Etre manager ne fait plus rêver les employés

Une récente étude de BVA pour Audencia Business School confirme que les postes à responsabilités attirent de moins en moins les salariés français. Assez méfiants vis-à-vis des « innovations managériales », ils jugent majoritairement le management de leurs entreprises comme peu innovant. S’ils stigmatisent le directivisme de leurs managers, 80% des salariés ne sont eux-mêmes pas désireux de s’investir dans l’encadrement.

Source : Les salariés et les innovations managériales  – un sondage BVA pour Audencia

Donner du sens à la rupture conventionnelle collective

Source : Donner du sens à la rupture conventionnelle collective

Une tribune pleine de bon sens, qui rappelle en outre l’un des biais les plus affligeants de tous les plans de départs volontaires : ce sont en général les salariés les plus compétents qui partent en premier… notamment parce que ce sont ceux qui ont les meilleures perspectives de retrouver un emploi ailleurs. La compétence globale de l’entreprise est donc très fortement affectée par ces plans de départ.

Cela renvoie à l’éternelle question de la manière dont les salariés sont considérés dans l’entreprise : une charge ou un actif ?

La gestion financiarisée conduit à les considérer comme une charge, et à chercher la plus grande flexibilité possible pour faire entrer et sortir les salariés de l’entreprise, afin d’optimiser l’efficacité financière de court terme.

La gestion entrepreneuriale sait au contraire que les compétences des salariés constituent un actif clef pour développer durablement l’entreprise, assurer sa pérennité et sa croissance sur le moyen/long terme. On peut en dire de même de leur engagement et de leur loyauté à l’entreprise.

A l’heure où nombre de dirigeants se plaignent d’avoir des difficultés à recruter, et notamment à trouver les bonnes compétences (au fait, ne sont elles pas chez les salariés qu’elles ont récemment congédiés, sur la base d’un plan volontaire ou non ? ), n’est-il pas temps de changer de paradigme dominant pour se focaliser sur les objectifs de long terme ?

SNCF : plus de 2000 suppressions d’emplois prévues en 2018

Comme c’est devenu une (mauvaise) habitude depuis plusieurs années, la SNCF vient de livrer son plan de suppressions de postes pour 2018 : comme en 2017, le groupe public prévoit de délester ses effectifs de 2000 emplois, principalement dans sa branche Mobilités, chargée de l’exploitation des trains de voyageurs et de marchandises en France. Les syndicats, auxquels le projet de budget a été présenté, ont tous rendu un avis négatif, évoquant un « budget d’austérité ».

Encore une fois, on a des plans de performance qui fonctionnent avec des économies passant par des suppressions d’emplois.

Source : SNCF : plus de 2000 suppressions d’emplois prévues en 2018

Libérer, délivrer… et surveiller ? Le manager sous tension

Comment manager en confiance ? Doit-on libérer ses collaborateurs des contraintes de « l’ancien monde » ? Ou faire usage des outils de transparence numérique pour mieux piloter, et surveiller, à distance afin de produire plus de résultats ?

Dans leur ouvrage, Julie Bastianutti, Marguerite Descamps et Frédéric Petitbon ont réfléchi aux contradictions, sources de tensions, que les managers doivent affronter dans le « nouveau monde ».

Source : Libérer, délivrer… et surveiller ? Les tensions vécues par le manager dans les organisations entre nouveau et ancien monde

La qualité de vie au travail, en amélioration pour tous… Vraiment ?

Cegos vient de nous livrer la dernière édition de son baromètre annuel sur le climat social et la qualité de vie au travail (à consulter en version (très) résumée ou en version complète), qui s’intéresse aux écarts de perception en la matière des salariés, des managers et de la DRH.

Or, si tous s’accordent sur le constat d’une amélioration du climat social dans leurs entreprises sur les dernières années et notent une amélioration de leurs conditions de travail, on note un certain spleen chez les managers, moins épanouis qu’avant et, logiquement, moins impliqués.

On observe par ailleurs un certain essoufflement de l’effet nouveauté des outils numériques, le digital venant de plus en plus s’ancrer dans le quotidien des travailleurs.

Enfin, si le stress semble de mieux en mieux pris en compte, le burn-out et la dépression s’ancrent durablement dans le paysage professionnel.

Sources :
Qualité de vie au travail : les managers sont-ils en train de basculer en plein spleen ?
L’effet magique du numérique sur le management serait-il en train de s’atténuer ?
Le burn out et la dépression s’ancrent durablement dans le monde professionnel

Loin de casser les silos, les réseaux sociaux d’entreprise les répliquent

Les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) ne cessent de se développer dans les grands groupes, qui souhaitent ainsi favoriser le partage de connaissances et le décloisonnement de leurs équipes. Mais une étude réalisée par la chaire intelligence RH et RSE du Groupe IGS en collaboration avec le cabinet BDO montre que l’organisation des RSE reproduit fidèlement les hiérarchies déjà en place au sein des organisations. Ainsi, les individus sont 8,5 fois plus actifs dans les groupes créés par leurs managers que dans les autres : loin de casser les silos, les RSE reproduisent numériquement les structures hiérarchiques physiques des entreprises.

Source : Loin de casser les silos, les réseaux sociaux d’entreprise les dupliquent, révèle une étude

Conditions de travail : l’Anact lance un portail de références documentaires

L’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail vient de lancer un portail de veille, listant les références documentaires sur tous les champs relatifs à cette thématique : qualité de vie au travail, management, prévention des risques, dialogue social, risques psychosociaux, organisation du travail, numérique, égalité professionnelle, articulation des temps, santé au travail, etc.

L’action Altice continue sa chute libre, Drahi tente de rassurer

Malgré sa reprise en main par son fondateur, Altice n’arrive pas à enrayer la chute de son action en Bourse.

Mardi, Patrick Drahi s’est efforcé de rassurer les salariés du groupe, défendant sa stratégie et demandant à ses collaborateurs de tout mettre en oeuvre pour améliorer la relation client, martelant notamment le besoin de « simplification ». Et hier, il s’est présenté devant un parterre d’analystes télécoms pour tenter de rassurer les marchés, mettant notamment en avant une nouvelle politique d’économies : « Nous arrêtons les acquisitions. Nous revenons aux fondamentaux et nous nous concentrons sur l’allègement de la dette », a-t-il déclaré.

Sources :
Altice continue sa chute libre, Drahi tente de rassurer ses troupes
Face à la chute du cours d’Altice, l’acte de contrition de Patrick Drahi

SFR : démission de Michel Combes, Patrick Drahi reprend la main

En pleine tourmente, Altice a annoncé hier au soir la démission de son DG et PDG de SFR, Michel Combes. Après s’être mis en retrait, Patrick Drahi reprend les commandes, en devenant Président du Conseil d’administration. C’est lui qui établira « les priorités stratégiques, opérationnelles, commerciales et technologiques du groupe, ainsi que leur exécution, en particulier concernant SFR ». Le fondateur et propriétaire d’Altice procède par ailleurs à un grand renouvellement de son état-major en s’appuyant notamment sur des compagnons d’aventure de longue date.

Source : En pleine tourmente, Drahi reprend la main sur Altice

L’expérience collaborateur, de la théorie à la pratique

Concept symétrique à l’expérience client, l’expérience collaborateur en est encore à ses balbutiements. Résultera-t-elle d’une simple transformation des méthodes de management, d’une révolution dans la gestion des ressources humaines ou d’une mutation en profondeur de toute la culture de l’entreprise ? Les invités du Social Media Club en débattent.

Source : Employee Experience : du concept à la pratique

Bientôt des salariés dans tous les conseils d’administration ?

Commentant la volonté d’Emmanuel Macron de « revisiter cette belle invention gaulliste de l’intéressement et de la participation », le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a estimé cela pourrait aboutir à une présence accrue des salariés dans les conseils d’administration des entreprises.

Si on veut réaffirmer la place des salariés dans l’entreprise, il faut changer la gouvernance.

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire s’est montré plus réservé sur cette idée.

Tout ce qui permettra de mieux associer les salariés aux résultats et à la définition de la stratégie de l’entreprise va dans le bon sens. (…) Est-ce que ça veut dire « pouvoir de décision » ou pas, il faut en discuter. Est-ce que ça doit amener à plus de place dans les conseils d’administration, ce n’est pas la seule solution.

Rappelons qu’actuellement, la présence d’un ou deux représentants des salariés est obligatoire dans les conseils d’administration ou de surveillance des entreprises qui ont leur siège social en France et qui y emploient au moins 1000 salariés.

Sources :
Intéressement, participation: l’exécutif veut aller plus loin et faire entrer les salariés dans les conseils d’administration
Des salariés dans les conseils d’administration? Le Maire se montre réservé

Egalité hommes-femmes au travail : le chemin est encore long

Selon l’enquête « Atteindre l’égalité femmes-hommes : un combat difficile » publiée cette semaine par l’OCDE, la différence de salaire médian entre hommes et femmes en France tutoie les 10%, un écart qui ne baisse plus depuis le début des années 2000. Si l’OCDE salue les efforts entrepris par la France dans ce domaine durant les dernières années, le plafond de verre est décidément bien dur à briser, avec une forte sous-représentation des femmes (moins de 32%) dans les postes à responsabilité. Enfin, si les jeunes Françaises sont en moyenne plus diplômées (+8%) que leurs homologues masculins, elles sont moins présentes (seulement 38%) dans les filières lucratives des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.

Source : L’écart des salaires entre les femmes et les hommes ne se réduit plus en France, selon l’OCDE

SFR perd son cinquième patron en cinq ans

Entré chez SFR en janvier 2016, le Directeur général Michel Paulin quitte son poste avec effet immédiat. L’opérateur a choisi de ne pas lui désigner de successeur direct, mais de partager ses champs d’activité entre deux hommes : Alain Weill, DG des activités médias d’Altice et DG de SFR Media, s’occupera de « l’intégration des actifs télécoms et médias », tandis que Michel Combes, le PDG de SFR et DG d’Altice, prendra directement en charge la « transformation de l’entreprise et le rétablissement de la performance opérationnelle ».

Source : SFR perd son cinquième patron en cinq ans

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