Hausse des troubles psychiques liés au travail

Une étude de l’Assurance maladie publiée ce jour dénombre, pour 2016, plus de 10 000 accidents du travail liés à des affections psychiques, ce qui représente 1,6% du total contre 1% en 2011. 596 maladies professionnelles d’ordre psychique ont par ailleurs été recensées, soit 7 fois plus qu’en 2011.

Source : Dépression, troubles anxieux… la hausse des affections psychiques liées au travail

Donner du sens à la rupture conventionnelle collective

Source : Donner du sens à la rupture conventionnelle collective

Une tribune pleine de bon sens, qui rappelle en outre l’un des biais les plus affligeants de tous les plans de départs volontaires : ce sont en général les salariés les plus compétents qui partent en premier… notamment parce que ce sont ceux qui ont les meilleures perspectives de retrouver un emploi ailleurs. La compétence globale de l’entreprise est donc très fortement affectée par ces plans de départ.

Cela renvoie à l’éternelle question de la manière dont les salariés sont considérés dans l’entreprise : une charge ou un actif ?

La gestion financiarisée conduit à les considérer comme une charge, et à chercher la plus grande flexibilité possible pour faire entrer et sortir les salariés de l’entreprise, afin d’optimiser l’efficacité financière de court terme.

La gestion entrepreneuriale sait au contraire que les compétences des salariés constituent un actif clef pour développer durablement l’entreprise, assurer sa pérennité et sa croissance sur le moyen/long terme. On peut en dire de même de leur engagement et de leur loyauté à l’entreprise.

A l’heure où nombre de dirigeants se plaignent d’avoir des difficultés à recruter, et notamment à trouver les bonnes compétences (au fait, ne sont elles pas chez les salariés qu’elles ont récemment congédiés, sur la base d’un plan volontaire ou non ? ), n’est-il pas temps de changer de paradigme dominant pour se focaliser sur les objectifs de long terme ?

Les salariés français se sentent de moins en moins autonomes

Les résultats de la dernière enquête « Conditions de travail », conduite en 2016 par la DARES, font état d’une stabilisation des contraintes en matière de rythme de travail, par rapport à la dernière enquête datant de 2013. On note la baisse de certaines contraintes psychosociales (charge mentale en diminution, horaires moins contraignants, soutien social fort et stabilisation de la demande émotionnelle), de même que la raréfaction des comportements hostiles au sein de l’entreprise. Les contraintes physiques sont, elles, globalement stabilisées, à un niveau qui reste élevé. Enfin, le degré d’autonomie ressenti par les salariés est globalement en recul.

Source : Tâches répétitives, contrôles : les salariés de moins en moins autonomes

La qualité de vie au travail, en amélioration pour tous… Vraiment ?

Cegos vient de nous livrer la dernière édition de son baromètre annuel sur le climat social et la qualité de vie au travail (à consulter en version (très) résumée ou en version complète), qui s’intéresse aux écarts de perception en la matière des salariés, des managers et de la DRH.

Or, si tous s’accordent sur le constat d’une amélioration du climat social dans leurs entreprises sur les dernières années et notent une amélioration de leurs conditions de travail, on note un certain spleen chez les managers, moins épanouis qu’avant et, logiquement, moins impliqués.

On observe par ailleurs un certain essoufflement de l’effet nouveauté des outils numériques, le digital venant de plus en plus s’ancrer dans le quotidien des travailleurs.

Enfin, si le stress semble de mieux en mieux pris en compte, le burn-out et la dépression s’ancrent durablement dans le paysage professionnel.

Sources :
Qualité de vie au travail : les managers sont-ils en train de basculer en plein spleen ?
L’effet magique du numérique sur le management serait-il en train de s’atténuer ?
Le burn out et la dépression s’ancrent durablement dans le monde professionnel

« J’adore mon travail, mais… »

Source : « J’adore mon travail, mais… »

Une analyse tout à fait intéressante, qui questionne utilement les modèles d’analyse de la souffrance au travail : en réalité, il faut combiner les modèles, comme le résume ce schéma…

…et travailler sur deux fronts simultanés :

  • améliorer les conditions de travail proposées aux salariés ;
  • outiller les salariés pour qu’ils apprennent à gérer leur engagement pour se protéger.

Les entreprises face aux nouvelles exigences de la génération Y

Les jeunes diplômés des écoles de commerce poussent leurs employeurs potentiels à se repenser pour les séduire.

Source : Les entreprises face aux nouvelles exigences de la génération Y

En réalité, toutes les générations ont des aspirations similaires. Simplement, les jeunes diplômé-e-s ont davantage d’occasions de le faire savoir, parce-que les entreprises les courtisent. Les autres tentent de faire changer les choses de l’intérieur… sans être toujours écoutés.

Jeunes et emploi : la quête de sens

Un récent sondage OpinionWay – 20 Minutes pour l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire affirme notamment que le critère numéro un de choix d’un emploi pour les 18-30 ans est le « sens », devant d’autres critères plus objectifs comme la rémunération, la possibilité de concilier vie privée et vie professionnelle (plutôt une nouveauté par rapport aux générations précédentes) ou la situation géographique de l’entreprise. De quoi amener les entreprises à se repenser pour séduire cette « cible ».

Sources :
Un métier qui a du sens, premier critère de choix pour les jeunes
Les entreprises face aux nouvelles exigences de la génération Y

Temps de travail et productivité : quelle situation en France ?

On entend parfois dire que les travailleurs français sont plus paresseux que leurs voisins, mais cette réputation est-elle vraiment justifiée ? D’ailleurs, faut-il forcément travailler longtemps pour être productif ? « Dessine-moi l’éco » compare la situation en France avec celle des principaux pays de l’OCDE en matière de durée du travail et de productivité.

Sommes-nous plus distraits… et moins productifs que jamais ?

Alors que le temps moyen de concentration d’un être humain est désormais de 8 secondes, ce qui le place juste derrière… les 9 secondes du poisson rouge, on peut légitimement se demander dans quelle mesure l’économie souffre de cette « crise de l’attention ». C’est la question que s’est posée Dan Nixon, un économiste de la Bank of England, dans un récent article, ici en version originale.

Source : Sommes-nous plus distraits… et moins productifs que jamais ?

Loi travail : l’Assemblée vote la ratification des ordonnances

Les différentes ordonnances qui vont permettre de réformer le Code du travail ont été votées ce mardi par l’Assemblée nationale, à une large majorité. Le projet de loi doit désormais être examiné par les sénateurs, sans doute pas avant janvier.

Source : Les députés donnent leur feu vert à la réforme du droit du travail par ordonnances

Quel monde du travail pour demain ?

La nature du travail s’est modifiée sous l’égide de nouvelles pratiques de flexibilité, en flux tendu. Comment penser l’avenir du travail dans un tel contexte ? Quels défis devrons-nous relever ?

Source : Quel monde du travail pour demain ?

L’article se passe de commentaire : il faut juste le lire, et réfléchir collectivement dans tous les groupes concernés, d’une part sur ce que l’on veut promouvoir, et d’autre part sur les leviers à activer pour l’obtenir.

Ce ne sera pas simple, et il sera impossible de faire l’impasse l’action collective des travailleurs, avec des démarches suffisamment puissantes pour faire pièce aux puissances en présence, dans les entreprises comme dans les états, qui rêvent d’abord des gains de productivité induits par les nouvelles technologies avant de se préoccuper de la place des travailleurs ou du partage des gains.

Loi travail : comme une lettre à la Poste ?

Alors que le projet de loi sur la réforme du code du travail sera voté solennellement aujourd’hui par l’Assemblée nationale, la contestation parait s’être essoufflée depuis la rentrée. Habileté politique d’Emmanuel Macron ? Désunion syndicale ? Lassitude de la population ?

Jean-Marie Pernot, chercheur à l’Institut de Recherches Economiques et Sociales, Brice Couturier, journaliste, et Philippe Manière, fondateur et dirigeant du cabinet de conseil Footprint, en débattent.

1 salarié français sur 4 est miné par le stress

Selon les résultats d’une étude réalisée par le cabinet Stimulus, spécialisé dans le bien-être et la santé au travail, 52% des salariés français présentent un niveau élevé d’anxiété et 24% sont dans un « état d’hyperstress » qui met en danger leur santé.

« Devoir traiter des informations complexes et nombreuses » et « manquer de temps » concernent respectivement 72% et 62% des salariés, et leur impact en termes de stress est très fort.

Source : Un quart des salariés français sont dans un « état d’hyperstress » qui met leur santé en danger

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