Hausse des troubles psychiques liés au travail

Une étude de l’Assurance maladie publiée ce jour dénombre, pour 2016, plus de 10 000 accidents du travail liés à des affections psychiques, ce qui représente 1,6% du total contre 1% en 2011. 596 maladies professionnelles d’ordre psychique ont par ailleurs été recensées, soit 7 fois plus qu’en 2011.

Source : Dépression, troubles anxieux… la hausse des affections psychiques liées au travail

Les salariés français se sentent de moins en moins autonomes

Les résultats de la dernière enquête « Conditions de travail », conduite en 2016 par la DARES, font état d’une stabilisation des contraintes en matière de rythme de travail, par rapport à la dernière enquête datant de 2013. On note la baisse de certaines contraintes psychosociales (charge mentale en diminution, horaires moins contraignants, soutien social fort et stabilisation de la demande émotionnelle), de même que la raréfaction des comportements hostiles au sein de l’entreprise. Les contraintes physiques sont, elles, globalement stabilisées, à un niveau qui reste élevé. Enfin, le degré d’autonomie ressenti par les salariés est globalement en recul.

Source : Tâches répétitives, contrôles : les salariés de moins en moins autonomes

Autorisation du don aux aidants de jours de repos non utilisés

L’Assemblée nationale a adopté, en fin de semaine dernière, une proposition de loi permettant à un travailleur de donner un ou plusieurs jours de congés ou de RTT à un collègue s’occupant d’un proche en perte d’autonomie ou handicapé.

Source : L’Assemblée vote le don de jours de congés payés et RTT pour les aidants

1 salarié français sur 4 est miné par le stress

Selon les résultats d’une étude réalisée par le cabinet Stimulus, spécialisé dans le bien-être et la santé au travail, 52% des salariés français présentent un niveau élevé d’anxiété et 24% sont dans un « état d’hyperstress » qui met en danger leur santé.

« Devoir traiter des informations complexes et nombreuses » et « manquer de temps » concernent respectivement 72% et 62% des salariés, et leur impact en termes de stress est très fort.

Source : Un quart des salariés français sont dans un « état d’hyperstress » qui met leur santé en danger

Conditions de travail : l’Anact lance un portail de références documentaires

L’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail vient de lancer un portail de veille, listant les références documentaires sur tous les champs relatifs à cette thématique : qualité de vie au travail, management, prévention des risques, dialogue social, risques psychosociaux, organisation du travail, numérique, égalité professionnelle, articulation des temps, santé au travail, etc.

Le premier médicament connecté : un Big Brother médical ?

Les autorités sanitaires américaines ont autorisé la mise sur le marché d’un médicament agissant contre des troubles psychiques comme la schizophrénie ou la bipolarité, et doté d’un capteur connecté, indiquant quand il est ingéré. Censé aider les patients à mieux suivre leurs traitements et… les assureurs à faire de fortes économies sur les coûts liés aux complications médicales, ce médicament inquiète certains professionnels de santé, qui craignent une surveillance généralisée des patients et anticipent des risques autour du partage des données médicales.

Source : Le premier comprimé connecté : un Big Brother médical ?

Pourquoi le burn-out n’est pas reconnu comme une maladie professionnelle

La question de la reconnaissance du « syndrome d’épuisement professionnel » refait régulièrement surface, au gré d’une actualité souvent tragique. Mais il y a une dizaine de jours, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a confirmé que le burn-out ne serait pas, pour l’heure, reconnu comme une maladie professionnelle. Pour quelles raisons ? Cet article nous l’explique.

Sources : Pourquoi le burn-out n’est pas reconnu comme une maladie professionnelle

Quand le smartphone et les réseaux sociaux nous rendent malades

Si le smartphone fait partie de notre quotidien et nous rend de nombreux services, de récentes recherches montrent qu’il présente des risques dont ses utilisateurs doivent se méfier. Les personnes, adolescents comme adultes, qui l’utilisent très fréquemment, notamment pour la consultation de leurs réseaux sociaux, seraient susceptibles de devenir « addict », anxieuses et déprimées. Pour en savoir plus, voici un article de deux professeurs de l’université d’Aix-Marseille, qui s’appuie sur une autre de leurs publications, plus conséquente, dans la Revue française des sciences de l’information et de la communication.

Source : Mobile-déprime et e-anxiété, quand les réseaux sociaux nous rendent malades

Salarié et aidant, une double casquette mal prise en compte par l’entreprise

A l’occasion de la journée des aidants, vendredi dernier, Malakoff Médéric et la Fondation Médéric alzheimer ont dévoilé une étude intitulée « Agir pour les salariés-aidants ».

Les 2/3 des salariés aidants déclarent que leur situation a un impact sur leur vie professionnelle : changement des horaires de travail (33 %), réduction des heures de travail (29 %) ou travail à domicile (14 %).

Et selon les dirigeants, l’aide apportée par un salarié à un proche se traduit par de l’absentéisme (59 % des personnes interrogées) et une perte de productivité (41 %). Cependant, seuls 31 % des dirigeants interrogés sont en mesure d’estimer le nombre de salariés aidants présents dans leur entreprise, et ce sujet n’est aujourd’hui un thème de réflexion que pour 15 % d’entre eux.

Source : Salarié et aidant, une double casquette mal prise en compte par les entreprises

Fusion CE-CHSCT-DP : quelles conséquences sur la santé au travail ?

Gregor Bouville, Maitre de conférence à l’Université Paris Dauphine, explique pourquoi la disparition programmée des CHSCT, dénoncée par la CFE-CGC au début de l’été, fait courir le risque d’une accélération de la dégradation de l’état de santé des salariés français dans les années à venir.

Source : Fusion CE-CHSCT-DP : quelles conséquences sur la santé au travail ?

Quelle société pour demain ? La CFE-CGC interpelle les candidats à la Présidentielle

La CFE-CGC s’invite dans la campagne pour l’élection présidentielle, avec un dossier (consultable et téléchargeable ici) dans lequel elle affiche sa volonté de « réconcilier l’économie de marché avec l’intérêt général ». Après un état des lieux global des récentes évolutions du monde, dans ses aspects économiques, sociétaux et sociaux, elle se penche plus particulièrement sur 8 thématiques, pour lesquelles elle formule des propositions : les parcours professionnels, l’économie au sens large (avec des incursions dans les domaines de l’industrie, du développement durable et du logement), le numérique, la protection sociale, la santé au travail, le handicap, le dialogue social, et l’Europe et l’international.

La CFE-CGC pose par ailleurs 7 questions aux candidats, dont les réponses seront publiées intégralement et sans commentaire sur son site.

  • Comment réconcilier l’économie de marché avec l’intérêt général de notre pays ?
  • Le relèvement de l’âge d’ouverture des droits à la retraite est fréquemment évoqué comme mesure pour restaurer et pérenniser l’équilibre de nos régimes de retraite. Considérez-vous cette mesure comme pertinente ? Proposez-vous d’autres mesures permettant d’atteindre le même objectif ?
  • Pouvons-nous, en France, tirer profit de la 4e révolution industrielle sans l’expression des intérêts convergents et contradictoires issue de l’exercice du dialogue social ?
  • Quel avenir pour le statut de la Fonction publique, en y intégrant les contractuels de plus en plus nombreux dans le périmètre du secteur public ?
  • Comment construire un droit à la formation spécifique pour la population « encadrants et experts » ?
  • Quelle est votre position concernant le principe de « conditionnalité sociale » dans les accords de libre-échange ? Que pensez-vous de l’élévation du Socle social européen comme levier pour favoriser l’adhésion au projet européen ?
  • Quelles mesures envisagez-vous afin de développer l’égalité des chances des personnes en situation de handicap dans leur cursus scolaire, universitaire et pour leur accès à un emploi de cadre ou technicien ?

Brown-out : quand le travail perd tout son sens

Le monde du travail ne cesse de se renouveler quant aux pathologies qu’il engendre ! Après le burn-out et le bore-out, voici le brown-out, enduré par des salariés qui ne comprennent pas ou plus le sens de leur travail.

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Source : Brown-out : quand le travail perd tout son sens

Chic ! Generali va récompenser les bons comportements des salariés !

Le pitch du programme Generali Vitality, qui sera proposé gratuitement début 2017 aux entreprises clientes de l’assureur : permettre aux salariés d’auto-évaluer leur santé et leur mode de vie via un questionnaire en ligne, leur fixer des objectifs et leur donner des conseils pour les atteindre (comme, par exemple, faire du sport ou acheter de bons produits… dans une enseigne partenaire), et enfin les récompenser via un système de points, qui donnent droit à des réductions… là aussi auprès d’enseignes partenaires.

Ou comment Generali vise à la fois le beurre (la fidélisation de ses clients entreprises), l’argent du beurre (des partenariats avec des enseignes sans doute bien négociés) et peut-être encore plus le sourire de la crémière (les données de santé des salariés et leur engagement à améliorer leurs comportements en la matière, ce qui ne peut que bénéficier à ses services grand public).

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Source : Generali : des bons points contre des datas

L’individualisation des risques santé, une menace pour le pacte social ?

Techniquement, plus grand chose ne s’oppose à une modulation des tarifs de prévoyance santé en fonction du comportement, jugé à risque ou responsable, des assurés. Les objets connectés et l’exploitation de leurs données permettent une telle individualisation, qui reste cependant illégale en France. Certes, responsabiliser les individus en les incitant à avoir des conduites moins risquées bénéficierait à la collectivité en permettant de réduire les dépenses de santé. Mais cela remettrait en cause le principe fondateur de notre protection sociale, à savoir la mutualisation des risques.

Un intéressant débat autour de cette question avec Claude Le Pen, directeur du master « Economie et gestion de la santé » à l’université Paris Dauphine, Didier Tabuteau, Conseiller d’état et responsable de la Chaire Santé à Sciences Po et Yanick Philippon, directeur des assurances collectives à Generali France.

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