<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Télécoms, Média &#38; Pouvoir &#187; dogmatisme</title>
	<atom:link href="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/tag/dogmatisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.telecoms-media-pouvoir.net</link>
	<description>Décryptages et propositions du Cercle de réflexion télécoms &#38; média de la CFE-CGC/Unsa</description>
	<lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 11:01:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Les limites de la concurrence dans les télécoms</title>
		<link>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/les-limites-de-la-concurrence-dans-les-telecoms/</link>
		<comments>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/les-limites-de-la-concurrence-dans-les-telecoms/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 11:30:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène Marcy</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Vu sur la toile]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[concurrence]]></category>
		<category><![CDATA[dogmatisme]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[investissements]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[télécoms]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.telecoms-media-pouvoir.net/?p=1638</guid>
		<description><![CDATA[Le Monde daté du 20 septembre publie un article d&#8217;Olivier Voirin (DuVarroy Consulting), qui expose de manière claire des concepts souvent oubliés lorsqu&#8217;on ne voit les télécoms que sous l&#8217;angle dogmatique de la concurrence. Cette vision dogmatique est également populiste, en ce sens qu&#8217;elle donne une vision simpliste des règles de fonctionnement du marché des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="buttons-wrap">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style" addthis:url="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/les-limites-de-la-concurrence-dans-les-telecoms/" addthis:title="Les limites de la concurrence dans les télécoms">
<a class="addthis_button_facebook"></a>
<a class="addthis_button_twitter"></a>
<a class="addthis_button_linkedin"></a>
<a class="addthis_button_delicious"></a>
<a class="addthis_button_email"></a>
<a class="addthis_button_compact"></a>
<a class="addthis_button_"></a>
</div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
</div><p>Le Monde daté du 20 septembre publie <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/20/les-limites-de-la-concurrence-dans-les-telecoms_1412766_3232_1.html">un article d&#8217;Olivier Voirin</a> (DuVarroy Consulting), qui expose de manière claire des concepts souvent oubliés lorsqu&#8217;on ne voit les télécoms que sous l&#8217;angle dogmatique de la concurrence. Cette vision dogmatique est également populiste, en ce sens qu&#8217;elle donne une vision simpliste des règles de fonctionnement du marché des télécoms, en faisant l&#8217;impasse sur l&#8217;une des données clefs du métier d&#8217;opérateur : le fait qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une activité essentiellement basée sur les coûts fixes, avec des niveaux d&#8217;investissement élevés, qui nécessitent donc de sécuriser les ressources des opérateurs.</p>
<p>Toute la démonstration est intéressante, l&#8217;un des paradoxes soulevés par les conclusions du papier est particulièrement croustillant&#8230; ou déplorable, selon le point de vue qu&#8217;on adopte :</p>
<blockquote><p>Aucun des nouveaux acteurs du fixe n&#8217;a investi de façon significative dans la partie terminale du réseau, considérant que le prix du dégroupage de la ligne cuivre offrait une opportunité bien plus intéressante. La conséquence de cette situation est qu&#8217;aucun des acteurs actuels ne dispose des ressources pour mettre en place le réseau du futur, la fibre, en remplacement de la paire de cuivre. Ni l&#8217;opérateur historique qui ne dispose ni des ressources venant de ses clients résidentiels du fait de la baisse des prix, ni de celles de la vente en gros en raison des prix orientés vers les coûts du dégroupage et des tarifs d&#8217;interconnexion, ni ses concurrents qui pour acquérir des parts de marché ont fixé leur niveau de prix (30 euros) au minimum. Le marché s&#8217;est ainsi équilibré à un niveau de prix qui ne permet pas la modernisation des réseaux. La conséquence est paradoxale : l&#8217;ouverture à la concurrence, avec des contraintes réglementaires asymétriques portant uniquement sur le propriétaire du réseau, d&#8217;une activité dynamique, rentable, d&#8217;un intérêt social et économique évident, pour laquelle dans les années 1990 la France disposait d&#8217;acteurs industriels puissants, a eu comme conséquence de créer une situation dans laquelle aucun des acteurs n&#8217;est capable de financer l&#8217;infrastructure sur laquelle il peut développer son service sans le secours de la puissance publique, au niveau local ou national.</p></blockquote>
<p>Selon nous, il manque un élément d&#8217;analyse, tout aussi paradoxal : concernant l&#8217;opérateur historique, le montant exorbitant du dividende (<a href="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-positions/france-telecom-un-dividende-aux-actionnaires-superieur-au-benefice/">supérieur au bénéfice consolidé pour l&#8217;exercice 2009</a> rappelons-le, tandis-que l&#8217;engagement de maintenir le niveau du dividende pour les 3 prochains exercices, 2010-2012, privera l&#8217;entreprise de 11 milliards d&#8217;euros de fonds propres) contribue à l&#8217;asphyxie de ses capacités d&#8217;investissement dans les nouveaux réseaux.  Le niveau aberrant de ce dividende est pour l&#8217;essentiel le fait de &#8230; l&#8217;État, actionnaire principal (27% du capital), et dont on sait qu&#8217;il cherche désespérément à renflouer ses caisses, et fait pression sur le Conseil d&#8217;Administration de France Télécom pour s&#8217;assurer des recettes. Pour financer le déploiement du réseau de fibre ? et redistribuer aux concurrents une partie du CA de l&#8217;opérateur historique, lui aussi soumis à la concurrence ?</p>
<p>Étonnant, non ?</p>
<h3>A lire :</h3>
<ul>
<li><a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/20/les-limites-de-la-concurrence-dans-les-telecoms_1412766_3232.html">Les limites de la concurrence dans les télécoms</a> &#8211; Le Monde &#8211; 20 septembre 2010</li>
</ul>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/les-limites-de-la-concurrence-dans-les-telecoms/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>4ème licence mobile : une régulation socialement irresponsable</title>
		<link>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/4eme-licence-mobile-une-regulation-socialement-irresponsable/</link>
		<comments>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/4eme-licence-mobile-une-regulation-socialement-irresponsable/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 11:02:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène Marcy et Sébastien Crozier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos analyses]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[délocalisation]]></category>
		<category><![CDATA[dogmatisme]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[régulation]]></category>
		<category><![CDATA[téléphonie mobile]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.telecoms-media-pouvoir.net/?p=640</guid>
		<description><![CDATA[Comme on pouvait s’y attendre, Free sera finalement le seul candidat à la 4ème licence mobile, et l’Arcep rendra sa décision avant Noël, ou tout début 2010. Si chef de l’État s’est montré « réservé » sur le dossier, Monsieur Silicani, actuel président de l’Arcep, revendique haut et fort l’indépendance du régulateur français dans sa validation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="buttons-wrap">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style" addthis:url="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/4eme-licence-mobile-une-regulation-socialement-irresponsable/" addthis:title="4ème licence mobile : une régulation socialement irresponsable">
<a class="addthis_button_facebook"></a>
<a class="addthis_button_twitter"></a>
<a class="addthis_button_linkedin"></a>
<a class="addthis_button_delicious"></a>
<a class="addthis_button_email"></a>
<a class="addthis_button_compact"></a>
<a class="addthis_button_"></a>
</div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
</div><p>Comme <a href="../../../../../index.php/actualites/quatrieme-licence-toujours-moins-de-candidats/">on pouvait s’y attendre</a>, <a href="http://www.parismatch.com/Conso-Match/High-Tech/Actu/Free-veut-passer-a-la-3G-140455/">Free</a> sera finalement <a href="http://www.arcep.fr/index.php?id=8571&amp;tx_gsactualite_pi1%5buid%5d=1217&amp;tx_gsactualite_pi1%5bannee%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5btheme%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bmotscle%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bbackID%5d=26&amp;cHash=77a29f33a5">le seul candidat</a> à la 4<sup>ème</sup> licence mobile, et l’Arcep rendra sa décision avant Noël, ou tout début 2010. Si chef de l’État s’est montré « <a href="../../../../../index.php/actualites/commentaires-de-nicolas-sarkozy-et-de-la-commission-europeenne-sur-la-4e-licence-de-telephonie-mobile/">réservé </a>» sur le dossier, Monsieur Silicani, actuel président de l’Arcep, <a href="http://www.arcep.fr/index.php?id=2127&amp;tx_gsactualite_pi1%5buid%5d=1216&amp;tx_gsactualite_pi1%5bannee%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5btheme%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bmotscle%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bbackID%5d=23&amp;cHash=a09511a31b">revendique haut et fort l’indépendance</a> du régulateur français dans sa validation ou non du dossier d’Iliad/Free.</p>
<p>Il va sans dire que cette décision sera analysée à la loupe par l’ensemble des observateurs.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_642" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-642" title="Leyla Insane" src="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/wp-content/uploads/2009/11/multi-mobile-phone.jpg" alt="Leyla Insane" width="500" height="370" /><p class="wp-caption-text">Leyla Insane</p></div>
<p style="text-align: center;"><em>image: Katey (<a href="http://www.flickr.com/photos/that_kate/2664354441/">Flickr</a>) sous licence CC <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/deed.fr">by &#8211; nc &#8211; nd<br />
</a></em></p>
<p><span id="more-640"></span></p>
<h4>Les vertus de la concurrence : de l’idéologie pure</h4>
<p>L’objectif essentiel de cette quatrième licence, c’est d’accentuer la concurrence sur le marché français, « au bénéfice du consommateur », comme <a href="../../../../../index.php/actualites/commentaires-de-nicolas-sarkozy-et-de-la-commission-europeenne-sur-la-4e-licence-de-telephonie-mobile/">se plaît à le rappeler régulièrement</a> Madame Reding, Commissaire européenne en charge de la Société de l’information.</p>
<p>Cependant, personne n’en est vraiment certain : ni Monsieur Silicani, qui <a href="http://www.arcep.fr/index.php?id=2127&amp;tx_gsactualite_pi1%5buid%5d=1216&amp;tx_gsactualite_pi1%5bannee%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5btheme%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bmotscle%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bbackID%5d=23&amp;cHash=a09511a31b">emploie le conditionnel</a> : <em>«L’Arcep estime qu’il n’y a pas assez de concurrence et que l’arrivée d’un quatrième acteur <strong>pourrait</strong>, sans mettre en danger les opérateurs en place, être favorable aux consommateurs. »,</em> ni les analystes du marché, qui constatent une forte tendance à la concentration, car les 4 licences minimum par pays, souhaitées par Bruxelles, ne sont pas viables économiquement, que ce soit aux <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2009-10-27/4e-licence-3g-free-mobile-l-attente-commence-l-arcep-reflechit/1387/0/389288">Pays Bas</a> ou au <a href="../../../../../index.php/nos-analyses/pied-de-nez-a-lideologie-liberale-en-angleterre-fusion-entre-orange-et-t-mobile/">Royaume Uni</a>.</p>
<p>Rappelons-le, l’affirmation que le mobile est trop cher en France, s’appuie sur des études menées par l’OCDE ou la Commission européenne, contestées dans leur méthodologie, par les consultants experts du domaine, comme par le régulateur britannique Ofcom (<a href="http://stat3.cybermonitor.com/m/media/bfmpod_v.mp3?R=BFM&amp;S=channel123&amp;media_url=http://podcast.bfmradio.fr/channel123/20090817_debat10h_bfm.mp3.mp3">réécouter le podcast</a> du « Grand débat » de BFM le 17 août dernier). L&#8217;Idate vient d&#8217;ailleurs de publier une <a href="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/actualites/la-france-deuxieme-pays-le-moins-cher-deurope-en-telephonie-mobile/">nouvelle étude</a> sur ce sujet, qui met la France en seconde position des pays les moins chers d&#8217;Europe pour la téléphonie mobile!</p>
<p>En attendant, même si Monsieur Silicani souligne que Free serait <em>« <a href="http://www.arcep.fr/index.php?id=2127&amp;tx_gsactualite_pi1%5buid%5d=1216&amp;tx_gsactualite_pi1%5bannee%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5btheme%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bmotscle%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bbackID%5d=23&amp;cHash=a09511a31b">le premier à disparaître […] s’il engageait une vraie guerre des prix </a>»</em>, l’opérateur lui annonce haut et fort qu’il a l’intention de « <a href="http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2008-09-04/free-veut-diviser-par-deux-la-facture-de-telephonie-mobile/1387/0/271065">diviser par deux la facture de téléphonie mobile des français</a> ». Sans commentaire.</p>
<h4>Les dégâts sur l’emploi : une réalité chiffrée</h4>
<p>Les suppressions d’emplois chez les opérateurs ne font en revanche aucun doute. Selon les chiffres mêmes de l’Arcep, depuis que le secteur des télécommunications est totalement ouvert à la concurrence, il a perdu plus de <a href="../../../../../index.php/nos-analyses/le-secteur-des-telecommunications-a-detruit-28-300-emplois-en-10-ans/">28 000 emplois</a>, soit près de 1 sur 5 (156 000 emplois en 1998, un peu plus de 127 000 fin 2008), alors que dans le même temps, les revenus des mêmes acteurs sur le marché final augmentaient de 80% (de 25 milliards d&#8217;euros à plus de 44 milliards d&#8217;euros).</p>
<p>Comment peut-on justifier qu’un secteur en croissance détruise autant d’emplois ?</p>
<p>A l’heure où la société française s’interroge sur le malaise social et la souffrance au travail, les <a href="../../../../../index.php/vu-sur-la-toile/la-mise-a-mort-du-travail/">trois documentaires</a> présentés par France 3 cette semaine apportent une réponse implacable et argumentée : globalisation, capitalisme financier, et concurrence effrénée produisent les effets dévastateurs que l’on connaît,  chez France Télécom comme ailleurs. Ce sont bien les salariés qui font les frais de la course aux parts de marché.</p>
<p>Cependant, les <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/53885-4e-licence-3g-criteres-selection-arcep-free.htm?vc=1">critères de sélection de l’Arcep</a> pour valider l’attribution de la 4<sup>ème</sup> licence mettent l’emploi en dernière position, avec un poids de 5% dans l’évaluation globale du projet. Et sans d’ailleurs préciser quel est le niveau d’emploi attendu, ni si ces emplois seront bien localisés en France. Les opérateurs de télécommunications ont en effet <a href="../../../../../index.php/nos-analyses/le-secteur-des-telecommunications-a-detruit-28-300-emplois-en-10-ans/">délocalisé entre 15 et 20 000 emplois</a> dans des pays à faible coûts de main-d’œuvre. Mais ni l’État, ni le régulateur ne mettent de condition sur ce thème, bien que les fréquences hertziennes exploitées par les opérateurs mobiles soient des ressources publiques rares, <a href="http://www.arcep.fr/index.php?id=2127&amp;tx_gsactualite_pi1%5buid%5d=1216&amp;tx_gsactualite_pi1%5bannee%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5btheme%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bmotscle%5d=&amp;tx_gsactualite_pi1%5bbackID%5d=23&amp;cHash=a09511a31b">ce que reconnaît par ailleurs</a> Monsieur Silicani.</p>
<p>Comme l’a rappelé hier un communiqué de la CFE-CGC/UNSA, <a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/53872-telecoms-syndicat-orange-arcep-emploi.htm">repris dans PCINpact</a>, une telle clause, si elle s’appliquait à l’ensemble des opérateurs, ne créeraient aucune distorsion de la sacro-sainte concurrence. Elle permettrait en revanche de mettre les ressources du patrimoine national au service de l’emploi national, régulièrement mentionné comme la priorité du gouvernement.</p>
<p>On peut s’interroger sur ce dernier point, et sur les différents lobbyings qui ne doivent pas manquer d’exister, sous couvert de ne pas pénaliser la compétitivité des entreprises françaises : la pénurie d’emplois constitue un excellent levier pour améliorer la soumission des salariés aux contraintes de l’hyper productivité.</p>
<h4>L’opposition entre consommateurs et salariés : une absurdité</h4>
<p>L’idéologie de la concurrence on le voit oppose régulièrement l’intérêt du consommateur à la défense des emplois, qui dans les faits ne semble préoccuper personne, ni le gouvernement, ni le régulateur. Pourtant, si l’intérêt du consommateur que nous sommes tous doit être justement défendu, il ne faut pas oublier que la majorité des consommateurs sont aussi… des salariés. Pour leur offrir quelques heures de communications supplémentaires, on n&#8217;hésite pas à détruire des milliers d&#8217;emplois ? Beau résultat !</p>
<p>Et que ferons-nous lorsqu’il n’y aura plus assez de salariés pour entretenir la consommation, moteur de notre économie ?</p>
<h4>La desserte du territoire ne sera pas améliorée par la 4<sup>ème</sup> licence</h4>
<p>Pendant qu’il attribue la 4<sup>ème</sup> licence, et sans doute parce qu’ils s’en plaignent, le régulateur envisage <a href="../../../../../index.php/actualites/quatrieme-licence-toujours-moins-de-candidats/">d’infliger des amendes records à SFR et Orange</a>, qui n’ont pas rempli les objectifs de couverture imposés par leurs cahiers des charges respectifs.</p>
<p>Mais l’introduction d’un 4<sup>ème</sup> acteur va-t-il améliorer les choses ? Non, ce sera même sans doute le contraire. Pour des raisons de rentabilité, le nouvel entrant sera contraint de se concentrer sur les zones denses, déjà très bien équipées. Et les opérateurs en place devront se défendre sur ces zones, disposant d&#8217;autant moins de moyens pour achever la couverture des zones blanches.</p>
<p>Virgin Mobile et Numericable ont renoncé à se porter candidats… <a href="../../../../../index.php/actualites/quatrieme-licence-toujours-moins-de-candidats/">en raison justement des difficultés à déployer un nouveau réseau</a>.</p>
<p>Et ne parlons même pas d’un quelconque principe de précaution sur le déploiement d’antennes supplémentaires, il est vrai que le « Grenelle des ondes » a fini par accoucher d’une souris.</p>
<p>Une simple analyse de bon sens, on le voit, permet de démontrer le faible intérêt, et les réelles nuisances, de l’introduction d’un 4<sup>ème</sup> acteur de téléphonie mobile en France, en regard de l’intérêt national. Dès lors, il convient de s’interroger sur les intérêts réellement servis par le régulateur du marché, et au-delà, par le gouvernement français.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/4eme-licence-mobile-une-regulation-socialement-irresponsable/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
<enclosure url="http://podcast.bfmradio.fr/channel123/20090817_debat10h_bfm.mp3.mp3" length="21523333" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>France Télécom: un cas d&#8217;école dans un système mortifère</title>
		<link>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/france-telecom-un-cas-decole-dans-un-systeme-mortifere/</link>
		<comments>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/france-telecom-un-cas-decole-dans-un-systeme-mortifere/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 18:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène Marcy et Sébastien Crozier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vu sur la toile]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[dogmatisme]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[questions de société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.telecoms-media-pouvoir.net/?p=544</guid>
		<description><![CDATA[Sur Mediapart, le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval reviennent à travers l&#8217;affaire France Télécom sur la fabrique du «sujet néolibéral» et ses effets. Quelques extraits pour vous mettre l&#8217;eau à la bouche : Périodiquement on redécouvre, pour l&#8217;oublier bien vite, que quelque chose « ne tourne pas rond » dans le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="buttons-wrap">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style" addthis:url="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/france-telecom-un-cas-decole-dans-un-systeme-mortifere/" addthis:title="France Télécom: un cas d&#8217;école dans un système mortifère">
<a class="addthis_button_facebook"></a>
<a class="addthis_button_twitter"></a>
<a class="addthis_button_linkedin"></a>
<a class="addthis_button_delicious"></a>
<a class="addthis_button_email"></a>
<a class="addthis_button_compact"></a>
<a class="addthis_button_"></a>
</div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
</div><p>Sur Mediapart, le philosophe Pierre Dardot et le sociologue Christian Laval reviennent à travers l&#8217;affaire France Télécom sur la fabrique du «sujet néolibéral» et ses effets.</p>
<p>Quelques extraits pour vous mettre l&#8217;eau à la bouche :</p>
<blockquote><p>Périodiquement on redécouvre, pour l&#8217;oublier bien vite, que quelque chose « ne tourne pas rond » dans le monde du travail. Les suicides en série au Technopôle de Renault ne sont pourtant pas si lointains.. Sociologues et psychanalystes ont longuement décrit et analysé les diverses formes prises par la « crise du travail ». Mais « la souffrance au travail » dont on parle beaucoup aujourd&#8217;hui ne tombe pas du ciel, elle ne relève pas seulement d&#8217;un traitement thérapeutique en forme d&#8217; « accompagnement psy », elle résulte avant tout de pratiques et de dispositifs qui ont profondément modifié l&#8217;organisation des entreprises et les relations professionnelles.</p>
<p>A cet égard, le cas de France Télécom &#8211; qui s&#8217;appellera bientôt Orange pour faire oublier son ancrage national- est tragiquement exemplaire. Voici une entité qui est passée en quelques années de l&#8217;univers du monopole de service public à celui de la multinationale de plain-pied dans le capitalisme mondialisé et financiarisé. Cela s&#8217;est fait à coup de changements de statut, d&#8217;ouvertures du capital  et de privatisations menés par tous les gouvernements de droite comme de gauche depuis 1990. L&#8217;histoire de France Télécom, c&#8217;est en réduction et en caricature,  l&#8217;histoire du déploiement implacable d&#8217;une logique de concurrence généralisée qui fait se rejoindre les horizons les plus lointains des marchés globalisés et les subjectivités les plus intimes des salariés. France Télécom  c&#8217;est donc notre histoire collective qui se lit dans l&#8217;histoire d&#8217;une entreprise et de ses salariés. Pour tout dire, on a là affaire à un cas d&#8217;école de l&#8217;expérimentation néolibérale.</p></blockquote>
<p>Une analyse remarquable et bien argumentée, <a href="http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/061009/france-telecom-un-cas-d-ecole-dans-un-systeme-m">à lire en intégralité sur Mediapart</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/france-telecom-un-cas-decole-dans-un-systeme-mortifere/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La négation de tous les médiateurs sociaux dans l’entreprise : une politique dévastatrice et délibérée chez France Télécom</title>
		<link>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/la-negation-de-tous-les-mediateurs-sociaux-dans-l%e2%80%99entreprise-une-politique-devastatrice-et-deliberee-chez-france-telecom/</link>
		<comments>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/la-negation-de-tous-les-mediateurs-sociaux-dans-l%e2%80%99entreprise-une-politique-devastatrice-et-deliberee-chez-france-telecom/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 15:28:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène Marcy et Sébastien Crozier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos analyses]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>
		<category><![CDATA[capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue social]]></category>
		<category><![CDATA[dogmatisme]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>
		<category><![CDATA[questions de société]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité sociale d'entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[suicides]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.telecoms-media-pouvoir.net/?p=511</guid>
		<description><![CDATA[Alors que de nombreux médias, et de nombreux français, s’interrogent sur la vague de suicides chez France Télécom, se demandant « comment on a pu en arriver là », on entend ça et là une remise en question des syndicats, qui « n’auraient pas été présents » pour accompagner les salariés et éviter la dégradation dramatique des conditions de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="buttons-wrap">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style" addthis:url="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/la-negation-de-tous-les-mediateurs-sociaux-dans-l%e2%80%99entreprise-une-politique-devastatrice-et-deliberee-chez-france-telecom/" addthis:title="La négation de tous les médiateurs sociaux dans l’entreprise : une politique dévastatrice et délibérée chez France Télécom">
<a class="addthis_button_facebook"></a>
<a class="addthis_button_twitter"></a>
<a class="addthis_button_linkedin"></a>
<a class="addthis_button_delicious"></a>
<a class="addthis_button_email"></a>
<a class="addthis_button_compact"></a>
<a class="addthis_button_"></a>
</div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
</div><p>Alors que de nombreux médias, et de nombreux français, s’interrogent sur la vague de suicides chez France Télécom, se demandant « comment on a pu en arriver là », on e<a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/index.php?id=83435">ntend ça et là une remise en question des syndicats</a>, qui « n’auraient pas été présents » pour accompagner les salariés et éviter la dégradation dramatique des conditions de travail dans l’entreprise.</p>
<h4>Un mécanisme pervers articulé en trois temps</h4>
<p>L’examen approfondi de la situation met en évidence une réalité beaucoup plus grave. Les méthodes de gestion de l’entreprise, entièrement calées sur une « culture du chiffre », où l’on ne s’intéresse plus qu’aux cours de bourse et aux indicateurs qui permettront de satisfaire l’exigence, exorbitante, des marchés financiers, a totalement mis de côté le facteur humain. L’idéologie du capitalisme financier semble avoir trouvé au sein de France Télécom un lieu de mise en application de ses fantasmes les plus fous. Sébastien Crozier l’exprime dans une récente interview à itexpresso : «<em> <a href="http://www.itespresso.fr/s-crozier-cfe-cgcunsa-france-telecom-le-sentiment-dinutilite-sociale-augmente-au-sein-du-groupe-31669.html">A l’instar de Serge Tchuruk, ex-P-DG d’Alcatel, qui voulait faire une entreprise sans usines, la direction de France Télécom veut faire d’Orange une marque sans salariés</a></em> ».</p>
<p>Il s’agit donc de marginaliser la parole des personnels en appliquant une politique de déni, qui évacue les alertes syndicales, neutralise les médecins du travail, et supprime les ressources humaines de proximité.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_517" class="wp-caption aligncenter" style="width: 343px"><img class="size-full wp-image-517" title="2978348077_f755e60488" src="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/wp-content/uploads/2009/10/2978348077_f755e60488.jpg" alt="Cones on Steps" width="333" height="500" /><p class="wp-caption-text">Cones on Steps</p></div>
<p style="text-align: center;"><em>Image hey mr glen (<a href="http://www.flickr.com/photos/glenscott/2978348077/">Flickr</a>) sous licence <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc/2.0/deed.fr">CC by-nc</a><br />
</em></p>
<p>On peut ainsi se concentrer sur l’objectif : comprimer chaque année davantage le nombre de salariés, pour améliorer le fameux « cash-flow », que le Conseil d’Administration dédie pour moitié au versement de dividendes.<span id="more-511"></span></p>
<h4>La parole syndicale mise « hors champs »</h4>
<p>Le dialogue social n’a jamais été le point fort de France Télécom : dès 1995, dans son rapport préparatoire à la transformation de l’entreprise en société anonyme, le sénateur <a href="http://www.senat.fr/rap/r95-260/r95-26029.html#toc36">Gérard Larcher pointe les insuffisances du dialogue social dans l’entreprise nationale</a>. L’entreprise est alors une administration, où les fonctionnaires sont soumis au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_publique_fran%C3%A7aise#Les_devoirs_d.27ob.C3.A9issance_et_de_d.C3.A9sob.C3.A9issance">devoir d’obéissance</a>.</p>
<p>Le passage sous statut privé de l’entreprise, et la mise en place, en 2005, d’<a href="http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,39199132,00.htm">instances représentatives du personnel élues</a>, conformément au droit du travail, aurait du ouvrir la voie à un dialogue social plus équilibré. A l’époque, sans doute encore marqués par le « devoir de réserve » &#8211; lui aussi inscrit dans le statut de la fonction publique -, les personnels ne s’expriment pas dans les médias sur le sujet. Mais ceux qui étaient dans l’entreprise, responsables RH ou personnels candidats à la représentation de leurs collègues, se souviennent de l’état d’esprit qui régnait au plus haut niveau de l’entreprise. Bien sûr, loi oblige, on allait procéder à la mise en place des instances légales. Mais il n’était pas question pour autant de changer les modes de fonctionnement internes : la Direction devait rester souveraine, et les délégués du personnel ou autres CHSCT n’auraient qu’à bien se tenir, il n’était pas question qu’ils aient un quelconque rôle à jouer dans la gouvernance d’entreprise. Tout est fait alors pour tenter de transformer ces instances en simples « chambres d’enregistrement » des décisions prise au plus haut niveau, de l’absence de réponse aux questions réitérées des délégués du personnel, à la fourniture d’une documentation incomplète ou trop tardive aux élus des différents CE.</p>
<p>Les <a href="http://www.humanite.fr/Le-management-France-Telecom-sur-le-grill">alertes syndicales</a> pourtant <a href="http://www.observatoiredustressft.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1831:souffrance-et-suicides-a-france-telecom-deja-denonces-en-2004-par-mc-beaudeau&amp;catid=46:conditions-de-travail-et-mal-etre-chez-ft&amp;Itemid=59">répétées depuis 2004</a> sont balayées d’un revers de main. L’<a href="http://www.observatoiredustressft.org/">Observatoire du Stress et des Mobilités Forcées à France Télécom</a>, mis en place en 2007 par la CFE-CGC/UNSA et SUD, inquiets de la dégradation des conditions de travail et de la santé des personnels, est tout simplement <a href="http://www.challenges.fr/magazine/evenement/0180.022308/?xtmc=francetelecom&amp;xtcr=1">censuré sur les postes de travail de l’entreprise</a>. Les interventions syndicales en CHSCT (Comités Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail) ou en Comités d’Établissements sont considérées comme « hors sujet ». L’entreprise va jusqu’à attaquer systématiquement en justice les demandes d’expertises externes sur la souffrance au travail formulées par les CHSCT. <a href="http://www.observatoiredustressft.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1830:souffrance-au-travail-victoire-du-chsct-de-lui-midi-pyrenees-face-a-la-direction-24-septembre-2009&amp;catid=42:les-expertises-chsct&amp;Itemid=60">Les tribunaux donnent tort à l’entreprise</a> dans la quasi-totalité des cas. Mais le travail de prévention et de protection des salariés en est largement entravé. L’image des syndicats comme collectif de défense des salariés en est forcément altérée.</p>
<p>Cette démarche systématique de l’entreprise marque clairement une volonté délibérée d’écarter du champ les médiateurs sociaux… au mépris du code du travail. Ce qui préoccupe la direction de l’entreprise, c’est d’abord la réduction des effectifs par tous les moyens, et la « transformation » de ceux qui restent, quel que soit le prix à payer par les salariés.</p>
<h4>Les médecins du travail empêchés d’exercer leur métier</h4>
<p>Les médecins du travail ne sont pas mieux lotis. Eux aussi salariés de l’entreprise, <a href="http://www.liberation.fr/societe/0101590897-la-direction-de-france-telecom-a-longtemps-ete-dans-le-deni">leur parole est contrainte</a>. Il n’est pas rare qu’on leur demande de rectifier leurs avis lorsqu’ils alertent sur les risques de l’organisation du travail : rien ne doit assombrir les bilans qui montrent la santé florissante de l’entreprise. Pour le PDG de l’entreprise « <em><a href="http://www.humanite.fr/2009-06-22_Politique_A-France-Telecom-des-medecins-du-travail-jettent-l-eponge">Il y a des choses encourageantes comme chiffres de bonne santé : le cash qu’on génère.</a></em> » Tout est dit !</p>
<p>Après avoir subi une série d’entraves à l’exercice de leur métier et d’atteintes à leur déontologie, plusieurs médecins du travail, dont la coordinatrice nationale, finissent par <a href="http://www.humanite.fr/2009-06-22_Politique_A-France-Telecom-des-medecins-du-travail-jettent-l-eponge">donner leur démission</a>. Peu nombreux : <a href="http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2009/10/03/01030-20091003ARTFIG00170-le-difficile-role-du-medecin-du-travail-a-la-fois-juge-et-partie-.php">70 pour un peu plus de 100 000 salariés</a>, soit environ un médecin pour 1500 salariés, ils ont la sensation pénible de ne servir que de « <a href="http://www.liberation.fr/societe/0101590897-la-direction-de-france-telecom-a-longtemps-ete-dans-le-deni">pompiers </a>», impuissants à prendre en charge tous les cas individuels, mais surtout à se faire entendre au plus haut niveau de l’entreprise sur la nécessité de modifier en profondeur l’organisation du travail.</p>
<h4>L’éradication des RH de proximité met les cadres opérationnels dans une position intenable</h4>
<p>Là non plus, le projet ne date pas d’hier. Une <a href="http://emploi.journaldunet.com/magazine/1306/">interview de Bernard Merk</a>, alors Directeur délégué à la DRH Groupe de France Télécom, fait en 2002 le bilan de mise en œuvre d’un nouveau système d’information destiné à<em> « faire passer intelligemment la DRH de France Télécom de 3 200 à 800 personnes. » </em>Un budget de 90 millions d’euros, amortis en 12 mois, et une « <em>remise en cause de la fonction RH dans ses fondements mêmes</em> », avec l’objectif de diviser par 5 ou 10 l’effectif des personnels RH. Le projet comporte un suivi, destiné notamment à renforcer l’outil informatique sur chaque sujet qui génère trop d’appels téléphoniques auprès des correspondants RH… pourtant destinés à « <em>humaniser la relation</em> ».<em> </em></p>
<p>L’interview met en évidence la difficulté évoquée par les « managers », ces cadres encadrant les équipes opérationnelles, qui, au travers de ce projet, se retrouvent investis non seulement d’un surcroît de tâches administratives précédemment assurées par les équipes RH, mais aussi de toute la relation de proximité avec leurs équipes.</p>
<p>Cela n’est déjà pas simple dans un fonctionnement normal d’entreprise, l’encadrement opérationnel n’ayant ni la vocation ni la formation pour, par exemple, piloter l’évolution de carrière des salariés dans l’entreprise. Lorsqu’on inscrit dans les objectifs de ces mêmes cadres la réduction constante des effectifs, et pour finir <a href="http://www.challenges.fr/magazine/evenement/0180.022308/?xtmc=francetelecom&amp;xtcr=1">la détection des individus « fragiles »</a>, <a href="http://www.sante-et-travail.fr/--a-france-telecom--la-direction-fait-les-choses-a-l-envers--_fr_art_641_44183.html">stigmatisés </a>par l’entreprise même qui les a fragilisés, cela devient proprement invivable.</p>
<p>Le  récent mémoire d’une chercheuse au CNRS : «<a href="http://gree.univ-nancy2.fr/digitalAssets/51648_BURGI_JIST2009.pdf"> La maltraitance au travail est-elle programmée ? Les paradoxes d’une gestion « responsable » des ressources humaines à France Télécom.</a> » dresse un constat sévère, qui pointe un « déni de reconnaissance » comme méthode organisée de GRH, qui vise à transférer les risques sociaux sur les individus, et à verrouiller d’avance toute tentative de remontée d’alerte au plus haut niveau de l’entreprise.</p>
<h4>Un dispositif organisé et sans issue pour les salariés</h4>
<p>Tout converge en effet pour démontrer que la direction de France Télécom s’est organisée pour mettre en place une politique perverse.</p>
<p>D’un côté, elle affiche une « responsabilité sociale » qu’elle fait valider par un <a href="http://www.orange.com/fr_FR/presse/communiques/cp090408fr.jsp">label</a>, délivré après <a href="http://www.bakchich.info/France-Telecom-se-fait-label,08641.html">audit par le cabinet Ernst &amp; Young</a>, par ailleurs… commissaire aux comptes de l’entreprise, et dont France Télécom est sans doute l’un des plus gros clients.</p>
<p>Sur le terrain, elle renvoie chaque acteur de l’entreprise à sa « responsabilité individuelle », lui demandant un investissement maximum, sans appui, sans reconnaissance, et sans espace de parole : les objectifs ne sont plus négociables, les cadres opérationnels ne disposent plus d’aucun moyen pour protéger leurs équipes, et ceux qui osent remettre en cause les objectifs ou leurs modalités de mise en œuvre sont mis sur la touche. En parallèle, tous les médiateurs sociaux sont réduits au silence, ou tout simplement ignorés.</p>
<h4>Des mesures d’urgence « nécessaires mais insuffisantes »</h4>
<p>Les première mesures annoncées par l’entreprise à l’issue de la convocation de Didier Lombard au Ministère du Travail constituent une reconnaissance implicite de l’éradication des médiateurs sociaux : 100 postes de DRH, 10% de médecins du travail supplémentaires et des assistantes sociales, qui apparaissent depuis en<a href="http://www.francetelecom.com/fr_FR/recrutement/"> « tête de gondole » dans la rubrique « recrutement »</a> du site officiel de l’opérateur. Ces mesures sont nécessaires, mais pas suffisantes, comme le souligne <a href="http://www.latribune.fr/depeches/associated-press/un-salarie-de-france-telecom-se-suicide-en-haute-savoie.html">Sébastien Crozier</a>.</p>
<p>Encore faut-il que ces nouvelles équipes puissent exercer leur métier sans pression, ce qui n’est pas gagné, comme en témoigne la stupéfiante langue de bois des cadres dirigeants mandatés pour négocier avec les syndicats sur les 5 chantiers qui viennent de s’ouvrir sur le stress au travail. Et on pourra noter que l’entreprise n’a pas répondu à la demande syndicale de lever sa censure sur le <a href="http://www.observatoiredustressft.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1831:souffrance-et-suicides-a-france-telecom-deja-denonces-en-2004-par-mc-beaudeau&amp;catid=46:conditions-de-travail-et-mal-etre-chez-ft&amp;Itemid=59">site web de l’Observatoire du Stress et des mobilités forcées</a>, qui reste inaccessible via le réseau de l’entreprise.</p>
<p>Au-delà, les choses ne pourront vraiment changer que si la stratégie de l’entreprise est modifiée en profondeur, et enfin découplée des marchés financiers. Le capitalisme industriel peut en effet proposer un projet d’entreprise fédérateur pour les équipes, qui en deviennent alors les acteurs respectés. Le capitalisme financier lui ne voit les salariés que comme une charge qu’il convient de comprimer au maximum, ouvrant la porte aux méthodes de management les plus abjectes, comme le démontre « l’expérience France Télécom ».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/la-negation-de-tous-les-mediateurs-sociaux-dans-l%e2%80%99entreprise-une-politique-devastatrice-et-deliberee-chez-france-telecom/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pied de nez à l&#8217;idéologie libérale en Angleterre: fusion entre Orange et T-Mobile</title>
		<link>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/pied-de-nez-a-lideologie-liberale-en-angleterre-fusion-entre-orange-et-t-mobile/</link>
		<comments>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/pied-de-nez-a-lideologie-liberale-en-angleterre-fusion-entre-orange-et-t-mobile/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 12:26:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marc Pellaggi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos analyses]]></category>
		<category><![CDATA[acquisitions]]></category>
		<category><![CDATA[concentration]]></category>
		<category><![CDATA[concurrence]]></category>
		<category><![CDATA[dogmatisme]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[international]]></category>
		<category><![CDATA[opérateurs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.telecoms-media-pouvoir.net/?p=314</guid>
		<description><![CDATA[France Télécom et Deutsche Telekom viennent d’annoncer leurs négociations exclusives pour signer d&#8217;ici la fin octobre la fusion en Grande-Bretagne de leurs filiales Orange UK et T-Mobile UK. L&#8217;ensemble réunissant les numéros trois et quatre de la téléphonie mobile deviendrait ainsi numéro un outre-Manche. La future marque unique Orange, achetée 50 milliards d&#8217;euros en 2000 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="buttons-wrap">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style" addthis:url="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/pied-de-nez-a-lideologie-liberale-en-angleterre-fusion-entre-orange-et-t-mobile/" addthis:title="Pied de nez à l&#8217;idéologie libérale en Angleterre: fusion entre Orange et T-Mobile">
<a class="addthis_button_facebook"></a>
<a class="addthis_button_twitter"></a>
<a class="addthis_button_linkedin"></a>
<a class="addthis_button_delicious"></a>
<a class="addthis_button_email"></a>
<a class="addthis_button_compact"></a>
<a class="addthis_button_"></a>
</div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
</div><p><a title="France Télécom" href="http://www.orange.com/fr_FR/presse/communiques/cp090908.jsp">France Télécom</a> et Deutsche Telekom viennent d’annoncer leurs négociations exclusives pour signer d&#8217;ici la fin octobre la fusion en Grande-Bretagne de leurs filiales Orange UK et T-Mobile UK<!-- Ce qui fait les gros titres, malheureusement, ce sont les suicides ! -->. L&#8217;ensemble réunissant les numéros trois et quatre de la téléphonie mobile deviendrait ainsi numéro un outre-Manche. La future marque unique Orange, achetée <a title="Arcep" href="http://www.arcep.fr/index.php?id=8496">50 milliards d&#8217;euros</a> en 2000 par France Télécom, comptera ainsi 28,4 millions de clients, soit 37% du marché anglais du mobile, devant l&#8217;actuel leader O2 (27,7%) et Vodafone (24,7%), indique<a title="AFP" href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gL_U7ol82TnAkXKSG2uzBvAUzMbw"> l&#8217;AFP</a>.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
<div id="attachment_323" class="wp-caption aligncenter" style="width: 338px"><img class="size-full wp-image-323" title="20090910_UK-telephone_cabines_2" src="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/wp-content/uploads/2009/09/20090910_UK-telephone_cabines_2.jpg" alt="Cabines dominos" width="328" height="230" /><p class="wp-caption-text">Cabines dominos</p></div>
<p style="text-align: center;"><em>Image doug88888 (<a title="Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/doug88888/2862707223/">Flickr</a>) sous licence <a title="Creative Commons" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr">CC by</a></em></p>
<p><em><a title="Creative Commons" href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr"><span id="more-314"></span></a></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Une fusion soumise à l’accord des autorités de la concurrence</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">L&#8217;opération devra être acceptée par les autorités britanniques et européennes de la concurrence pour se concrétiser.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">«L<strong>’</strong><a title="Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Office_of_communications">Ofcom</a> [Office of communications], régulateur anglais, a déclaré qu&#8217;elle examinerait attentivement le protocole d&#8217;accord. Mais il y a peu de chances que les concurrents déposent des plaintes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Les opérateurs Vodafone et Telefonica ont vu échouer leurs offres respectives sur T-Mobile, mais la stabilisation des prix leur sera profitable. Le minuscule opérateur Three lui-même, filiale de Hutchison Whampoa, tirera avantage des collaborations technologiques qu&#8217;il a nouées avec l&#8217;une et l&#8217;autre des parties (…) le projet est intelligent, et il a le mérite de bénéficier à tous d&#8217;une manière ou d&#8217;une autre », estime <a title="Le Monde" href="http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/09/09/orange-et-t-mobile-un-mariage-heureux-au-royaume-uni_1237972_651865.html">BreakingViews</a> dans le Monde.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Mais plus largement, cette fusion en cours questionne l&#8217;idéologie d’une concurrence «bénéfique pour le consommateur»,  défendue par la Commission européenne. <a title="Le Figaro" href="http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?ID_NEWS=117469582">Le Figaro</a> cite  Pierre Péladeau, associé en charge du département télécom média chez Booz &amp; Company: « Nous remarquons que dans les pays où il y a quatre grands opérateurs mobiles ou plus il est très difficile pour le dernier d’être rentable. » Le marché britannique, qui fut le premier en Europe à expérimenter l’ouverture à la concurrence, est actuellement en phase de concentration rapide, comme cela s’est récemment produit aux Pays-Bas.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Cependant, en France le gouvernement se prépare à attribuer une quatrième licence de téléphonie mobile.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Contraintes géographiques</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Les concentrations en cours montrent l&#8217;absurdité du dogme de la Commission («3 licences dans les petits pays, 4 dans les grands»), selon lequel l&#8217;intensification de la concurrence entraîne la baisse des tarifs au profit du consommateur. Méconnaissant les concepts clés du métier d&#8217;opérateur, la Commission boitille entre son idéologie et les rappels à la réalité. La concurrence, bonne pour les consommateurs? S&#8217;ils sont londoniens, ils ont le choix entre cinq opérateurs, <em>Great!</em>, mais s&#8217;ils sont écossais, certains n&#8217;ont <em>aucun </em>accès au téléphonie mobile&#8230;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">La Commission semble régulièrement oublier que, dans une activité de réseau, le critère clef n’est pas la taille du pays, mais sa densité de population, et plus encore l’hétérogénéité de cette densité. Les nouveaux entrants n’étant pas des entreprises à caractère philanthropique, ils s’installent prioritairement dans les zones à forte densité de population, pour capter des clients à moindre frais. Ils ne contribuent pas, ou très peu, à l’amélioration de la couverture géographique&#8230; et lorsqu’ils le font, c’est pour vendre leurs prestations au prix fort.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<div id="attachment_325" class="wp-caption aligncenter" style="width: 198px"><img class="size-full wp-image-325 " title="20090910_telephones-mobiles_boutique" src="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/wp-content/uploads/2009/09/20090910_telephones-mobiles_boutique.jpg" alt="Téléphones mobiles" width="188" height="250" /><p class="wp-caption-text">Téléphones mobiles</p></div>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><em>Image Stéfan (<a title="Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/st3f4n/2981943839/">Flickr</a>) sous licence <a title="Creative Commons" href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr">CC by-sa</a></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Seuls les habitants des grandes métropoles bénéficient d’une baisse des tarifs. On est très loin de la gestion d’une couverture homogène des territoires, alors que les infrastructures de télécommunications sont aujourd’hui jugées stratégiques pour le développement économique et font partie des « services de base » auquel tout citoyen doit pouvoir accéder.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em> </em>On est plus loin encore de la «péréquation tarifaire», qui permettait, du temps des opérateurs historiques, de fournir le service dans les mêmes conditions économiques pour tous les citoyens. Le «bénéfice consommateur» de la Commission européenne se réduit donc à une baisse des tarifs dans les zones urbaines très concentrées.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">Quant aux avantages de l&#8217;hyper-concurrence, les études comparatives de <a title="Ofcom" href="http://www.ofcom.org.uk/research/cm/icmr08/">l&#8217;Ofcom</a> montrent qu&#8217;on est loin des évidences supposées par la Commission, qui devraient placer les pays au plus grand nombre d&#8217;opérateurs en tête: la France s&#8217;y situe en fait dans la moyenne, et est même le pays le moins cher pour les connexions haut débit.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Un partage par territoires au lieu d&#8217;une présence homogène</strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">On constate que des grands opérateurs comme DT se désengagent progressivement de nombreux marchés européens, et ne pourront<em> in fine</em> mettre en place leurs stratégies de marques globales à l’échelle européenne. On s’achemine donc plutôt vers un partage des territoires, au détriment d’une présence homogène dans toute l&#8217;Europe, qui aurait pu permettre cette réelle concurrence «au bénéfice des consommateurs» à laquelle prétend la Commission.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;"><em>A contrario</em>, on constate que le dogme de la concurrence à tous crins a pour effet réel une mise sous tension inutile des entreprises, que payent les salariés: suppressions d&#8217;emploi en masse, délocalisations d’activité hors d&#8217;Europe (plateaux téléphoniques pour les pays francophones, mais aussi sous-traitance de développements informatiques en Asie), tout cela sur des marchés exploitant ces ressources rares que sont les fréquences, et fortement marqués par les logiques géographiques.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">En France, on a délocalisé environ 20.000 emplois du type centre d&#8217;appels, soulignait Sébastien Crozier (CFE-CGC Unsa télécoms) à <a title="BFM" href="http://www.radiobfm.com/podcast/podcast.php?id=123&amp;start=2">BFM</a> le 17 août (<a title="BFM podcast" href="http://stat3.cybermonitor.com/m/media/bfmpod_v.mp3?R=BFM&amp;S=channel123&amp;media_url=http://podcast.bfmradio.fr/channel123/20090817_debat10h_bfm.mp3.mp3">podcast </a>de l&#8217;émission), une hémorragie d’emplois qui ne sera pas freinée par la quatrième licence, puisqu’aucune clause de création des emplois en France n’y figure. Doit on en déduire que les emplois sont moins importants qu’une (éventuelle) baisse tarifaire des services télécoms dans les grandes métropoles?</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/nos-analyses/pied-de-nez-a-lideologie-liberale-en-angleterre-fusion-entre-orange-et-t-mobile/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
<enclosure url="http://podcast.bfmradio.fr/channel123/20090817_debat10h_bfm.mp3.mp3" length="21523333" type="audio/mpeg" />
		</item>
		<item>
		<title>Réforme des services publics: dogmatisme et laboratoire de changement du statut des salariés</title>
		<link>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/reforme-des-services-publics-dogmatisme-et-laboratoire-de-changement-du-statut-des-salaries/</link>
		<comments>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/reforme-des-services-publics-dogmatisme-et-laboratoire-de-changement-du-statut-des-salaries/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 15:10:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hélène Marcy et Sébastien Crozier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vu sur la toile]]></category>
		<category><![CDATA[dogmatisme]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[privatisation]]></category>
		<category><![CDATA[questions de société]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.telecoms-media-pouvoir.net/?p=208</guid>
		<description><![CDATA[Engageant une réflexion sur l&#8217;évolution du statut de La Poste, Mediapart livre une analyse très intéressante, tant sur le dogmatisme de la privatisation des services publics&#8230; Alors que l’argent public a servi ces derniers mois à soutenir, pour le « Bien commun », les banques privées en difficulté, il est désormais nécessaire de privatiser les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="buttons-wrap">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
<div class="addthis_toolbox addthis_default_style" addthis:url="http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/reforme-des-services-publics-dogmatisme-et-laboratoire-de-changement-du-statut-des-salaries/" addthis:title="Réforme des services publics: dogmatisme et laboratoire de changement du statut des salariés">
<a class="addthis_button_facebook"></a>
<a class="addthis_button_twitter"></a>
<a class="addthis_button_linkedin"></a>
<a class="addthis_button_delicious"></a>
<a class="addthis_button_email"></a>
<a class="addthis_button_compact"></a>
<a class="addthis_button_"></a>
</div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Addthis Button -->
</div><p>Engageant une réflexion sur l&#8217;évolution du statut de La Poste, <a href="http://www.mediapart.fr/club/edition/le-comite-de-savoir-public/article/010809/reformes-des-services-publics-premieres-refle">Mediapart</a> livre une analyse très intéressante, tant sur le dogmatisme de la privatisation des services publics&#8230;</p>
<blockquote><p>Alors que l’argent public a servi ces derniers mois à soutenir, pour le « Bien commun », les banques privées en difficulté, il est désormais nécessaire de privatiser les services publics qui ne l’ont pas encore été, c’est-à-dire de créer les conditions juridiques et économiques de l’appropriation des biens publics. Comme si la crise et les « solutions » qui lui sont apportées n’avaient pas suffi à démontrer les insuffisances, les contradictions et les dangers de l’administration privée des biens communs – son incapacité, en l’état, à œuvrer à long terme dans l’intérêt général – elle sert aujourd’hui de prétexte pour s’attaquer à l’un des bastions de la fonction publique française.</p></blockquote>
<p>&#8230; que sur les conséquences en matière de conditions de travail dans l&#8217;ensemble des entreprises françaises. Après une analyse des effets de l&#8217;introduction de nouvelles &laquo;&nbsp;méthodes de travail&nbsp;&raquo; à La Poste et chez France Télécom, l&#8217;article conclut de manière inusitée sur l&#8217;évolution du statut du salariat en France, qui appelle à une extrême vigilance:</p>
<blockquote><p>La réforme de La Poste offre de nombreux points de comparaison (dont l’analyse doit être approfondie) avec celle de France Telecom et avec les réformes en cours dans l’ensemble de la fonction publique. Avec ces réformes, l’introduction des « méthodes de management » et de « gestion des ressources humaines » semble dépasser, par leurs effets sur les salariés, ce qui avait été observé jusqu’alors dans le secteur privé d’où elles viennent. Il se pourrait même que certaines de ces transformations, notamment la « mobilité » des fonctionnaires, soient expérimentées dans la fonction publique, laboratoire des conditions de travail de demain. Cette « mobilité », ce flou des statuts rappellent en effet la flexibilité des travailleurs tant invoquée, souhaitée et appelée à se développer ces dernières années. Elles entrent en écho avec l’adoption récente d’un projet de loi qui donne la possibilité aux entreprises de prêter leurs « ressources humaines » – une pratique qui avait été interdite en France en même temps que l’esclavage il y a presque 200 ans. Ces transformations imposent de se demander si les conditions de vie et la liberté des salariés sont un bien commun inaliénable ou non. Avec ces réformes, les citoyens sont placés face à un choix profond de société qui engage leur responsabilité les uns par rapport aux autres.</p></blockquote>
<p style="text-align: left;">Un article à lire in extenso et sans modération sur <a href="http://www.mediapart.fr/club/edition/le-comite-de-savoir-public/article/010809/reformes-des-services-publics-premieres-refle">Mediapart</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.telecoms-media-pouvoir.net/index.php/vu-sur-la-toile/reforme-des-services-publics-dogmatisme-et-laboratoire-de-changement-du-statut-des-salaries/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

