Réforme de l’assurance-chômage : des syndicats méfiants et inquiets

Emmanuel Macron a lancé hier la deuxième phase de son projet pour « rénover le modèle social », en commençant à recevoir à l’Elysée les partenaires sociaux. Avec ce nouveau chantier social, l’exécutif entend notamment ouvrir l’assurance-chômage aux démissionnaires et aux indépendants, rendre l’apprentissage plus attractif et simplifier la formation professionnelle.

Les premiers leaders syndicaux reçus n’ont pas leur inquiétude. Sur l’extension de l’assurance-chômage notamment, ils craignent que ces nouveaux droits n’entraînent une baisse d’ensemble des allocations. François Hommeril, Président de la CFE-CGC, craint notamment les « effets d’aubaine » liés à l’indemnisation des démissionnaires et le « surcoût assurantiel estimé au minimum à 8 milliards d’euros, certains disent jusqu’à 14 milliards ».

Source : Réformes de l’assurance-chômage : des syndicats méfiants et inquiets

Quand le Conseil d’Etat décortique l’économie de plateformes

Financement, législation, rôle des pouvoirs publics… Dans un rapport intitulé « Puissance publique et plateformes numériques : accompagner l’ubérisation », le Conseil d’État émet 21 propositions pour encadrer le développement des plateformes numériques.

Source : Ubérisation : une économie de plates-formes décortiquée par le Conseil d’État

L’emploi : une affaire d’Etat ?

L’émoi suscité par la fusion d’Alstom et Siemens relance un vieux débat autour du rôle de l’Etat en matière de politique industrielle, et plus largement dans le domaine de l’emploi. L’Etat a-t-il vocation à diriger ou codiriger des entreprises ? Doit-il se contenter d’être le principal employeur du pays ? Et en période de crise, sa responsabilité l’oblige-t-elle à subventionner certains emplois, ce qui renvoie à la question des contrats aidés ?

Christian Saint-Etienne, professeur titulaire de la chaire d’économie industrielle au CNAM, Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, et Guillaume Goubert, directeur du journal La Croix, débattent de cette question.

Très Haut Débit : l’UFC Que choisir dénonce un objectif « illusoire »

Alors que le gouvernement Macron poursuit toujours l’objectif d’une généralisation du Très Haut Débit en France d’ici à 2022, mais ne paraît visiblement pas prêt à investir pour cela, l’UFC-Que Choisir rend publique une étude dans laquelle elle affirme que l’objectif du plan France Très Haut Débit est complètement « illusoire », et que le rythme de déploiement actuel des réseaux ne permettrait de l’atteindre qu’en 2035, soit… avec 13 ans de retard.

Source : Transition vers le très haut débit L’inadmissible amplificateur de la fracture numérique !

Risque de privatisation d’Orange : la CFE-CGC monte au créneau

Suite aux déclarations du ministre de l’Economie Bruno Le Maire au début du mois, la CFE-CGC et l’Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat des salariés de l’opérateur historique s’inquiètent de la possibilité d’une cession des 23% détenus par l’Etat dans le capital du groupe. Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre, elles lui demandent d’éclaircir la position de l’Etat quant au caractère stratégique d’Orange et des participations au capital qu’il prévoit de conserver.

Source : Privatisations : la CFE-CGC d’Orange monte au créneau

La France ne veut pas rater la « révolution » de l’Intelligence artificielle

Le Premier ministre Edouard Philippe a lancé officiellement la mission IA, supervisée par le mathématicien et député Cédric Villani. Il a rappelé que la France avait « une très belle carte à jouer » dans ce domaine, en s’appuyant sur « un vivier de start-up spécialisées », « l’excellence de la recherche » et la possibilité d’exploiter des bases de données « de très grande qualité ». Reste maintenant « à créer un vrai écosystème au niveau national ».

Source :
Intelligence artificielle: le gouvernement ne veut pas rater cette « révolution »
Cédric Villani : « L’intelligence artificielle est l’affaire de tout le monde »

Après la Finlande, l’Écosse envisage d’expérimenter le revenu universel

Après la Finlande, qui a démarré une expérimentation en janvier dernier, c’est aujourd’hui l’Ecosse qui envisage d’offrir à tous les citoyens, quelles que soient leurs situations sociales et économiques, une somme d’argent mensuelle identique qui pourrait remplacer des prestations sociales telles que les allocations de logement ou les pensions de l’Etat.

Source : Après la Finlande, l’Écosse envisage d’expérimenter le revenu universel

L’Etat va-t-il privatiser Orange ?

Le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l’Economie Bruno Le Maire ont récemment confirmé que le gouvernement allait bientôt sinon « privatiser certaines entreprises pour avoir de l’argent afin de financer l’innovation », tout au moins « céder des parties de capitaux » détenues par l’Etat dans différentes entreprises françaises. Orange, dont l’Etat reste le premier actionnaire avec 23% du capital, fera-t-il partie du lot ?

Source : L’Etat va-t-il privatiser Orange ?

L’administration Trump songe à transformer Facebook et Google… en services publics

Selon le site d’investigation The Intercept, Steve Bannon, conseiller spécial de Donald Trump, estime que Google et Facebook sont devenus des services monopolistiques tellement incontournables qu’il serait souhaitable de les réguler, à la manière des services publics américains.

Source : L’administration Trump songe à transformer Facebook et Google… en services publics

Accord entre Sénat et Assemblée nationale sur la réforme du code du travail par ordonnances

Réunis en Commission mixte paritaire, députés et sénateurs sont parvenus hier à un accord sur le projet de loi d’habilitation autorisant l’exécutif à légiférer par ordonnances pour réformer le droit du travail. Ce projet avait été adopté par l’Assemblée nationale le 13 juillet, puis par le Sénat le 27, mais dans deux versions différentes.

Source : Réforme du code du travail : le Sénat et l’Assemblée nationale parviennent à un accord

Moralisation de la vie publique : les propositions du CNNum autour du numérique

Ayant décidé d’apporter sa contribution à la réflexion sur la moralisation de la vie publique, le Conseil National du Numérique vient de publier un avis intitulé « La confiance dans la vie publique, avec et pour les citoyen-ne-s d’une société numérique ». Parmi les pistes suggérées, généralisation de la donnée ouverte pour les comptes de campagne des candidats et les indemnités parlementaires, formation des élus aux pratiques du numérique, publication sur le Web des agendas des députés et des sénateurs, ou encore transparence accrue dans la fabrique de la loi.

Source : Open Data, élus geeks… : les pistes du CNNum pour une démocratie numérique

Réforme du Code du travail : la CFE-CGC inquiète

Dans un communiqué signé par la confédération et l’ensemble de ses fédérations, la CFE-CGC affirme redouter « que des dispositions nouvelles de précarisation du travail introduites par la future loi ne dégradent un peu plus la situation de l’emploi et de l’économie ».

Il apparaît, à ce stade, que le projet de l’Exécutif est de reprendre un grand nombre des dispositions abandonnées, parce que trop clivantes, des lois Rebsamen et El Khomri. Et de les amplifier encore.

Source : Quel avenir pour l’entreprise et ses salariés ?

Flexibilité du travail : quand les discours des économistes s’opposent

Voilà les interviews de trois économistes qui portent chacun un regard très différent sur l’impact d’un renforcement de la flexibilité du travail sous l’effet des modifications à venir du Code du travail.

Gilbert Cette, professeur d’économie associé à l’Université d’Aix-Marseille, estime que plus de flexibilité engendrera plus de créations d’emplois.

Anne Eydoux, chercheuse au Centre d’études de l’emploi et du travail et maîtresse de conférences au CNAM, affirme que la flexibilité du travail n’améliorera pas la compétitivité des entreprises.

Enfin, Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, explique comment la dégradation de la qualité de l’emploi fait baisser la productivité.

« Flexibilisation du travail ou transition écologique, il faut choisir ! »

Co-directrice de l’institut Veblen (qui se fixe pour mission de « faire de la transition écologique un projet de société »), Aurore Lalucq nous livre ici une chronique fort stimulante.

La volonté du gouvernement de flexibiliser les emplois amènera à une précarisation des conditions de travail qui va irrémédiablement à l’encontre de la transition écologique.

Source : Flexibilisation du travail ou transition écologique, il faut choisir !

Assemblée nationale : ces députés hérauts de la cause numérique

Exit Axelle Lemaire, Nathalie Kosciusko-Morizet ou Lionel Tardy. Autour du secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi, les nouveaux porte-voix du numérique à l’Assemblée nationale se nomment Bruno Bonnell, Cédric Villani ou Jean-René Cazeneuve. Revue d’effectifs.

Source : Les députés champions du numérique : les gagnants et les battus

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