Mark Zuckerberg au Parlement européen : beaucoup de questions, peu de réponses

Appelé à témoigner devant le Parlement européen suite au scandale Cambridge Analytica, le fondateur de Facebook a (encore) présenté ses excuses, mais a surtout botté en touche sur de nombreuses questions, bien aidé par un format d’audition, semble-t-il, inadapté. Il a néanmoins annoncé un renforcement des investissements de Facebook dans la sécurité, et une augmentation des effectifs de la société en Europe.

Par ailleurs, Mark Zuckerberg a annoncé que son réseau social était « apte à respecter pleinement » le Règlement général sur la protection des données, qui entrera en vigueur ce 25 mai. [Mise à jour du 25 mai 2018] A l’inverse de Microsoft et Apple, Facebook n’avait a priori pas pour projet d’appliquer le RGPD de façon mondiale, mais il a finalement décidé in extremis de s’aligner.

Source : Face au Parlement européen, Facebook se dit compatible avec le RGPD

TF1 et Free signent un nouvel accord de distribution

Après des mois de tractations, TF1 et Free sont tombés d’accord sur « un nouvel accord de distribution global » des chaînes du groupe de télévision pour les abonnés de l’opérateur, accord dont le volet financier n’a pas été dévoilé. Ayant désormais fumé le calumet de la paix avec Bouygues Telecom, SFR, Orange et donc Free, TF1 reste cependant toujours en désaccord avec Canal+.

Source : TF1 signe un nouvel accord de distribution avec Free

Et si Amazon était le plus puissant – et le plus dangereux – des GAFA ?

Dans une récente lettre à ses actionnaires, Jeff Bezos, le fondateur et P-DG d’Amazon, a dévoilé des chiffres inédits sur l’utilisation de ses services. Ainsi, en plus du e-commerce, le géant de Seattle domine notamment les marchés du cloud et de la maison intelligente (avec son enceinte connectée Alexa), et son appétit de conquête ne semble connaître aucune limite.

Source : Et si Amazon était le plus puissant – et le plus dangereux – des GAFA ?

La publicité menace la santé d’Internet

Dans son premier rapport sur la santé de l’Internet, Mozilla, éditeur du moteur de recherche Firefox, exprime ses inquiétudes quant à l’avenir d’Internet, dénonçant les dérives d’une économie basée sur la publicité et l’exploitation des données personnelles, ainsi que la domination de géants qui échappent à toute régulation.

Source : L’économie de la publicité est cassée et rend Internet malade

Les réseaux sociaux collectent et utilisent vos données ? C’est dans leur nature !

Dans cette tribune, Hubert Guillaud, le rédacteur en chef d’InternetActu, remet quelques points sur les I. Il rappelle notamment à ceux qui l’auraient oublié qu’il est dans la nature même du modèle économique des plateformes financées par la publicité de collecter les données de leurs utilisateurs pour en tirer de la valeur en améliorant leurs capacités de ciblage. Ainsi, les scandales, récemment dévoilés au grand jour, qui touchent Facebook ou YouTube, ne sont que les expressions naturelles d’un « modèle d’affaires dangereux et socialement corrosif », développé au prix d’une surveillance constante des utilisateurs.

Source : La mauvaise utilisation des données est une caractéristique pas un bug !

Sous pression, Facebook restreint ses activités de ciblage publicitaire

La firme de Menlo Park va mettre fin sous 6 mois à sa collaboration avec ses courtiers en données. Elle renonce ainsi à fournir aux annonceurs un service de ciblage publicitaire, issu d’un croisement avec ses propres données des quantités colossales d’informations sur les consommateurs agrégées par ces prestataires. Pour autant, cette décision ne met évidemment pas un terme au ciblage publicitaire opéré par le réseau social, qui peut toujours s’appuyer sur ses propres données.

Cette mesure prise en catimini suite au scandale Cambridge Analytica traduit la volonté de l’entreprise de Mark Zuckerberg de retrouver la confiance de ses utilisateurs, confiance que les dernières révélations sur la stratégie de croissance à tout prix de Facebook ne vont pas contribuer à restaurer.

Source :
Sous pression, Facebook tourne le dos aux agrégateurs de données
Facebook, le mémo interne qui crée le malaise

La télé est-elle prête pour l’après-télé ?

Le conflit entre le groupe TF1 et les autres diffuseurs de ses chaînes annonce de grands bouleversements du monde audiovisuel, entre nouvelle donne publicitaire, concurrence internationale et réforme voulue par l’Etat. Mais les acteurs français sont-ils prêts à y faire face ?
L’économiste et universitaire Olivier Bomsel, la journaliste Fabienne Schmitt et l’universitaire membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel Nathalie Sonnac tentent de répondre à cette question.

L’inspection du travail veut remettre de l’ordre dans le statut des coursiers Deliveroo

Alors que ses relations avec ses coursiers sont à couteaux tirés depuis de nombreux mois, Deliveroo est désormais dans le collimateur de la justice. De fait, si l’entreprise britannique spécialisée dans la livraison de plats cuisinés présente ses livreurs à vélo comme des indépendants, ce n’est pas l’avis de l’inspection du travail, qui les considère comme des salariés classiques. L’administration a transmis au parquet un procès-verbal dénonçant des pratiques qui s’apparentent à du travail dissimulé.

Source : Deliveroo : l’inspection du travail veut remettre de l’ordre dans le statut des coursiers

Canal+ prêt à un accord avec TF1 « sur une base raisonnable »

L’heure est à l’apaisement dans l’affrontement entre la filiale médias du Groupe Bouygues et ses opposants : Canal+ a annoncé samedi avoir décidé de rétablir totalement l’accès à TF1 pour ses abonnés, et se dit prêt à trouver un accord avec la chaîne « sur une base raisonnable ».

Source : Canal+ prêt à un accord avec TF1 « sur une base raisonnable »

Marre de Google et Facebook ? Des alternatives françaises existent

Google et Facebook collectent massivement les données personnelles de leurs utilisateurs à des fins publicitaires, mais jouissent pourtant de situations de quasi-monopole. Pendant ce temps, quelques « irréductibles Gaulois » promettent un web plus éthique et des services plus protecteurs en matière de vie privée. Partons à la rencontre de Qwant, « le moteur de recherche qui respecte votre vie privée » (dont vous avez eu l’occasion d’entendre déjà parler dans ces colonnes), Lilo, celui qui « finance des projets sociaux et environnementaux », ou encore Whaller, qui permet de créer des « réseaux sociaux privatifs (…) sans pub, sans exploitation de données ».

Source : Marre de Google et Facebook ? Des alternatives françaises existent

Orange enterre la hache de guerre avec TF1, Canal+ signe une trêve

Ils sont enfin intervenus ! En milieu de semaine, l’Arcep, par la voix de Sébastien Soriano, son président, se prononçait, sans vraiment prendre parti, à propos du bras de fer opposant TF1 à Canal+, Orange et Free : rappelant que le contrat passé par TF1 avec l’Etat « prévoit que tous les Français doivent bénéficier de cette chaîne gratuitement », il jugeait qu’il fallait entendre le « cri d’alarme » de la filiale du groupe Bouygues, qui voit son modèle économique menacé par les nouveaux acteurs du numérique, et reconnaissait l’existence d’un « trou dans la raquette », la loi n’interdisant pas une rémunération…

Le gouvernement et le CSA se sont, eux, montrés nettement plus fermes avec… Canal+, sommé de rétablir le signal de TF1, coupé en fin de semaine dernière. La chaîne à péage a obtempéré, ne rétablissant cependant le signal que pour les clients satellitaires. Elle va par ailleurs faire un geste supplémentaire en l’ouvrant à tous ses abonnés à l’occasion du concert des Enfoirés, diffusé ce soir sur TF1. Mais, en cette fin de semaine, rien n’est réglé entre les deux groupes audiovisuels : les dirigeants de Canal+ s’estiment confortés dans leur position, et ne sont pas prêt à payer pour des programmes gratuits, s’appuyant en cela sur le « nouvel accord de distribution global » annoncé hier par Orange et TF1.

Car, ça y est, la hache de guerre est enterrée entre les deux groupes, Orange ayant accepté de payer, non pour les chaînes gratuites de TF1, mais pour ses services à valeur ajoutée. Si le montant de l’accord n’a pas été dévoilé, l’opérateur aurait accepté de verser « bien moins » que les 15 millions d’euros par an réclamés par le groupe audiovisuel.

Après Canal+, Orange et Free prêts à « couper TF1 »

En coupant le signal de diffusion des chaînes du Groupe TF1 auprès de ses abonnés, Canal+ a peut-être bien trouvé « l’arme fatale » dans la guerre qui l’oppose au groupe de médias : les audiences des émissions-phares de TF1 sont en baisse… et, avec elles, la cotation du groupe en bourse.

Et voilà que Free et Orange se disent prêts à emboîter le pas de la chaîne à péage…

Source :
Le blocage de Canal+ pèse sur les audiences de TF1, Free en embuscade
Après Canal+, Stéphane Richard, le PDG d’Orange « se dit prêt à couper TF1 »

Dans son bras de fer face à TF1, Canal+ se tourne vers la justice

Comme Orange l’avait fait l’an dernier, Canal+ a saisi le tribunal de commerce de Paris d’une plainte contre TF1. A compter de ce jour, la chaîne à péage n’a en effet plus l’autorisation de reprendre le signal des chaînes gratuites de la filiale média du Groupe Bouygues dans ses bouquets et son service de replay, faute d’un renouvellement de l’accord de rediffusion liant jusque-là les deux groupes audiovisuels. De fait, Canal+ refuse de payer les sommes demandées par TF1 pour proposer cette offre à ses abonnés.

Source : Conflit sur la diffusion des chaînes gratuites : Canal+ poursuit TF1 en justice

Conflit Orange-TF1 : les derniers développements

Comme aux Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose dans le bras de fer qui oppose le groupe de médias et l’opérateur historique… Après une grosse semaine de pause, voici un petit récapitulatif des derniers événements.

Il y a 10 jours, on apprend qu’Orange a décidé d’annuler ses campagnes publicitaires prévues chez TF1. Dans la foulée, Gilles Pélisson, le P-DG de TF1 tente de calmer le jeu et clame sa volonté de trouver « un accord dans des délais proches ».

Dans le même temps, la CFE-CGC Orange sollicite les trois ministres concernés par cette affaire (Ministère de l’Economie et des Finances, Ministère de la Culture, Secrétariat d’Etat au Numérique), pour les inviter à prendre les mesures nécessaires pour faire cesser ces « troubles manifestes ».

En milieu de semaine dernière, la présentation des résultats des opérateurs français offre de nouvelles tribunes d’expression : Stéphane Richard se dit « optimiste » quant à la possibilité d’un accord, mais reste ferme sur la position d’Orange : « les chaînes gratuites sont gratuites. Nous avons obligation de les transporter sans faire payer pour leur transport, nous n’allons pas payer pour le faire. » De son côté, Martin Bouygues, dont la posture, pour le moins schizophrène, a sans doute été rendue plus facile suite à l’accord signé entre Bouygues Télécom et le Groupe TF1 fin janvier, prend officiellement position, évidemment en faveur de TF1 : « Si vous souhaitez acheter une voiture de luxe au prix d’une Lada, forcément cela peut poser problème ».

Quand un feuilleton est bon, on ne s’en lasse pas. Mais là, la série commence à traîner en longueur…

Pour l’Arcep, les terminaux sont le « maillon faible » d’un Internet ouvert

Le régulateur français des télécoms vient de publier un rapport intitulé Les terminaux, maillon faible de l’ouverture d’Internet. Selon ce dernier, les terminaux (smartphones, tablettes, assistants vocaux, etc.), leurs systèmes d’exploitation et leurs magasins d’applications limitent de facto notre accès à Internet en nous enfermant dans des écosystèmes propriétaires, restrictifs et peu compatibles entre eux. Visant une nouvelle fois les géants de l’IT, en particulier Google, Apple et Microsoft, l’Arcep formule une série de préconisations « pour assurer un internet ouvert et le libre choix des utilisateurs ».

Au-delà de la pertinence de cette analyse, on peut toutefois s’interroger sur la légitimité d’une telle démarche pour l’organe de réglementation français. Nous savons que l’Autorité cherche à étendre son périmètre d’intervention, mais il ne faudrait pas que cela se fasse au détriment de ses missions premières…

Source : Pour l’Arcep, les smartphones sont le « maillon faible » d’un Internet ouvert