Etats-Unis : le Sénat vote (symboliquement) le maintien de la neutralité du Net

Hier, le Sénat américain a voté en faveur d’un maintien de la neutralité du Net, une décision visant à renverser celle prise par la Commission fédérale des communications (FCC) en fin d’année dernière. Mais ce vote ne devrait être que symbolique, l’annulation de la décision de la FCC devant être validée par la Chambre des représentants, puis par le président Donald Trump… un scénario très peu probable.

Source : Sursaut inespéré aux États-Unis en faveur de la neutralité du net

Fin de la neutralité du Net aux Etats-Unis : c’est pour le 11 juin

A moins d’un contre-vote du Sénat, saisi par les Etats opposés au projet, la fin de neutralité du Net aux Etats-Unis, votée en décembre dernier par la Commission fédérale des communications, devrait entrer en vigueur le 11 juin prochain.

Source : La neutralité du Net expire le 11 juin aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, T-Mobile rachète (enfin) Sprint

Après quatre années de négociations intermittentes et deux tentatives de mariage avortées, T-Mobile US s’est mis d’accord avec son concurrent Sprint pour racheter ce dernier pour un montant de 26 milliards de dollars. Cette consolidation du marché américain de la téléphonie mobile, aujourd’hui contrôlé par quatre grands opérateurs qui concentrent plus de 90% des abonnés, reste soumise à l’approbation, loin d’être acquise, des autorités de la concurrence.

Source : Aux Etats-Unis, Sprint et T-Mobile se disent « oui »

Etats-Unis : T-Mobile et Sprint reparlent encore fusion

Voilà un serpent de mer qui refait périodiquement surface depuis 4 ans : cinq mois après l’échec des dernières négociations, les états-majors des deux opérateurs mobiles américains auraient repris leurs discussions concernant une possible fusion de leurs activités.

Source : Télécoms : aux États-Unis, Sprint et T-Mobile songent (encore) à se marier

Facebook : Mark Zuckerberg a fait face aux sénateurs américains

Auditionné pendant plusieurs heures par le Sénat américain, Mark Zuckerberg s’est expliqué sur l’affaire Cambridge Analytica. Mitraillé de questions sur l’activité de Facebook, il a su se tirer de ce grand oral sans être trop déstabilisé… quitte à parfois botter en touche.

Sources :
Facebook : sous pression des sénateurs américains, Mark Zuckerberg fait face
Audition du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg : une discrète revanche de l’Europe
Facebook : les questions auxquelles n’a pas répondu Mark Zuckerberg

YouTube visé par une plainte pour ciblage publicitaire des enfants

23 organisations américaines de défense des droits numériques et de protection de l’enfance viennent de déposer une plainte auprès de la Federal Trade Commission, le régulateur du commerce aux Etats-Unis. Elles y accusent YouTube – et sa maison-mère Google – de collecter, à des fins publicitaires, des données personnelles concernant les jeunes utilisateurs de la plateforme vidéo, enfreignant ainsi le Children’s Online Privacy Protection Act, une loi fédérale qui encadre les sites à destination des moins de 13 ans.

Google amasse ses informations sans en informer au préalable les parents et Google les utilise pour cibler des publicités vers les enfants partout sur internet.

Source : Publicités : YouTube accusé d’avoir illégalement ciblé des enfants

L’affaire Cambridge Analytica plonge Facebook dans une crise historique

A son corps défendant, Facebook a animé le feuilleton à scandale de la semaine, dont voici un court résumé, par articles interposés : le réseau social a en effet été indirectement mis en cause par deux enquêtes, parues en fin de semaine dernière dans le Guardian et le New York Times. Ces dernières accusent Cambridge Analytica, société spécialisée dans le data mining, d’avoir exploité les données Facebook de 50 millions d’utilisateurs américains et britanniques, dans le cadre de la campagne de Donald Trump aux Etats-Unis et de celle en faveur du Brexit au Royaume-Uni.

Si la contribution réelle de Cambridge Analytica à la victoire de Trump semble assez relative, Facebook traverse, depuis ces révélations, la pire crise de son histoire : confronté à la chute de son action en Bourse et à des appels au boycott et autres menaces de class actions, la firme de Menlo Park devrait bientôt sacrifier son chef de la sécurité. Muet pendant plusieurs jours, Mark Zuckerberg, son P-DG est finalement sorti de son silence pour se dire « vraiment désolé », reconnaître des « erreurs » et promettre des améliorations, sans toutefois remettre en cause son modèle économique. Pas sûr que cela suffise à lui permettre de regagner la confiance (?) de ses utilisateurs…

Altice USA a profité de la réforme fiscale américaine

Altice USA fait partie des gagnants de la réforme fiscale mise en oeuvre par le gouvernement Trump fin 2017 : la baisse des taux d’imposition sur les sociétés lui aurait permis d’économiser 2,4 milliards de dollars ! La filiale américaine du groupe de Patrick Drahi a ainsi pu dégager un bénéfice net de 2,25 milliards de dollars au quatrième trimestre 2017. Elle devrait profiter de cette manne pour accélérer dans le déploiement de la fibre optique.

Source : Altice USA peut remercier Trump

Etats-Unis : levée de boucliers contre l’idée d’un réseau 5G financé par Washington

Hier, le Wall Street Journal évoquait une idée circulant à la Maison-Blanche d’un réseau 5G financé par l’Etat fédéral américain. Face aux fortes ambitions de la Chine dans ce domaine, l’objectif de ce projet serait de créer un réseau « sûr ». Cette perspective n’a cependant pas tardé à faire l’unanimité contre elle, du président de l’organisme de régulation américain aux intervenants du secteur.

Source : Etats-Unis : l’idée d’un réseau 5G financé par Washington provoque une levée de boucliers

Apple profite d’un cadeau fiscal pour rapatrier son magot aux Etats-Unis

Depuis de nombreuses années, les bénéfices réalisés par Apple hors des Etats-Unis, soit un total estimé en 2017 à plus de 250 milliards de dollars, restaient stockés à l’étranger. La firme à la pomme refusait en effet de s’acquitter des 35% d’impôts prélevés par le gouvernement américain sur les fonds des multinationales rapatriés aux États-Unis.

Mais l’administration Trump a offert à ces dernières un beau cadeau de Noël, sous la forme d’une réforme fiscale limitant ce prélèvement à 15,5%. Apple s’apprête donc à rapatrier son trésor de guerre aux Etats-Unis, moyennant un impôt de 38 milliards de dollars seulement. La firme de Cupertino en profite pour rappeler son attachement à son pays natal, mettant en avant les investissements qu’elle va y réaliser… grâce à l’argent économisé en impôts. Quant à Donald Trump, il peut se gargariser de l’efficacité de sa politique.

Bref, tout le monde est content de cette happy end, qui appelle quand même une question : quelle part de cet impôt aurait dû être versé aux pays européens ?

Source : Apple va payer 38 milliards de dollars en « impôt de rapatriement »

Une étude met en doute l’efficacité d’un logiciel censé prédire la criminalité

Un logiciel peut-il prédire le risque de récidive criminelle ? C’est en tout cas ce qu’est censé faire, aux Etats-Unis, l’algorithme Compas (pour Correctional Offender Management Profiling for Alternative Sanctions), utilisé par les juges de nombreuses juridictions en tant qu’outil d’aide à la décision. Or, une récente étude du Dartmouth College remet fortement en question son efficacité :

Ce logiciel commercial largement utilisé pour prédire la récidive n’est pas plus pertinent ni juste que les prédictions de personnes n’ayant aucune ou peu d’expertise judiciaire.

Source : Pas plus efficace que les humains, l’algo qui veut prédire la criminalité est épinglé

Altice se divise pour mieux rebondir

Pour éviter que les difficultés qu’il rencontre sur le marché européen impactent ses activités aux Etats-Unis, Patrick Drahi a décidé de séparer complètement ses deux activités de chaque côté de l’Atlantique. Scindant également sa dette, Altice entend rassurer les marchés… et reprendre sa stratégie d’acquisitions aux Etats-Unis ?

Source :
Altice annonce la séparation de ses activités américaines du reste du groupe
Altice se coupe en deux pour mieux grossir

Neutralité du Net : quelle stratégie en France ?

C’est aujourd’hui que les Etats-Unis devraient enterrer la neutralité du Net sur leur territoire. En France, cette question revient logiquement sur le devant de l’actualité : au gré d’une interview, le P-DG d’Orange, Stéphane Richard, plaide pour « des internets avec des fonctionnalités et puissances différentes » et demande à ce qu’on « laisse faire » les opérateurs ; parallèlement, le président de l’Arcep, Sébastien Soriano, livre, lui, un plaidoyer pour la neutralité du Net, qu’un groupe de travail de l’Assemblée nationale propose même d’inscrire dans la Constitution.

Evidemment, tous affirment parler dans l’intérêt des consommateurs. Alors, faut-il sauver la neutralité du net ? Un débat entre Michel Combot, directeur général de la Fédération française de télécoms, Axelle Lemaire, ancienne secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’innovation, et Valérie Nicolas, universitaire spécialiste du droit des TIC, nous en apprend plus sur cette question complexe.

Source :
Pourquoi la fin de la neutralité du Net fait peur
Stéphane Richard (Orange) veut « des internets avec des fonctionnalités et puissances différentes »
Europe Has a Message for Americans on Net Neutrality
Et si l’on inscrivait la neutralité du net dans la Constitution ?

Privacy Shield : les CNIL européennes toujours pas satisfaites

Le G29 des CNIL européennes avait déjà exprimé ses réserves à propos du Privacy Shield, accord encadrant le transfert des données personnelles des citoyens européens vers les Etats-Unis, en avril 2016, peu après sa signature. Suite à une récente réévaluation, le rapport des CNIL salue, en quelques lignes, la progression que constitue le Privacy Shield par rapport au précédent accord invalidé, mais dresse une très imposante liste d’aspects à améliorer.

Source : Privacy Shield : l’UE et les États-Unis ne sont pas encore sur la même ligne

Neutralité du Net aux Etats-Unis : la fin est proche

A l’issue d’un vote planifié pour le 14 décembre prochain, la Federal Communications Commission, autorité américaine de régulation des télécoms, devrait mettre fin à l’obligation faite aux fournisseurs d’accès à Internet de respecter la neutralité du Net. Voilà sans doute la fin d’une saga politico-économique qui fait débat depuis bientôt deux décennies aux États-Unis… Jusqu’à ce que les Démocrates reviennent à la Maison Blanche ?

Source : Les États-Unis vont-ils vraiment donner un coup fatal à la neutralité du Net ?