Les cadres doivent maîtriser de plus en plus de compétences transverses

Dans sa récente étude Evolution des métiers et des compétences cadres : quels enjeux ?, l’Apec montre la complexification croissante des métiers des cadres : sur leur cœur de métier, il leur est demandé une spécialisation et une expertise technique de plus en plus poussées. Et, dans le même temps, sous l’impact de multiples facteurs de transformation (numérique, mondialisation, métropolisation, réglementation, innovation, transition énergétique), ils doivent maîtriser de nombreuses compétences transverses.

Source : [Etude Apec] Entre hyper spécialisation et multi-compétences, le métier de cadre se complexifie

Il y a plus de 50 ans, ces ouvrières se sont battues pour des salaires égaux

En 1966, 3000 ouvrières belges, lassées d’être payées moins que leurs collègues masculins, s’arrêtaient de travailler pendant près de 3 mois. Rencontre avec deux actrices de cette lutte féministe historique.

Source : « Assez rigolé » : il y a 52 ans, ces ouvrières se sont battues pour des salaires égaux

25 propositions pour l’égalité femmes-hommes au travail

Il y a une dizaine de jours, à l’occasion d’une soirée réunissant 25 grands réseaux d’influence, ces derniers ont présenté autant de propositions concrètes pour favoriser la mixité dans le monde économique.

Source : 25 propositions pour l’égalité femmes/hommes au travail

Réforme de la formation professionnelle : Pénicaud braque les syndicats et le patronat

Source : Réforme de la formation professionnelle : Pénicaud braque les syndicats et le patronat

Comme d’habitude, dès qu’il s’agit de renforcer les droits des salariés, c’est « circulez, y’a rien à voir ».

Le gouvernement Macron qui prétendait vouloir favoriser le dialogue social, le ramener au plus près des entreprises, « libérer & protéger » tout à la fois révèle chaque jour un peu plus son vrai visage.

A chaque réforme du droit du travail, on nous dit « on va commencer par flexibiliser parce que c’est tellement nécessaire pour la compétitivité, on sécurisera ensuite ». Mais le « ensuite » est toujours pour demain, comme les coiffeurs qui rasent gratis. Quant au dialogue social, parlons-en ! Après des ordonnances qui en réalité font absolument tout pour évacuer les organisations syndicales des entreprises et continuer de précariser les salariés, c’est maintenant le dialogue entre patronat et centrales syndicales qui est jeté aux orties.

Avec une ancienne DRH au Ministère du travail, et de si beaux discours sur le dialogue social en entreprise, certains leaders syndicaux avaient pu croire à des jours meilleurs. L’illusion de la « méthode douce » aura été de courte durée. Les déclarations d’intérêts de la Ministre et les investigations de la presse avaient dévoilé une face assez peu noble du personnage. La brutalité cynique s’affiche un peu plus à chaque nouvelle réforme.

Que compte donc faire le gouvernement pour les salariés ? Pour le moment, rien de bon. Au rythme où vont les choses, nous serons bientôt revenus au temps des Maîtres de Forges, voire à celui des Guildes…

Pour les prud’hommes, un chauffeur Uber n’est pas un salarié

Les prud’hommes de Paris ont débouté un ex-chauffeur Uber, qui souhaitait que le contrat commercial qui l’avait lié avec l’application de transports soit requalifié en contrat de travail, lui permettant ainsi de réclamer des indemnités pour congés payés et licenciement, et le remboursement de ses frais professionnels.

Pour la société de VTC, cette décision constitue une belle victoire après plusieurs revers judiciaires en Europe, dont un subi en novembre dernier au Royaume-Uni, où la justice avait rendu un verdict inverse dans une affaire similaire.

Source : Un chauffeur Uber n’est pas un salarié pour les prud’hommes

Inégalités salariales hommes-femmes : chez Uber aussi

Une étude, réalisée aux Etats-Unis par des universitaires en collaboration avec l’équipe économique d’Uber, montre que les hommes qui conduisent des véhicules sous la bannière de l’entreprise de VTC  gagnent environ 7 % de plus par heure, soit 130 dollars en moyenne par semaine, que leurs collègues femmes.

Mais cette disparité ne serait pas liée à une discrimination de la part de l’entreprise, de son application ou des passagers. Elle résulterait plutôt de différences de comportements des chauffeurs – qui ont tendance à aller plus vite (et donc à faire plus de courses) et acceptent des trajets plus longs – mais aussi des contraintes auxquelles sont soumises, comme nombre de leurs congénères, les femmes qui conduisent pour Uber :

Les hommes travaillent plus d’heures et prennent plus de courses que les femmes, en moyenne. Pourquoi ? Notamment, parce que les femmes ont plus de contraintes — par exemple, emmener les enfants à l’école le matin, devoir amener Johnny à son match de football… (…) Ces contraintes font que les femmes ont moins d’expérience et bénéficient moins d’apprentissage par la pratique.

Source : Les conductrices Uber gagnent 1,24 dollar par heure de moins que les conducteurs : pourquoi ?

Les low tech, solution pour un futur soutenable ?

Une passionnante interview de Philippe Bihouix, auteur de l’ouvrage L’Âge des low tech – Vers une civilisation techniquement soutenable, qui interroge notamment la problématique de l’automatisation et de la robotisation sous l’angle de la durabilité.

Si l’on devait remplacer le travail humain par une harde de machines et de logiciels, la dépense en matières premières et en énergie ne serait pas soutenable sur le moyen terme. (…) Nous sommes dans un système qui encourage le remplacement du travail humain par des ressources en matière et en énergie, alors même que celles-ci se raréfient, tandis que l’offre de travail humain devient surabondante. (…) J’appelle de mes vœux un autre imaginaire, celui d’un monde post-croissance, plus sobre dans la consommation, mais riche et épanouissant en emplois et en activités.

Source : Low tech, grande transformation – Entretien avec Philippe Bihouix

Rupture conventionnelle : des salariés pas tous égaux devant la négociation

Dix ans après la création de la rupture conventionnelle, ce dispositif enregistre, année après année, toujours un peu plus de demandes et d’homologations (plus de 420 000 en 2017, en augmentation de près de 8% par rapport à 2016). Pour la première fois, le ministère du Travail, via la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), s’est intéressé aux indemnités reçues par les salariés concernés. Selon son étude, les cadres, mieux informés sur le droit du travail et moins tributaires du lien de subordination entre employeur et salarié, seraient davantage en mesure de faire valoir leurs droits lors des négociations.

Source : La rupture conventionnelle, jackpot pour les cadres

Un quart des salariés français pratiquent le télétravail

Selon les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop pour Malakoff Médéric, 25% des salariés français auraient recours au télétravail, au moins de façon occasionnelle, mais 6% seulement le font de façon contractualisée. Cette pratique semble toutefois destinée à se développer, puisque sa réglementation a été assouplie par les ordonnances Macron de septembre 2017 et que 56 % des non-pratiquants aimeraient pouvoir télétravailler.

Source : Le télétravail, déjà adopté par le quart des Français, se banalise dans les entreprises

Quand l’Assurance Maladie dévoile aux employeurs les motifs d’arrêt de leurs salariés

Face à l’augmentation des pathologies liées aux conditions de travail, l’Assurance Maladie a lancé une expérimentation auprès de grandes entreprises anormalement touchées par l’absentéisme, pour les inciter « à mettre en oeuvre des actions de prévention » et « à réduire certains facteurs de risques ». Pour cela, elle les informe des motifs d’arrêts maladie de leurs salariés. L’anonymat de ces derniers est évidemment préservé, mais les réactions, notamment de la part du corps médical, sont déjà vives.

Sources :
La Sécu dévoile à des employeurs les motifs d’arrêt de travail de leurs salariés
Une expérimentation de l’Assurance-maladie inquiète le corps médical

Muriel Pénicaud veut supprimer les écarts de salaires entre hommes et femmes

Interviewée dans le Journal du Dimanche, la ministre du Travail proclame l’ambition du gouvernement « de supprimer cette différence de 9% [entre les salaires des hommes et des femmes à postes équivalents] pour toutes les femmes pendant le quinquennat ». Cela devrait passer par une réunion avec les partenaires sociaux, pour élaborer un plan d’action d’ici à mars. A suivre…

Source : Muriel Pénicaud : « Nous voulons réaliser le rattrapage salarial femmes-hommes »

Hausse des troubles psychiques liés au travail

Une étude de l’Assurance maladie publiée ce jour dénombre, pour 2016, plus de 10 000 accidents du travail liés à des affections psychiques, ce qui représente 1,6% du total contre 1% en 2011. 596 maladies professionnelles d’ordre psychique ont par ailleurs été recensées, soit 7 fois plus qu’en 2011.

Source : Dépression, troubles anxieux… la hausse des affections psychiques liées au travail

Donner du sens à la rupture conventionnelle collective

Source : Donner du sens à la rupture conventionnelle collective

Une tribune pleine de bon sens, qui rappelle en outre l’un des biais les plus affligeants de tous les plans de départs volontaires : ce sont en général les salariés les plus compétents qui partent en premier… notamment parce que ce sont ceux qui ont les meilleures perspectives de retrouver un emploi ailleurs. La compétence globale de l’entreprise est donc très fortement affectée par ces plans de départ.

Cela renvoie à l’éternelle question de la manière dont les salariés sont considérés dans l’entreprise : une charge ou un actif ?

La gestion financiarisée conduit à les considérer comme une charge, et à chercher la plus grande flexibilité possible pour faire entrer et sortir les salariés de l’entreprise, afin d’optimiser l’efficacité financière de court terme.

La gestion entrepreneuriale sait au contraire que les compétences des salariés constituent un actif clef pour développer durablement l’entreprise, assurer sa pérennité et sa croissance sur le moyen/long terme. On peut en dire de même de leur engagement et de leur loyauté à l’entreprise.

A l’heure où nombre de dirigeants se plaignent d’avoir des difficultés à recruter, et notamment à trouver les bonnes compétences (au fait, ne sont elles pas chez les salariés qu’elles ont récemment congédiés, sur la base d’un plan volontaire ou non ? ), n’est-il pas temps de changer de paradigme dominant pour se focaliser sur les objectifs de long terme ?

Les salariés français se sentent de moins en moins autonomes

Les résultats de la dernière enquête « Conditions de travail », conduite en 2016 par la DARES, font état d’une stabilisation des contraintes en matière de rythme de travail, par rapport à la dernière enquête datant de 2013. On note la baisse de certaines contraintes psychosociales (charge mentale en diminution, horaires moins contraignants, soutien social fort et stabilisation de la demande émotionnelle), de même que la raréfaction des comportements hostiles au sein de l’entreprise. Les contraintes physiques sont, elles, globalement stabilisées, à un niveau qui reste élevé. Enfin, le degré d’autonomie ressenti par les salariés est globalement en recul.

Source : Tâches répétitives, contrôles : les salariés de moins en moins autonomes