Loi « avenir professionnel » : des mesures pour les travailleurs « ubérisés » ?

La protection sociale des travailleurs « ubérisés » va-t-elle enfin s’améliorer ? Il semblerait, en tout cas, que le gouvernement et plusieurs députés de la majorité veuillent ajouter des mesures allant dans ce sens dans le projet de loi « avenir professionnel », qui sera examiné à l’Assemblée nationale à partir de fin mai. Dans ce cadre, des discussions auraient été discrètement ouvertes il y a plusieurs semaines entre les services de la ministre du Travail et les principales plates-formes numériques actives en France (Uber, Deliveroo, etc.). A suivre.

Source : L’exécutif plaide pour une protection sociale des travailleurs « ubérisés »

L’inspection du travail veut remettre de l’ordre dans le statut des coursiers Deliveroo

Alors que ses relations avec ses coursiers sont à couteaux tirés depuis de nombreux mois, Deliveroo est désormais dans le collimateur de la justice. De fait, si l’entreprise britannique spécialisée dans la livraison de plats cuisinés présente ses livreurs à vélo comme des indépendants, ce n’est pas l’avis de l’inspection du travail, qui les considère comme des salariés classiques. L’administration a transmis au parquet un procès-verbal dénonçant des pratiques qui s’apparentent à du travail dissimulé.

Source : Deliveroo : l’inspection du travail veut remettre de l’ordre dans le statut des coursiers

Ubérisation : les acteurs historiques contre-attaquent

Même plus peur ! Les leaders de l’industrie sont en passe de reprendre les rênes de l’innovation, qu’ils avaient un temps laissés aux « disrupteurs » numériques. C’est en tout cas ce qu’affirment leurs dirigeants dans une récente étude mondiale menée par IBM.

Source : Ubérisation : les acteurs historiques contre-attaquent…

Uber, une aberration du capitalisme ?

Dans notre économie de marché, ce sont généralement les sociétés les plus rentables qui attirent les actionnaires et survivent dans la durée, tandis que celles qui sont incapables de créer des richesses disparaissent rapidement. Dans cette tribune, Frédéric Fréry, enseignant-chercheur à ESCP Europe, se penche sur une stupéfiante exception à cette logique, Uber, qui a enregistré en 2017 une nouvelle perte de 4,5 milliards de dollars.

Source : Uber, le capitalisme dévoyé

Pour les prud’hommes, un chauffeur Uber n’est pas un salarié

Les prud’hommes de Paris ont débouté un ex-chauffeur Uber, qui souhaitait que le contrat commercial qui l’avait lié avec l’application de transports soit requalifié en contrat de travail, lui permettant ainsi de réclamer des indemnités pour congés payés et licenciement, et le remboursement de ses frais professionnels.

Pour la société de VTC, cette décision constitue une belle victoire après plusieurs revers judiciaires en Europe, dont un subi en novembre dernier au Royaume-Uni, où la justice avait rendu un verdict inverse dans une affaire similaire.

Source : Un chauffeur Uber n’est pas un salarié pour les prud’hommes

Inégalités salariales hommes-femmes : chez Uber aussi

Une étude, réalisée aux Etats-Unis par des universitaires en collaboration avec l’équipe économique d’Uber, montre que les hommes qui conduisent des véhicules sous la bannière de l’entreprise de VTC  gagnent environ 7 % de plus par heure, soit 130 dollars en moyenne par semaine, que leurs collègues femmes.

Mais cette disparité ne serait pas liée à une discrimination de la part de l’entreprise, de son application ou des passagers. Elle résulterait plutôt de différences de comportements des chauffeurs – qui ont tendance à aller plus vite (et donc à faire plus de courses) et acceptent des trajets plus longs – mais aussi des contraintes auxquelles sont soumises, comme nombre de leurs congénères, les femmes qui conduisent pour Uber :

Les hommes travaillent plus d’heures et prennent plus de courses que les femmes, en moyenne. Pourquoi ? Notamment, parce que les femmes ont plus de contraintes — par exemple, emmener les enfants à l’école le matin, devoir amener Johnny à son match de football… (…) Ces contraintes font que les femmes ont moins d’expérience et bénéficient moins d’apprentissage par la pratique.

Source : Les conductrices Uber gagnent 1,24 dollar par heure de moins que les conducteurs : pourquoi ?

L’économie collaborative est-elle en voie de désubérisation ?

Tandis qu’Uber a vécu une annus horribilis en 2017 partout dans le monde, Airbnb est, pour sa part, confrontée à une tentative de régulation de ses pratiques par les autorités françaises, sur les plans national et local. Est-ce le début d’une désubérisation de l’économie collaborative, susceptible de ramener cette dernière vers ses racines primitives ?

L’ancienne députée apparentée écologiste Isabelle Attard, la professeure à l’ESCP Europe Valentina Carbone, le co-fondateur de OuiShare Arthur De Grave, et l’avocat au barreau de Paris Arthur Millerand, débattent de cette question.

1,4 million d’utilisateurs français touchés par le piratage d’Uber

Fin novembre dernier, Uber révélait avoir fait l’objet, en octobre 2016, d’un grave piratage ayant exposé les données personnelles de 57 millions de clients et de 7 millions de chauffeurs. Sommée par le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, de fournir plus de détails sur le nombre de Français touchés par cette attaque, l’entreprise de VTC vient d’estimer ce nombre à 1,4 million… ce qui représenterait quand même 70% des utilisateurs estimés d’Uber en France !

Source : Fuite massive de données Uber : l’impact en France évalué

Cible d’un piratage, Uber aurait acheté le silence des cybercriminels

Uber vient de révéler avoir fait l’objet, en octobre 2016, d’un grave piratage ayant exposé les données personnelles de 57 millions de clients et de 7 millions de chauffeurs. Ayant caché l’incident pendant plus d’un an, Uber aurait payé pas moins de 100 000 dollars aux pirates pour qu’ils gardent le silence sur cette affaire. De quoi établir un précédent qui pourrait donner des idées aux hackers…

Un épisode qui vient clôturer (?) en beauté cette annus horribilis, au point que des voix se font désormais entendre demandant de « liquider Uber ». Mais si on y ajoute un modèle économique qui n’a pas encore fait ses preuves, Uber peut-il tout simplement survivre sur le long terme ?

Source : Des hackeurs ont piraté Uber et dérobé les informations de 57 millions de clients

Les chauffeurs britanniques d’Uber bientôt considérés comme des employés ?

Sale temps pour Uber au Royaume-Uni, son plus important marché européen : quelques semaines après le non-renouvellement de sa licence par l’autorité de régulation des transports du Grand Londres, le tribunal d’appel vient de confirmer une décision rendue en octobre 2016 par le tribunal du travail : d’après ce jugement, un chauffeur travaillant pour Uber doit être considéré comme un employé et non comme un travailleur indépendant, et par conséquent toucher le salaire minimum en vigueur. Une décision qui fragilise un peu plus le modèle économique d’Uber.

Source : Au Royaume-Uni, Uber devra salarier ses chauffeurs

Capitalisme des plateformes : le grand bond en arrière

Nous avions laissé passer cet article et la vidéo associée qui mettent en lumière l’analyse très intéressante d’Aurélien Acquier, professeur à l’ESCP, à propos du système des plateformes de l’économie collaborative. Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, les voilà.

Curieux monde que celui d’Uber, dans lequel les travailleurs sont des capitalistes, souvent sans pouvoir, exploités par des manageurs virtuels (les algorithmes) d’une entreprise souvent qualifiée de « sans actifs » !

Source : Retour vers le futur : quand le capitalisme de plate-forme nous renvoie au « domestic system » préindustriel

Quand le Conseil d’Etat décortique l’économie de plateformes

Financement, législation, rôle des pouvoirs publics… Dans un rapport intitulé « Puissance publique et plateformes numériques : accompagner l’ubérisation », le Conseil d’État émet 21 propositions pour encadrer le développement des plateformes numériques.

Source : Ubérisation : une économie de plates-formes décortiquée par le Conseil d’État

La Grèce, bientôt un nouveau champ de bataille pour Uber ?

En situation délicate à Londres et au Québec, Uber pourrait bientôt être impacté par les mesures actuellement à l’étude en Grèce, où le gouvernement envisage d’obliger l’entreprise à employer tous ses chauffeurs dans le cadre d’un contrat de 3 ans, et de faire payer à ces derniers une licence de taxi.

Source : En Grèce, Uber et les apps de VTC pourraient être forcés à employer les chauffeurs pour 3 ans

Uber menace de cesser ses activités au Québec

Sale temps pour le service de VTC, déjà menacé d’être banni de Londres, et qui engage un bras de fer avec le gouvernement canadien pour le pousser à abandonner les nouvelles mesures (formation des chauffeurs et vérification de leurs antécédents judiciaires, contrôle annuel des véhicules) qu’il souhaite mettre en place pour encadrer ses activités, mesures auxquelles sont déjà soumises les chauffeurs de taxis.

Source : Au Québec, Uber menace de cesser son activité à causes de règles jugées restrictives

Londres barre la route à Uber

L’autorité de régulation des transports du Grand Londres refuse de renouveler la licence qui permet à Uber d’exercer dans la capitale britannique. Accusée d’avoir fait preuve de laxisme concernant des accusations de viol et d’agression sexuelle de passagers, mais aussi de chercher à contourner la vigilance des représentants des pouvoirs publics chargés de contrôler ses chauffeurs, la firme américaine cherche désormais à négocier.

Sources :
Route barrée pour Uber à Londres : entre réjouissances et crispations
Banni de Londres, Uber cherche à sauver sa peau