Très haut débit par satellite : accord entre Eutelsat, Orange et Thales

Alors que, jusqu’ici, Orange ne voulait pas entendre parler d’une solution satellitaire pour réduire la fracture numérique dans les zones isolées et difficiles d’accès, l’opérateur a finalement été convaincu par des conditions commerciales bien plus avantageuses que celles de la proposition initiale d’Eutelsat. Ce dernier commande donc à Thales Alenia Space le satellite Konnect VHTS. Les services de télécommunications par satellite qui pourront ainsi être mis en œuvre à partir de 2021 seront distribués, respectivement, par Orange sur les marchés européens grand public où l’opérateur est présent, et par Thales, qui fournira des services de connectivité aux gouvernements.

Source : Fracture numérique : l’accord inespéré entre Eutelsat, Orange et Thales

En voulant protéger les entreprises stratégiques, l’Etat mécontente la tech française

Ainsi que Bruno Le Maire l’avait appelé de ses vœux, Edouard Philippe a présenté, il y a une dizaine de jours, de nouvelles mesures pour protéger les entreprises françaises jugées stratégiques. Parmi ces dernières, on trouve un élargissement du décret Montebourg de 2014 aux secteurs de l’intelligence artificielle, du spatial, du stockage des données, des semi-conducteurs et des infrastructures financières.

De nombreuses voix du numérique se sont rapidement élevées contre cette mesure, « erreur magistrale » qui va favoriser « copinage et corruption », « mettre des bâtons dans les roues des start-up locales » et « faire fuir les investisseurs étrangers ».

En ce début de semaine, une tentative de concertation a toutefois été amorcée, via une réunion entre le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire, et le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, d’une part, et les représentants des associations du numérique de l’autre. Tout le monde semble vouloir aller dans le même sens : protéger les secteurs sensibles, sans toutefois dissuader les investissements internationaux indispensables au financement des pépites tricolores. A suivre…

Sources :
Philippe présente un plan pour protéger les entreprises stratégiques françaises
Investissements étrangers : le numérique s’inquiète d’un contrôle par l’État
Extension du décret Montebourg : ce que proposent les lobbies de la tech

Pour l’Arcep, les terminaux sont le « maillon faible » d’un Internet ouvert

Le régulateur français des télécoms vient de publier un rapport intitulé Les terminaux, maillon faible de l’ouverture d’Internet. Selon ce dernier, les terminaux (smartphones, tablettes, assistants vocaux, etc.), leurs systèmes d’exploitation et leurs magasins d’applications limitent de facto notre accès à Internet en nous enfermant dans des écosystèmes propriétaires, restrictifs et peu compatibles entre eux. Visant une nouvelle fois les géants de l’IT, en particulier Google, Apple et Microsoft, l’Arcep formule une série de préconisations « pour assurer un internet ouvert et le libre choix des utilisateurs ».

Au-delà de la pertinence de cette analyse, on peut toutefois s’interroger sur la légitimité d’une telle démarche pour l’organe de réglementation français. Nous savons que l’Autorité cherche à étendre son périmètre d’intervention, mais il ne faudrait pas que cela se fasse au détriment de ses missions premières…

Source : Pour l’Arcep, les smartphones sont le « maillon faible » d’un Internet ouvert

L’UE inflige une amende de 1 milliard d’euros à Qualcomm

Après la Chine, Taiwan, la Corée du Sud (en attendant les Etats-Unis), c’est l’Union européenne qui sanctionne le fabricant de semi-conducteurs pour ses pratiques anti-concurrentielles, avec une amende représentant quasiment 5% de son chiffre d’affaires sur le dernier exercice : Qualcomm est accusé d’avoir évincé ses concurrents du marché en versant « des milliards de dollars » à son client Apple, pour qu’il ne s’approvisionne pas ailleurs…

Source : Qualcomm : 1 milliard d’euros d’amende pour abus de position dominante en Europe

Deux ONG françaises accusent Samsung de violer les droits humains dans ses usines chinoises

Affirmant que le géant sud-coréen de l’électronique emploie des enfants dans ses usines chinoises, par ailleurs pointées du doigt pour leurs conditions de travail inhumaines, les deux associations vont déposer une plainte à Paris contre Samsung et sa filiale française.

Source : Samsung visé par une plainte d’ONG pour violations des droits de l’Homme dans ses usines en Chine

Deux failles critiques affectent la plupart de nos terminaux

Surnommées Meltdown et Spectre, ces failles exploitent des défauts présents dans quasiment toutes les puces produites par Intel et d’autres fabricants durant ces vingt dernières années… Aussi, une très large majorité de nos terminaux (téléphones portables, tablettes, ordinateurs, serveurs…) sont vulnérables à l’une ou à l’autre. Ces vulnérabilités pourraient permettre à des pirates informatiques de voler mots de passe et autres données personnelles.

Source : Meltdown et Spectre, les deux failles critiques découvertes dans la plupart des processeurs

iPhones bridés : Apple attaqué en justice

C’est le scandale technologique qui a animé la trêve des confiseurs : mis au pied du mur par les médias, Apple a reconnu ralentir volontairement, depuis plus d’un an, les performances de certains de ses « vieux » modèles d’iPhones, pour ménager leurs batteries vieillissantes. Ciblée par plusieurs « class actions » aux Etats-Unis, la firme de Cupertino a présenté ses excuses à ses clients et annoncé une baisse drastique du prix de ses batteries pour permettre à ceux qui le souhaitent de les remplacer.

Cette actualité est venue relancer le débat autour de la durée de vie des objets et de la « culture du jetable ». Mais peut-on vraiment fabriquer des objets inusables ou susceptibles d’être garantis à vie ? Laëtitia Vasseur, cofondatrice de l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP), Olivier Chambon, youtuber « maker », Manuel Charpy, chargé de recherches au CNRS et spécialiste de l’histoire de la culture matérielle et de la consommation, et Gilles Belley, designer industriel, en débattent.

Finalement, Atos dit « oui » à… Thales

L’offre de 4,3 milliards d’euros présentée la semaine dernière par Atos pour la reprise du spécialiste de la sécurité numérique Gemalto, offre rejetée par ce dernier, aura servi d’accélérateur à la concrétisation d’une OPA amicale formulée par Thales. D’un montant de 4,8 milliards d’euros, celle-ci a été acceptée par les dirigeants d’Atos, qui étaient en discussion « depuis des mois » avec leur repreneur.

« Thales n’anticipe pas de suppressions d’emplois qui résulteraient de cette opération » et « s’engage à préserver l’emploi dans les activités françaises de Gemalto au moins jusqu’à fin 2019 ». En revanche, Gemalto maintient bien son plan de suppression de 288 postes annoncé au début du mois.

Sources :
Thales et Gemalto s’allient pour former un leader de la cybersécurité
Gemalto qui a accepté l’offre de Thales maintient son plan de suppression de 288 postes

Gemalto rejette l’offre de rachat d’Atos, qui persiste

Le spécialiste français de la sécurité numérique Gemalto a annoncé hier qu’il rejetait l’offre de rachat « non sollicitée et conditionnelle » de 4,3 milliards d’euros présentée par le groupe Atos. Il estime notamment que cette offre « ne propose pas de stratégie convaincante par rapport aux perspectives de Gemalto en tant qu’entreprise autonome » et « sous-estime de manière significative la valeur de Gemalto »

Ne se laissant pas décourager, Atos a confirmé sa proposition.

Source : Gemalto rejette l’offre de rachat d’Atos qui persiste

Nokia maintient finalement son plan de suppression de postes

Se promettant d’être « inflexible », le gouvernement n’a pourtant obtenu aucune avancée sur le plan de suppression de près de 600 emplois prévu par l’équipementier : suspendu pendant le temps des négociations, il sera finalement mené à bien et reprendra d’ici « une dizaine de jours ». La direction de Nokia a cependant assuré qu’elle allait recruter plus de 800 personnes (330 à court terme et 500 à moyen terme) pour son département recherche et développement, s’engageant ainsi à… tenir ses promesses. A suivre…

Source : Nokia France : plan social confirmé mais…

HP Entreprise va supprimer 5000 emplois dans le monde

La société informatique américaine Hewlett Packard Enterprise a l’intention de supprimer au moins 5000 emplois au niveau mondial, soit 10% de ses effectifs. Ces réductions d’effectifs devraient débuter avant la fin de l’année, et concerner tant les salariés américains que ceux des autres pays, dont la France, où est implanté HPE.

Source : HP Entreprise va supprimer 5.000 emplois dans le monde

Suppressions de postes chez Nokia: « Macron joue sa réputation »

Les représentants des salariés de Nokia, qui veut supprimer près de 600 postes en France, sont très remontés contre Emmanuel Macron qui avait adoubé la vente d’Alcatel en 2015.

Source : Suppressions de postes chez Nokia: « Macron joue sa réputation » – L’Express L’Expansion

En substance, la validation du rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia devait relancer l’activité et les embauches en France, notamment en R&D, et contribuer à la reconstruction d’un pôle européen fort en matière de conception et construction d’équipements télécoms.

Résultat des courses : les décisions sont prises en Finlande… et les promesses sur l’emploi en France ne sont pas tenues.

Le nouveau gouvernement parviendra-t-il à ce que les engagements soient tenus ? Ce nouvel avatar dans la filière télécoms va-t-il ouvrir les yeux de nos gouvernants sur la réalité du fonctionnement des entreprises et la catastrophe industrielle générée par une régulation globalement immature, imprévoyante et inadaptée au contexte ?

Croisons tous les doigts !

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