Quelle société pour demain ? La CFE-CGC interpelle les candidats à la Présidentielle

La CFE-CGC s’invite dans la campagne pour l’élection présidentielle, avec un dossier (consultable et téléchargeable ici) dans lequel elle affiche sa volonté de « réconcilier l’économie de marché avec l’intérêt général ». Après un état des lieux global des récentes évolutions du monde, dans ses aspects économiques, sociétaux et sociaux, elle se penche plus particulièrement sur 8 thématiques, pour lesquelles elle formule des propositions : les parcours professionnels, l’économie au sens large (avec des incursions dans les domaines de l’industrie, du développement durable et du logement), le numérique, la protection sociale, la santé au travail, le handicap, le dialogue social, et l’Europe et l’international.

La CFE-CGC pose par ailleurs 7 questions aux candidats, dont les réponses seront publiées intégralement et sans commentaire sur son site.

  • Comment réconcilier l’économie de marché avec l’intérêt général de notre pays ?
  • Le relèvement de l’âge d’ouverture des droits à la retraite est fréquemment évoqué comme mesure pour restaurer et pérenniser l’équilibre de nos régimes de retraite. Considérez-vous cette mesure comme pertinente ? Proposez-vous d’autres mesures permettant d’atteindre le même objectif ?
  • Pouvons-nous, en France, tirer profit de la 4e révolution industrielle sans l’expression des intérêts convergents et contradictoires issue de l’exercice du dialogue social ?
  • Quel avenir pour le statut de la Fonction publique, en y intégrant les contractuels de plus en plus nombreux dans le périmètre du secteur public ?
  • Comment construire un droit à la formation spécifique pour la population « encadrants et experts » ?
  • Quelle est votre position concernant le principe de « conditionnalité sociale » dans les accords de libre-échange ? Que pensez-vous de l’élévation du Socle social européen comme levier pour favoriser l’adhésion au projet européen ?
  • Quelles mesures envisagez-vous afin de développer l’égalité des chances des personnes en situation de handicap dans leur cursus scolaire, universitaire et pour leur accès à un emploi de cadre ou technicien ?

Débat présidentiel : les contrevérités et exagérations des cinq candidats

Souvent très pertinente, la rubrique du Monde « Les Décodeurs » remet quelques points sur les i suite au débat présidentiel d’hier au soir, réfutant quelques affirmations à l’emporte-pièce, à l’instar de celle de François Fillon sur le supposé faible temps de travail des Français, déjà évoqué dans ces colonnes il y a quelques mois.

Source : Débat présidentiel 2017 : les petites et grosses intox des cinq candidats

Le créateur du Web évoque les dangers les plus inquiétants pour l’avenir d’Internet

Quand Tim Berners-Lee, père fondateur du World Wide Web il y a près de 30 ans, alerte sur les dérives affectant sa création (perte de contrôle des données personnelles, viralité de la désinformation, développement de la publicité politique ciblée), forcément, on l’écoute… ou plutôt on lit sa lettre ouverte, traduite notamment en français.

Source : Three challenges for the web, according to its inventor

Numérique : des programmes encore assez flous

Des représentants des candidats Benoît Hamon, Emmanuel Macron et François Fillon ont débattu hier du volet numérique de leurs programmes respectifs, évoquant des thématiques comme le cadre réglementaire, le financement de l’innovation, la formation, ou encore la transformation du monde du travail. A moins de deux mois du premier tour des élections, c’est la première fois qu’ils abordent cette question… avec timidité.

Source : Quel est le programme numérique des candidats à la présidentielle ?

Axelle Lemaire quitte le gouvernement pour intégrer l’équipe de Benoît Hamon

A huit semaines de l’élection présidentielle, la secrétaire d’Etat chargée du Numérique, nommée en 2014, souhaite se consacrer pleinement à la campagne du socialiste et à sa propre campagne pour les législatives. Elle est remplacée par Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat à l’Industrie depuis septembre 2016.

Source : Axelle Lemaire : « Pourquoi je quitte le gouvernement »

A quelques mois de la Présidentielle, quelles visions et attentes pour les Français concernant le travail ?

Sollicité par LCP pour cerner les attentes des Français face aux échéances électorales à venir, Harris Interactive a publié, fin janvier, une étude portant sur leurs perceptions à l’égard du travail en France, sur leurs conditions de travail, et sur leurs attentes en termes de réformes pour améliorer ces dernières.

Au final, les interviewés expriment une vision globalement assez sombre des conditions de travail dans le pays, et affirment majoritairement que les propositions des candidats sur cette thématique seront un critère déterminant pour leur vote à l’élection présidentielle. Ils se montrent favorables à un certain nombre des propositions de réforme présentées, en particulier celles qui agissent sur le levier financier, la majorité se déclarant en revanche opposés à l’instauration d’un revenu universel ou à la suppression des 35 heures.

Source : Les Français et la présidentielle de 2017 – Troisième vague d’enquête : La réforme du travail

Marketing politique : nous sommes démocra-ciblés

Comme d’habitude, l’équipe de Data Gueule, émission de format court produite par France 4, vise juste, dans cette vidéo portant sur les outils de marketing politique, se demandant si « à trop viser les électeurs potentiels, on ne risque pas de blesser le débat démocratique ».

S’y ajoute l’analyse éclairée d’Antoinette Rouvroy, chercheuse au Fonds de la Recherche Scientifique belge, qui affirme notamment :

Ces dispositifs transforment les hommes politiques en sismographes, qui enregistrent des signaux numériques (…) et qui réagissent en fonction de ces signaux numériques. C’est exactement l’inverse d’un projet.

Menaces de piratage des élections : les partis politiques français sont-ils prêts ?

Au regard des fortes suspicions de piratage pesant sur les dernières élections américaines, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a déjà fait passer aux partis politiques français un certain nombre de messages, distillant des conseils quant aux solutions technologiques à déployer. Si les équipes des différents candidats sont conscientes des risques, il n’est même pas sûr que leurs efforts suffisent au regard du déséquilibre des forces en présence…

Sources :
Hacking des élections : les partis politiques français sont-ils prêts ?
Comment le piratage informatique menace les candidats à la présidentielle

Quand les initiatives citoyennes bousculent les institutions

Le 4ème sommet du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) s’est tenu à Paris pendant la semaine dernière. Des acteurs de la société civile ont présenté un foisonnement d’expériences de démocratie participative, dont cet article du Monde fait le résumé.

Dans le même temps, le Digital Society Forum publiait les résultats de la 3ème édition de l’Observatoire du Numérique qu’il a créé avec BVA. En voici le rapport complet.

Civic tech, la démocratie en mode 2.0

Nous avons déjà évoqué dans ces colonnes les Civic tech, ces outils numériques qui ont pour ambition de replacer les citoyens au cœur de la décision politique. Révolution ou effet de mode, la démocratie 2.0 est désormais en marche. Avec quels objectifs et pour quels résultats ? Une vidéo d’Arte fait le point.

Notons à ce sujet, qu’en parallèle du sommet mondial du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), qui se tient en ce moment à Paris, le collectif Démocratie ouverte crée, dans la capitale, le premier incubateur français dédié à la Civic tech.

Le programme de François Fillon sur le numérique

Un rapport d’une douzaine de pages détaille les projets pour le numérique du futur candidat Les Républicains à l’élection présidentielle, de la cybersécurité à la loi Hadopi, en passant par le vote électronique et l’enseignement de l’informatique.

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Source : Vote électronique, « open data » et Hadopi : le programme de François Fillon sur le numérique

Réseaux sociaux : et si nous étions seuls responsables de nos enfermements ?

Les dernières échéances électorales internationales ont (re)mis sur le devant de la scène la question des « bulles informationnelles » dans lesquelles nous enfermeraient les réseaux sociaux, accusés de ne nous confronter qu’aux discours, souvent conformes aux nôtres, de nos amis, et de nous rendre aveugles et sourds à des opinions plus contradictoires.

Une étude effectuée en 2015 par trois chercheurs américains vient nuancer cette théorie, nous renvoyant à notre responsabilité individuelle dans l’ouverture à la diversité.

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