux » en faisant croire à une fausse nationalisation.

Alstom Transport : aurait dû être nationalisé conformément à l’accord arraché en 2014, et aurait pu racheter l’une des coentreprises dans les énergies renouvelables, est aujourd’hui vendu à Siemens dans une fausse « alliance entre égaux ».

Il y a un point commun à tous ces dossiers. Dans la quasi-totalité d’entre eux, l’Etat disposait du pouvoir juridique d’empêcher la vente, et pouvait à tous coups faire autrement. S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il ne l’a pas voulu.

 

 

L’État 100% numérique de Macron coûtera 9,3 milliards d’euros

Le Grand Plan d’Investissement 2018-2022, remis par Jean Pisani-Ferry au Premier ministre, prévoit de consacrer 9,3 milliards d’euros, sur une enveloppe de 57 milliards, à la modernisation de l’Etat. Explications.

Source : L’État 100% numérique de Macron coûtera 9,3 milliards d’euros

Un Etat de plus en plus numérique ? pourquoi pas… mais dans le même temps « L’Etat se met en stand-by » concernant le déploiement du haut débit,  :

« …le rapport Pisani-Ferry n’est pas revenu sur l’objectif d’un « très bon débit » pour tous à horizon 2020, un objectif intermédiaire annoncé courant juillet par Emmanuel Macron. Il faut dire que pour y arriver, l’exécutif mise sur davantage d’investissement de la part des opérateurs télécoms. »

Le tout dans un cadre de régulation du secteur des télécoms et d’une fiscalité qui n’incitent pas les opérateurs à investir, sauf par des mesures purement incantatoires, ou éventuellement vexatoires, qui pourraient s’avérer très insuffisantes.

L’Etat aussi veut donc tout avoir sans rien payer.

Qui va donc payer au final ? Les citoyens des zones mal desservies par internet ou mobile faute d’une rentabilité suffisante pour des opérateurs sans cesse contraints de baisser leurs prix pour rester dans la course (la rentabilité de la 4G est déjà compromise par la data illimitée avant même d’être entièrement déployée, tandis que la Fibre est loin de couvrir tout le territoire, et qu’il est mathématiquement impossible de rentabiliser les investissement dans les zones peu denses). Déjà délaissés par les services publics « physiques » qui désertent les mêmes zones, les habitants des zones rurales seront doublement pénalisés par la fracture numérique. La grogne est de plus en plus perceptible chez ces citoyens, que le nouveau gouvernement rend chaque jour un peu plus précaires par ses nouvelles annonces.

De là à penser que notre nouveau Président ne songe qu’à servir les seuls  « bobos des centres ville » qui ont voté pour lui, il n’y a qu’un pas… Alors certes, les prochaines élections ne sont que dans 5 ans, mais si la démocratie ne s’occupe plus de tous les Français, il y a fort à craindre qu’ils aillent la chercher dans la rue avant la fin de la mandature, n’en déplaise à Jupiter…

VIDEO. Travail. « Cash Investigation ». Free, CDI à petit prix

« Chez nous, il y a zéro CDD parce qu’on emploie les gens directement en CDI », affirme Xavier Niel, le fondateur de Free. Pour lui, les contrats de travail de son entreprise, c’est du béton. Pourtant, ses employés peuvent être mis à la porte du jour au lendemain… Extrait du magazine « Cash Investigation » du 26 septembre.

Source : VIDEO. Travail. « Cash Investigation ». Free, CDI à petit prix

Émission à voir demain sur France2, pour lever un coin du voile et comprendre à quel prix on peut devenir la 9ème fortune de France en cassant les prix sur le marché de la téléphonie.

Les consommateurs friands des offres commerciales de Free le seraient-ils aussi de ses offres d’emploi ? C’est la question que chacun pourrait (devrait ?) se poser au moment de souscrire une offre à 2 euros… C’est ce qui s’appelle « être un consommateur responsable ».

Quant aux régulateurs du marché, qu’il s’agisse de l’Arcep, de l’Autorité de la Concurrence, ou encore de nos élus si fiers de s’afficher à l’inauguration de « Station F », où le milliardaire s’offre le luxe d’apparaître comme un bienfaiteur de l’humanité, on se demandera simplement s’ils sont mal informés… ou si la réalité de l’entreprise, la vraie réalité, leur importe peu…

La rigidité des pratiques d’embauche à la française

Source : La rigidité des pratiques d’embauche à la française – The Conversation

Où l’on voit que, plutôt que de critiquer l’école ou le Code du travail, le Medef devrait balayer devant sa porte : il est aussi créateur de rigidités, et non des moindres, à l’embauche.

Si l’on ose s’avancer dans un « décryptage de comptoir », ce que veulent les entreprises, finalement, c’est :

  • disposer d’un vivier formé à leurs besoins pour que les candidats à l’embauche soient immédiatement opérationnels ;
  • le filtrer à leur seule convenance pour recevoir le minimum de candidatures, si possible des « moutons à 5 pattes » ;
  • pouvoir licencier facilement si elles se sont trompées, soit sur le recrutement lui-même, soit sur les prévisions d’activités ou de compétences nécessaires pour l’assurer.

Quand on regarde en parallèle le taux de chômage et les pénuries régulièrement avancées (par les organisations représentant les entreprises) de candidats ad-hoc pour nombre de postes ou de secteurs d’activités dits « en tension », on peut légitimement s’interroger sur la boite noire qu’il y a entre les deux, et les efforts que les employeurs sont prêts à consentir pour leur part dans le but de faire baisser le chômage et de fluidifier le marché du travail, cette fois-ci à l’entrée.

Alors, maintenant que les ordonnances sont signées, ce million d’emplois,  pour lesquels vous avez fait fabriquer une partie de vos pin’s en RépubliqueTchèque (pourquoi faire travailler des salariés français quand c’est moins cher ailleurs) c’est pour quand exactement Monsieur Gattaz ?

Suppressions de postes chez Nokia: « Macron joue sa réputation »

Les représentants des salariés de Nokia, qui veut supprimer près de 600 postes en France, sont très remontés contre Emmanuel Macron qui avait adoubé la vente d’Alcatel en 2015.

Source : Suppressions de postes chez Nokia: « Macron joue sa réputation » – L’Express L’Expansion

En substance, la validation du rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia devait relancer l’activité et les embauches en France, notamment en R&D, et contribuer à la reconstruction d’un pôle européen fort en matière de conception et construction d’équipements télécoms.

Résultat des courses : les décisions sont prises en Finlande… et les promesses sur l’emploi en France ne sont pas tenues.

Le nouveau gouvernement parviendra-t-il à ce que les engagements soient tenus ? Ce nouvel avatar dans la filière télécoms va-t-il ouvrir les yeux de nos gouvernants sur la réalité du fonctionnement des entreprises et la catastrophe industrielle générée par une régulation globalement immature, imprévoyante et inadaptée au contexte ?

Croisons tous les doigts !

La fréquence des accidents du travail à un plus bas historique

Source : La fréquence des accidents du travail à un plus bas historique

Plutôt une bonne nouvelle… sauf dans les PME, qui sont ces premiers employeurs de France dont le Code du Travail veut paraît-il mieux s’occuper. Est-ce que la suppression des CHSCT (Comité Hygiène Santé et Conditions de Travail) sera de nature à résoudre le problème ?

Oups, paraît que c’est un sujet qui fâche…

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