Vers un « service public de la donnée » ?

Il y a quelques jours, Syntec Numérique organisait une conférence sur le thème « Quelle politique de la donnée pour quelles politiques publiques ? ».

Quelle valorisation possible pour les données publiques ? Qui sont les acteurs de cette transformation ? Avec quelles conséquences pour la gouvernance publique, au niveau national et local ? Faut-il ouvrir toutes les données publiques pour en faire des biens publics ?

Autant de questions auxquelles ont tenté de répondre les différents invités, dont vous pouvez retrouver les interventions en vidéo sur le site dédié à l’évènement.

Cet article résume leurs prises de position.

Source : La donnée mange le monde et la France passe à table

Le procès (« pour de rire ») du salariat

Dans le cadre de la « Freelance Fair », le magazine Usbek & Rika a organisé la semaine dernière une session de son Tribunal pour les Générations Futures, pour faire le procès du salariat 😉 Voici un résumé des principaux arguments des procureurs et des avocats de la défense.

Source : 6 raisons pour abolir (ou pas) le salariat

Les Français et le télétravail : entre attentes et craintes

Alors que les blocages de transports ferroviaires qui paralysent les déplacements en France ont notamment conduit la ministre du Travail à se transformer en VRP du télétravail, une étude, réalisée par Harris Interactive pour l’observatoire Enedis, témoigne des opinions des Français sur cette pratique.

S’ils y sont globalement favorables, c’est de façon raisonnée (51% opteraient pour le temps partiel contre 14% seulement pour le temps complet). Et les avantages qu’ils associent au télétravail (meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, réduction de la pollution, responsabilisation des salariés) sont largement compensés par les risques qu’ils entrevoient (frontière moins claire entre vie professionnelle et vie privée, sentiment  de solitude, difficulté pour le travail collectif).

Source : Cinq chiffres clés sur les attentes des Français en matière de télétravail

Front social : le printemps est-il arrivé ?

La fin de semaine dernière a marqué le début d’un printemps social que les syndicats espèrent fertile, avec, jeudi, la manifestation des cheminots et des fonctionnaires contre la réforme du secteur public, et vendredi, celle du personnel d’Air France pour la revalorisation des salaires. Si, de l’avis des syndicats et des commentateurs, ces premières opérations ont globalement été des réussites, le gouvernement, lui, ne croit pas à une convergence des différentes revendications dans un mouvement social dur qui paralyserait le pays.

Mais les syndicats ont-ils la volonté et les moyens d’organiser cette convergence ? En débattent les journalistes Aude Lancelin, Sylvain Bourmeau et Brice Couturier.

La télé est-elle prête pour l’après-télé ?

Le conflit entre le groupe TF1 et les autres diffuseurs de ses chaînes annonce de grands bouleversements du monde audiovisuel, entre nouvelle donne publicitaire, concurrence internationale et réforme voulue par l’Etat. Mais les acteurs français sont-ils prêts à y faire face ?
L’économiste et universitaire Olivier Bomsel, la journaliste Fabienne Schmitt et l’universitaire membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel Nathalie Sonnac tentent de répondre à cette question.

L’égalité hommes-femmes s’impose-t-elle par la loi ?

Le gouvernement veut sanctionner les entreprises de plus de 50 salariés présentant des écarts « injustifiés » de salaires entre les hommes et les femmes. Mais la lutte contre les inégalités doit-elle venir des institutions ? D’ailleurs, comment utiliser les lois pour faire changer les mentalités ?

Pour débattre de ces questions, Marie-Pierre Rixain, députée LREM, présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, Virginie Martin, politologue, Mercedes Erra, fondatrice de l’agence publicitaire BETC et présidente exécutive de Havas Worldwide, et Pierre-Yves Gomez, économiste et docteur en gestion.

Macron : toutes les réformes « en même temps » ?

Il y a peu, nous évoquions et fustigions la détermination du gouvernement à réformer vite et fort. D’autres se posent aussi des questions quant au rythme adopté par Emmanuel Macron pour réaliser des réformes tous azimuts. Quelle efficacité ? Quelle cohérence ? Répondent à ces questions Marc Endeweld, auteur de l’ouvrage « L’Ambigu monsieur Macron », Philippe Manière, spécialiste de la communication stratégique, et Philippe Frémeaux, journaliste économique.

Que faire de nos données personnelles ?

Alors que l’idée d’une monétisation des données personnelles a récemment suscité un important débat, voici une discussion entre experts de la question : Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la CNIL, Lionel Maurel, juriste et membre du Conseil d’orientation stratégique de la Quadrature du Net, et Isabelle Landreau, avocate et membre du conseil scientifique du think tank GenerationLibre.

En voulant protéger les entreprises stratégiques, l’Etat mécontente la tech française

Ainsi que Bruno Le Maire l’avait appelé de ses vœux, Edouard Philippe a présenté, il y a une dizaine de jours, de nouvelles mesures pour protéger les entreprises françaises jugées stratégiques. Parmi ces dernières, on trouve un élargissement du décret Montebourg de 2014 aux secteurs de l’intelligence artificielle, du spatial, du stockage des données, des semi-conducteurs et des infrastructures financières.

De nombreuses voix du numérique se sont rapidement élevées contre cette mesure, « erreur magistrale » qui va favoriser « copinage et corruption », « mettre des bâtons dans les roues des start-up locales » et « faire fuir les investisseurs étrangers ».

En ce début de semaine, une tentative de concertation a toutefois été amorcée, via une réunion entre le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire, et le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, d’une part, et les représentants des associations du numérique de l’autre. Tout le monde semble vouloir aller dans le même sens : protéger les secteurs sensibles, sans toutefois dissuader les investissements internationaux indispensables au financement des pépites tricolores. A suivre…

Sources :
Philippe présente un plan pour protéger les entreprises stratégiques françaises
Investissements étrangers : le numérique s’inquiète d’un contrôle par l’État
Extension du décret Montebourg : ce que proposent les lobbies de la tech

Aujourd’hui, une proposition de loi sur le burn-out sera débattue… et rejetée

A l’initiative du député de la France Insoumise François Ruffin, une proposition de loi, visant à faire reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle, doit être examinée aujourd’hui par l’Assemblée Nationale en séance publique. Une telle reconnaissance permettrait aux salariés concernés de voir leurs frais de santé entièrement et automatiquement pris en charge, faisant ainsi basculer le coût de la maladie sur leurs employeurs. La proposition de loi sera donc… rejetée, comme ce fut le cas, il y a une dizaine de jours, en commission des affaires sociales.

Certains points faisaient consensus, même Les Républicains avaient proposé d’évaluer le coût pour les entreprises d’une reconnaissance des pathologies psychiques. Mais la majorité a tout refusé. Elle assure qu’elle est déterminée sur ce sujet mais renvoie aux résultats d’une mission sur la santé au travail (…), prévus pour la fin du printemps.

A suivre donc.

Sources :
François Ruffin veut faire payer le burn-out aux entreprises
Le burn-out : 40 ans de non-reconnaissance

Quand l’Assurance Maladie dévoile aux employeurs les motifs d’arrêt de leurs salariés

Face à l’augmentation des pathologies liées aux conditions de travail, l’Assurance Maladie a lancé une expérimentation auprès de grandes entreprises anormalement touchées par l’absentéisme, pour les inciter « à mettre en oeuvre des actions de prévention » et « à réduire certains facteurs de risques ». Pour cela, elle les informe des motifs d’arrêts maladie de leurs salariés. L’anonymat de ces derniers est évidemment préservé, mais les réactions, notamment de la part du corps médical, sont déjà vives.

Sources :
La Sécu dévoile à des employeurs les motifs d’arrêt de travail de leurs salariés
Une expérimentation de l’Assurance-maladie inquiète le corps médical

Quel rôle pour l’entreprise au XXIème siècle ?

Prévue pour le printemps, la loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation de l’Entreprise), qui « ambitionne de donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois », devrait être l’un des temps forts de l’actualité en 2018. Pour l’élaborer, le ministère de l’Economie a consulté organisations professionnelles, chefs d’entreprises et parlementaires, avant de lancer, début janvier, une consultation publique en ligne, autour de 31 propositions.

Le gouvernement s’interroge notamment sur le rôle de l’entreprise, et sur la pertinence de l’intégration de la responsabilité sociale et environnementale au cadre juridique qui définit son « objet social », une idée qui divise.

Dans cette intéressante tribune, l’universitaire Hugues Poissonnier revient sur l’historique d’un débat déjà ancien.

Source : Quel rôle pour l’entreprise au XXIᵉ siècle ?

Une étude met en doute l’efficacité d’un logiciel censé prédire la criminalité

Un logiciel peut-il prédire le risque de récidive criminelle ? C’est en tout cas ce qu’est censé faire, aux Etats-Unis, l’algorithme Compas (pour Correctional Offender Management Profiling for Alternative Sanctions), utilisé par les juges de nombreuses juridictions en tant qu’outil d’aide à la décision. Or, une récente étude du Dartmouth College remet fortement en question son efficacité :

Ce logiciel commercial largement utilisé pour prédire la récidive n’est pas plus pertinent ni juste que les prédictions de personnes n’ayant aucune ou peu d’expertise judiciaire.

Source : Pas plus efficace que les humains, l’algo qui veut prédire la criminalité est épinglé

L’économie collaborative est-elle en voie de désubérisation ?

Tandis qu’Uber a vécu une annus horribilis en 2017 partout dans le monde, Airbnb est, pour sa part, confrontée à une tentative de régulation de ses pratiques par les autorités françaises, sur les plans national et local. Est-ce le début d’une désubérisation de l’économie collaborative, susceptible de ramener cette dernière vers ses racines primitives ?

L’ancienne députée apparentée écologiste Isabelle Attard, la professeure à l’ESCP Europe Valentina Carbone, le co-fondateur de OuiShare Arthur De Grave, et l’avocat au barreau de Paris Arthur Millerand, débattent de cette question.

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