De la religion en entreprise

Un dossier en deux volets sur ce thème « casse-gueule » (sic) qui engendre « le malaise des syndicats » (re-sic).

Autre son de cloche à la CFE-CGC (cadres) qui a, notamment, mis les pieds dans le plat chez Orange en dénonçant, l’été dernier, une dérive des « ASA », ces autorisations spéciales d’absence (héritées du passé public du groupe de télécoms) qui peuvent être accordées pour les fêtes juives, musulmanes, orthodoxes et boudhistes. L’inflation des demandes devenait ingérable, au point de pourrir l’ambiance sur certains sites, expliquait alors Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC d’Orange, d’autant qu’elle s’accompagnait parfois « de pressions des plus fervents sur leurs coreligionnaires moins pratiquants ». La CFE-CGC a proposé que ces 3 jours de congés annuels soient désormais prélevés sur le stock de RTT, et perdent leur référence religieuse. Même si la direction n’a pas donné suite, une telle prise de position publique sur ce thème reste rare de la part d’un syndicat.

Sources :
La religion en entreprise : la question « casse-gueule » qui monte
Revendications religieuses au travail : le malaise des syndicats

Code du travail : l’accord d’entreprise doit-il primer ?

Depuis quelques jours, Emmanuel Macron et son premier ministre rencontrent les partenaires sociaux pour préparer le terrain à une réforme du Code du travail. L’axe majeur de leur projet serait le renforcement de la primauté des accords d’entreprise sur les accords de branche et les dispositions législatives. Les défenseurs de cette inversion de la hiérarchie des normes considèrent qu’une telle souplesse est nécessaire pour mieux répondre aux besoins des entreprises, et donc pour développer l’emploi. Ses opposants y voient au contraire une façon de fragiliser les salariés en favorisant le dumping social.

Gilbert Cette, économiste français spécialisé dans l’étude du marché du travail, des temps de travail et de la productivité, et Emmanuel Dockès, professeur en droit du travail, débattent de de cette question.

Neutralité du net : les Etats-Unis enclenchent le processus de sortie

La Commission fédérale des communications (FCC) américaines vient d’annuler une décision de 2015 qui obligeait les fournisseurs d’accès à traiter l’ensemble des services en ligne à égalité. L’administration Trump entend ainsi relancer les investissements des opérateurs dans les infrastructures.

Source : Le régulateur des télécoms américain remet en cause la neutralité du Net

Dans les pays en développement, deux tiers des emplois menacés par l’automatisation ?

C’est en tout cas l’estimation terrifiante du président américain de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, qui évoque notamment des taux de destruction d’emplois de 85% pour l’Ethiopie, mais aussi 77% pour la Chine ! Si nous ne disposons malheureusement pas du détail des sources d’où il tire ses prévisions, voilà cependant de quoi alimenter encore le débat sur l’impact de la robotisation sur le marché du travail.

Source : Robots : les propos alarmants de la Banque mondiale sur l’emploi

Bientôt la fin de la neutralité du Net aux États-Unis ?

Aux Etats-Unis, le régulateur des télécoms lance, sous l’égide de son président Ajit Pai, le chantier pour mettre un terme à la neutralité du net, à la plus grande satisfaction des fournisseurs d’accès. Mais les défenseurs de ce principe n’ont pas dit leur dernier mot et se mobilisent pour une bataille qui sera capitale.

Source : La neutralité du net aux États-Unis, c’est bientôt fini

McKinsey estime que plus de 40 % des emplois en France sont menacés par la robotisation

Le cabinet McKinsey vient à son tour apporter son écot au débat (dont nous nous sommes notamment fait l’écho ici, ici ou ) concernant l’ampleur du phénomène de destruction des emplois induit par la robotisation. Le verdict de son étude, qui repose sur l’analyse des économies de 46 pays dans le monde, représentant 80 % du marché du travail mondial, est terrible : aujourd’hui, la moitié des activités de l’économie mondiale pourraient être robotisées, ce qui aboutirait à la destruction de 1,2 milliards d’emplois à temps plein. Avec un potentiel de substitution de 43%, la France ferait plutôt figure de rescapée…

Source : En France, 40 % des emplois peuvent être remplacés par des machines

L’OIT veut être au cœur de l’avenir du marché du travail

robots

Une commission internationale de haut niveau sera créée d’ici à l’été. L’initiative a reçu le soutien de la quasi-totalité des Etats membres.
Qui mieux que l’Organisation internationale du travail (OIT), instance tripartite rassemblant gouvernements, syndicats et patronat, peut se pencher sur l’avenir du marché du travail ?
Source : L’OIT veut être au cœur de l’avenir du marché du travail

 

Chaque robot introduit sur le marché du travail détruirait plus de 6 emplois

Alors que Barack Obama évoquait le sujet à la fin de son mandat et qu’en France, Benoit Hamon en a fait un des piliers de sa campagne, la question de la destruction des emplois induite par la robotisation reste un débat épineux qui divise les économistes. Un ingénieur du MIT et un universitaire américain apportent leur pierre à l’édifice, à travers une nouvelle étude qui montre que lorsqu’un robot est introduit dans une industrie, il conduit à la destruction de 6,2 postes dans la zone géographique qui l’entoure.

Source : Selon le MIT, chaque robot introduit sur le marché du travail détruit 6 emplois

Comment les syndicats sont utiles aux salariés… et aux entreprises

En 1984, le livre « What Do Unions Do? », écrit par les économistes et universitaires américains Richard B. Freeman et James L. Medoff, soutenait notamment l’idée, plutôt révolutionnaire à l’époque, selon laquelle les syndicats pouvaient contribuer à l’amélioration de la performance économique des entreprises.

Plus de 30 ans après la publication de cet ouvrage, Richard B. Freeman et deux autres universitaires, dont le Français Patrice Laroche, se sont repenchés sur les résultats de l’étude menée aux Etats-Unis en 1984, pour savoir s’ils avaient bien résisté à l’épreuve du temps et s’il était possible de généraliser leurs conclusions à l’ensemble des pays industrialisés : le passage au crible de plus de 300 études empiriques sur la question montre bien que la productivité est généralement supérieure dans les entreprises où des syndicats sont présents, dans la mesure où représentants des salariés et employeurs coopèrent.

Source : Comment les syndicats sont utiles aux salariés… et aussi aux entreprises

Les entreprises peuvent interdire le port du voile sous conditions

Les entreprises privées ont désormais le droit, sous conditions, d’interdire le port du voile à leurs salariées. Tel est l’arrêt rendu ce mardi par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), suite à sa saisie concernant les cas de deux femmes musulmanes licenciées en France et en Belgique. Une décision qui ne manquera pas de soulever des débats, tant le sujet est sensible dans de nombreux pays européens.

Source : Europe : les entreprises peuvent interdire le voile sous conditions

Les livreurs à vélo veulent s’organiser collectivement pour engager le dialogue avec les plates-formes

Pour protester contre leurs conditions de travail, leur faible rémunération et pour dénoncer « un salariat déguisé », les livreurs à vélo ont engagé cette semaine leur premier mouvement social collectif.

Source : UberEats, Deliveroo, Foodora…des livreurs appellent à une « déconnexion massive »

Les cadres insatisfaits veulent-ils vraiment devenir indépendants ?

Certains prophètes du travail nous annoncent la fin du salariat, l’ubérisation progressive de l’économie poussant les salariés vers le statut de travailleur indépendant. Par ailleurs, il y aurait également une aspiration d’une part des salariés à sortir du lien de subordination pour évoluer vers plus d’indépendance dans leur activité professionnelle.

Mais qu’en est-il vraiment ? Thomas Durand, professeur titulaire de la chaire de management stratégique au CNAM, tente de répondre à cette question sous le prisme de la population spécifique des cadres.

Dernière chance pour le paritarisme de gestion | Institut Montaigne

Retraite, chômage, maladie, logement, formation professionnelle : derrière chacun de ces volets du modèle social français se cache le paritarisme de gestion. Le terme est méconnu, mais la réalité qu’il recouvre est centrale tant il structure la vie sociale et syndicale de notre pays.

Source : Dernière chance pour le paritarisme de gestion | Institut Montaigne

Pour rappel, l’Institut Montaigne est un « think tank » essentiellement composé de dirigeants et ex-dirigeants d’entreprises.

Quand Stéphane Richard interpelle les régulateurs européens

Le Mobile World Congress a été le théâtre d’une passe d’armes à fleurets mouchetés entre le PDG d’Orange et Andrus Ansip, Vice-président de la Commission européenne et responsable du marché unique numérique.  Au cours d’une conférence sur la 5G, Stéphane Richard a notamment invité les autorités de régulation à prendre en compte dans leurs décisions le lourd investissement consenti par les opérateurs pour adapter leur infrastructure à ce nouveau standard. Il a par ailleurs rappelé son espérance d’une (re)concentration du marché français.

MWC : le PDG d’Orange s’en prend à nouveau aux régulateurs européens des télécoms

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