Les travailleurs Français, ces analphabètes de la data

En France, seuls 12% des travailleurs sont datalphabétisés (contre 17% pour la moyenne européenne), et comprennent précisément l’usage qu’ils font des données auxquelles ils ont accès. 51% reconnaissent d’ailleurs prendre leurs décisions « au feeling » plutôt qu’en fonction de renseignements riches et précis. Telle est l’une des conclusions de l’étude paneuropéenne menée par l’éditeur Qlik en partenariat avec Censuswide, qui montre également que les quelques 5000 personnes interrogées n’aspirent qu’à une chose : être formées pour pouvoir progresser.

Source : Les Français sont des analphabètes de la data

Réforme de l’assurance-chômage : des syndicats méfiants et inquiets

Emmanuel Macron a lancé hier la deuxième phase de son projet pour « rénover le modèle social », en commençant à recevoir à l’Elysée les partenaires sociaux. Avec ce nouveau chantier social, l’exécutif entend notamment ouvrir l’assurance-chômage aux démissionnaires et aux indépendants, rendre l’apprentissage plus attractif et simplifier la formation professionnelle.

Les premiers leaders syndicaux reçus n’ont pas leur inquiétude. Sur l’extension de l’assurance-chômage notamment, ils craignent que ces nouveaux droits n’entraînent une baisse d’ensemble des allocations. François Hommeril, Président de la CFE-CGC, craint notamment les « effets d’aubaine » liés à l’indemnisation des démissionnaires et le « surcoût assurantiel estimé au minimum à 8 milliards d’euros, certains disent jusqu’à 14 milliards ».

Source : Réformes de l’assurance-chômage : des syndicats méfiants et inquiets

Egalité hommes-femmes au travail : le chemin est encore long

Selon l’enquête « Atteindre l’égalité femmes-hommes : un combat difficile » publiée cette semaine par l’OCDE, la différence de salaire médian entre hommes et femmes en France tutoie les 10%, un écart qui ne baisse plus depuis le début des années 2000. Si l’OCDE salue les efforts entrepris par la France dans ce domaine durant les dernières années, le plafond de verre est décidément bien dur à briser, avec une forte sous-représentation des femmes (moins de 32%) dans les postes à responsabilité. Enfin, si les jeunes Françaises sont en moyenne plus diplômées (+8%) que leurs homologues masculins, elles sont moins présentes (seulement 38%) dans les filières lucratives des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.

Source : L’écart des salaires entre les femmes et les hommes ne se réduit plus en France, selon l’OCDE

Les GAFAM bientôt dans les écoles françaises ?

Le délégué au numérique éducatif du ministère de l’Education nationale ne voit plus aucune opposition à l’utilisation des services web des grands acteurs américains dans les écoles françaises. Un virage notable et qui fait débat au sein même du ministère, après des années d’interdiction officielle de l’utilisation des services des GAFAM.

Source : Numérique : Le ministère ouvre l’Ecole à Google ?

Quels types d’organisation du travail à l’horizon 2030 ?

France Stratégie, Commissariat général à la stratégie et à la prospective rattaché au Premier Ministre, vient de publier un très intéressant document de travail prospectif, qui s’intéresse à l’évolution futures des quatre grands modèles d’organisation du travail qui existent aujourd’hui.

Les organisations du travail sont un élément prédictif majeur pour imaginer le travail de demain. Elles ont contribué à modeler le monde d’aujourd’hui, et leur évolution sera porteuse de profonds changements à la fois pour les travailleurs, pour l’économie et pour la société dans son ensemble. Si les organisations dites apprenantes et hautement participatives offrent de bonnes perspectives aux salariés (stabilité de l’emploi, accès à la formation continue, conditions de travail satisfaisantes, etc.), d’autres modèles pourraient leur être moins favorables. Comment ces organisations du travail évolueront-elles d’ici 2030 ? Ces mutations seront-elles sources d’amélioration en termes de qualité du travail, de pratiques managériales et de mobilité ? En se fondant sur leurs caractéristiques actuelles et sur les grandes tendances – économiques, technologiques, démographiques et sociétales – qui façonneront  les  quinze  prochaines  années,  ce document propose  quatre  évolutions  possibles des modes d’organisation du travail : un boom des organisations apprenantes, l’essor de la plateforme apprenante virtuelle, le recours à un super-intérim et l’apparition d’un taylorisme new age. À chaque fois, il esquisse les conséquences sur la vie au travail comme sur la capacité des entreprises à bien figurer dans la compétition mondiale. Ces scénarios ne constituent pas des prédictions mais visent à nourrir la réflexion sur l’avenir du travail : si certains peuvent apparaître inquiétants, d’autres sont davantage porteurs d’espoir.

Source : Imaginer l’avenir du travail – Quatre types d’organisation du travail à l’horizon 2030

Une start-up pour laquelle robotisation n’est pas synonyme de destruction d’emplois

Spécialisée dans la vente en ligne de produits en gros, la start-up américaine Boxed a investi plusieurs millions de dollars pour automatiser les opérations de collecte et d’emballage de son principal entrepôt. Mais cette transformation s’est par ailleurs accompagnée d’un vaste plan de formation pour maintenir les 115 emplois attachés à ce centre de logistique.

Source : Dans cette start-up e-commerce, robotisation n’est pas synonyme de chômage

Le travail vu par les candidats à la Présidentielle

Code et contrat de travail, nouvelles formes d’emploi, formation et apprentissage, dialogue social, chômage… La Fondation Travailler autrement a décortiqué les principaux engagements des candidats à la Présidentielle sur la thématique du travail. Elle a ainsi constitué un dossier intégrant les mesures qui lui semblaient les plus importantes dans chaque programme.

Source : Le travail vu par…

Numérique : des programmes encore assez flous

Des représentants des candidats Benoît Hamon, Emmanuel Macron et François Fillon ont débattu hier du volet numérique de leurs programmes respectifs, évoquant des thématiques comme le cadre réglementaire, le financement de l’innovation, la formation, ou encore la transformation du monde du travail. A moins de deux mois du premier tour des élections, c’est la première fois qu’ils abordent cette question… avec timidité.

Source : Quel est le programme numérique des candidats à la présidentielle ?

Automatisation et emploi : plus de questions que de réponses

Source : Automatisation et emploi : plus de questions que de réponses

Une seule certitude in fine : la nécessité de se former tout au long de sa vie pour mieux s’adapter aux évolutions technologiques. Une conclusion confortée par de nombreux travaux de recherche.

En tant que syndicalistes, nous devons donc nous battre pour une formation professionnelle toujours plus efficace… et nous former nous-mêmes sans relâche pour mieux identifier ce qui est utile pour tous.

Quand un algorithme complexifie les processus d’orientation scolaire

Le Ministère de l’Education nationale et l’enseignement supérieur vient de dévoiler une partie du fonctionnement de l’algorithme APB, qui traite de façon automatisée les pré-inscriptions des étudiants pour les formations post-bac.

apbComme on le savait, après avoir appliqué des critères de choix objectifs, celui-ci utilise un tirage au sort (!) pour les formations ayant des capacités d’accueil inférieures au nombre de candidatures. Mais, au regard de certaines des « règles de priorité » assez curieuses qu’il utilise, on se dit que ce système est susceptible de biaiser fortement les choix des étudiants, les incitant notamment à se positionner prioritairement sur des formations à capacités d’accueil limitées pour avoir une chance de les obtenir… même si ces dernières ne constituent pas leurs premiers choix. Vous avez dit non-sens ?

Source : Admission post-bac, l’algorithme révélateur des failles de l’université

Transformation numérique: l’université est loin du compte

Quatre à cinq universités pionnières participeront à partir de septembre à des tests « grandeur nature » pour aider à construire une stratégie pour la transformation numérique des universités françaises. Aujourd’hui, les bonnes initiatives se multiplient, mais elles restent isolées.

Source : Transformation numérique: l’université est loin du compte

France Télécom : le problème, c’est la génération bonus!

Florence Noiville, journaliste au Monde et auteur de « J’ai fait HEC et je m’en excuse » ne mâche pas ses mots. Interrogée par Marianne 2 sur la situation à France Télécom, elle dit notamment :

Partout où l’on pousse à bout le principe MMPRDC, « Make more profit, the rest we don’t care ». Partout, cette maximisation du profit se fait au détriment de la dimension humaine. Faire sortir une personne de la masse salariale est considéré comme une victoire. L’humain devient l’ennemi, une source de coûts à contenir le plus possible. Mais la charge de travail ne baisse pas, le stress est plus grand et le sentiment de culpabilité de voir ses camarades partir alors qu’on reste se développe.

L’interview au complet sur Marianne 2.

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