Valorisation du parcours syndical : parution du rapport Simonpoli

A la demande de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, Jean-Dominique Simonpoli, Directeur général de l’association Dialogues, a rédigé un rapport, dans lequel il égrène des pistes permettant de valoriser les compétences et les carrières des salariés qui font le choix de l’engagement syndical. Les recommandations figurant dans ce rapport « auront vocation à se trouver dans les ordonnances » de la future réforme du Code du travail, a précisé la ministre.

Source : Des pistes remises à Pénicaud pour favoriser l’engagement syndical

La réforme du Code du travail en questions

Avec l’adoption définitive de la loi d’habilitation par le Parlement, le gouvernement a le champ libre pour réformer le Code du travail par voie d’ordonnance.

Dans le cadre de l’émission de France Inter « Le téléphone sonne », François Hommeril, Président de la CFE-CGC, Alain Alphon-Layre, responsable du pôle travail emploi de la CGT, et Alain Griset, Président de l’Union des entreprises de proximité, répondent aux questions des auditeurs concernant cette réforme.

Fibre d’entreprise : Orange signe un accord avec Kosc

Apparu il y a moins de deux ans sur le marché des télécoms d’entreprise, Kosc vient de conclure un accord avec Orange, qui lui permettra d’avoir accès aux infrastructures de l’opérateur historique et de pouvoir commercialiser, à compter du 1er janvier prochain, de nouvelles offres de fibre à destination des professionnels.

Voilà un accord qui semble concrétiser la pression du régulateur, soucieux de voir émerger un 3ème acteur sur le marché des télécoms d’entreprise pour concurrencer le duopole Orange-SFR.

Source : Télécoms pour les entreprises : Kosc signe un accord avec Orange

Scandale en Suède après une fuite de données sensibles

Les autorités suédoises enquêtent sur une fuite de données massive au sein de l’agence des transports de Suède, qui a abouti à l’exposition de données très sensibles. Pour diminuer ses coûts, cet organisme avait externalisé ses bases de données auprès de IBM et NCR, qui mettaient en œuvre ces contrats, respectivement depuis la République tchèque et la Serbie.

Source : Suède : scandale national après l’exposition de données secrètes sur le Cloud

Données personnelles : arrêtons de nous voiler la face !

Avec la perspective de l’entrée en vigueur, au printemps 2018, de la nouvelle réglementation européenne sur les données personnelles, « les entreprises craignent de se couper de la richesse de l’analytique et ne souhaitent pas rendre aux usagers la maîtrise de leurs données, en espérant que ceux-ci ne s’aperçoivent pas trop vite qu’ils ont été au mieux dépouillés de la richesse de leur vie privée, au pire complètement instrumentalisés. Les dégâts collatéraux potentiels sont énormes en termes d’image de marque et de libertés individuelles. »

Une très intéressante tribune de Philippe Michel, P-DG de Magush, spécialiste de la protection des données.

Source : Données personnelles : arrêtons de nous voiler la face !

85% des « emplois de 2030 » n’existeraient pas encore

Une récente étude de Dell et de l’« Institute for the Future », think tank californien, confirme, s’il en était besoin, que le passage à l’intelligence numérique cognitive va profondément impacter le monde du travail de demain. Mais comme souvent avec cette thématique, ce rapport tient parfois plus du manifeste que de l’analyse rigoureuse et scientifique.

Source : Une étude affirme que 85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui

L’agilité… c’est compliqué !

Pour rédiger ce très intéressant article, Hubert Guillaud, responsable de la veille à la Fing et rédacteur en chef d’InternetActu, s’est notamment appuyé sur l’intervention de Bjarte Bogsnes, responsable du développement de la gestion de la performance chez Statoil, compagnie pétrolière norvégienne. Invitant les entreprises à abandonner la gestion par le budget, il s’interroge sur leur difficulté à devenir « agiles ». Pour se libérer des pesanteurs liées au management, doit-on d’abord changer le management ou ses outils ?

Source : L’agilité… c’est compliqué !

Télécoms: le régulateur veut « secouer le cocotier » sur le marché des entreprises

L’Arcep, le gendarme des télécoms, a publié ce mardi les conclusions de son analyse de marché de la fibre. Déterminé à en finir avec le monopole d’Orange dans les télécoms d’entreprise, l’institution a décidé de lui imposer plusieurs mesures pour épauler la concurrence. Sébastien Soriano, le président de l’Arcep, les explique à La Tribune.

Source : Télécoms: le régulateur veut « secouer le cocotier » sur le marché des entreprises

No comment : les conclusions de l’Arcep deviennent de plus en plus prévisibles…

Quelle valorisation pour les représentants syndicaux ?

De nombreuses études montrent une forte discrimination à l’égard des représentants syndicaux dans les entreprises. Dans ces conditions, comment peuvent-ils espérer négocier à égalité, s’interroge un collectif de chercheurs.

Dans une autre tribune, Jean-Pierre Clamadieu, P-DG du groupe belge de chimie Solvay, estime que le dialogue social ne peut se développer que si l’entreprise reconnaît et valorise la fonction des représentants des salariés.

Sources :
« Dans les entreprises, l’action des représentants des salariés est loin d’être considérée comme légitime »
« Renforcer le dialogue social, c’est aussi contribuer à faire des représentants syndicaux des interlocuteurs solides »

Flexibilité du travail : quand les discours des économistes s’opposent

Voilà les interviews de trois économistes qui portent chacun un regard très différent sur l’impact d’un renforcement de la flexibilité du travail sous l’effet des modifications à venir du Code du travail.

Gilbert Cette, professeur d’économie associé à l’Université d’Aix-Marseille, estime que plus de flexibilité engendrera plus de créations d’emplois.

Anne Eydoux, chercheuse au Centre d’études de l’emploi et du travail et maîtresse de conférences au CNAM, affirme que la flexibilité du travail n’améliorera pas la compétitivité des entreprises.

Enfin, Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, explique comment la dégradation de la qualité de l’emploi fait baisser la productivité.

Quelles évolutions dans l’engagement des salariés syndiqués ?

La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) a publié en mars une étude sur les formes et implications de l’engagement syndical en France. Si l’on peut déplorer qu’elle s’appuie sur des chiffres datant de 2013, cette étude apporte un éclairage très intéressant sur l’évolution, au cours des années, des modalités et de l’intensité de la participation des adhérents à la vie syndicale. Voici son résumé :

En 2013, 11 % des salariés âgés de 18 à 65 ans déclarent adhérer à une organisation syndicale, 30 % d’entre eux participent régulièrement aux activités de leur syndicat, alors qu’un peu plus de 50 % n’y ont jamais pris part ou très rarement.

Les syndiqués les plus engagés sont plus âgés, moins diplômés et plus souvent ouvriers, que la moyenne des salariés adhérents. En dépit d’un taux de syndicalisation moins élevé que dans la fonction publique, les syndiqués du secteur marchand sont en proportion plus engagés.

Les salariés syndiqués participent plus souvent aux élections professionnelles et aux conflits du travail. Cette plus grande implication dans des causes collectives dépasse les limites de l’entreprise. Ils déclarent plus souvent être membres d’associations caritatives, de défense des droits et intérêts communs, de protection de l’environnement ou de partis politiques. Ils participent plus fréquemment à des activités bénévoles.

Entre 1983 et 2013, la part des adhérents qui participe régulièrement aux activités syndicales a sensiblement diminué dans un contexte de repli de la syndicalisation et l’adhésion intervient de plus en plus tardivement au cours de la carrière. Cette moindre attractivité pour l’engagement syndical va de pair avec un fort recul de l’adhésion à d’autres associations qui marquent un engagement citoyen. Pour autant, les syndicats de salariés comptent plus d’adhérents que la plupart des autres organisations.

Source : De l’adhérent au responsable syndical – Quelles évolutions dans l’engagement des salariés syndiqués ?

Les salariés français victimes de « réunionite aiguë »

Ce n’est pas vraiment une surprise, mais cette étude réalisée par OpinionWay pour le cabinet Empreinte Humaine vient le confirmer : les salariés français passent en moyenne 4h30 par semaine en réunion, soit 3 semaines par an et plus de 6 pour les cadres ! Mais à peine plus de la moitié de ces réunions sont considérées comme productives…

Source : Les salariés français victimes de « réunionite aiguë »

De la religion en entreprise

Un dossier en deux volets sur ce thème « casse-gueule » (sic) qui engendre « le malaise des syndicats » (re-sic).

Autre son de cloche à la CFE-CGC (cadres) qui a, notamment, mis les pieds dans le plat chez Orange en dénonçant, l’été dernier, une dérive des « ASA », ces autorisations spéciales d’absence (héritées du passé public du groupe de télécoms) qui peuvent être accordées pour les fêtes juives, musulmanes, orthodoxes et boudhistes. L’inflation des demandes devenait ingérable, au point de pourrir l’ambiance sur certains sites, expliquait alors Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC d’Orange, d’autant qu’elle s’accompagnait parfois « de pressions des plus fervents sur leurs coreligionnaires moins pratiquants ». La CFE-CGC a proposé que ces 3 jours de congés annuels soient désormais prélevés sur le stock de RTT, et perdent leur référence religieuse. Même si la direction n’a pas donné suite, une telle prise de position publique sur ce thème reste rare de la part d’un syndicat.

Sources :
La religion en entreprise : la question « casse-gueule » qui monte
Revendications religieuses au travail : le malaise des syndicats

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