La qualité de vie au travail, en amélioration pour tous… Vraiment ?

Cegos vient de nous livrer la dernière édition de son baromètre annuel sur le climat social et la qualité de vie au travail (à consulter en version (très) résumée ou en version complète), qui s’intéresse aux écarts de perception en la matière des salariés, des managers et de la DRH.

Or, si tous s’accordent sur le constat d’une amélioration du climat social dans leurs entreprises sur les dernières années et notent une amélioration de leurs conditions de travail, on note un certain spleen chez les managers, moins épanouis qu’avant et, logiquement, moins impliqués.

On observe par ailleurs un certain essoufflement de l’effet nouveauté des outils numériques, le digital venant de plus en plus s’ancrer dans le quotidien des travailleurs.

Enfin, si le stress semble de mieux en mieux pris en compte, le burn-out et la dépression s’ancrent durablement dans le paysage professionnel.

Sources :
Qualité de vie au travail : les managers sont-ils en train de basculer en plein spleen ?
L’effet magique du numérique sur le management serait-il en train de s’atténuer ?
Le burn out et la dépression s’ancrent durablement dans le monde professionnel

Jeunes et emploi : la quête de sens

Un récent sondage OpinionWay – 20 Minutes pour l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire affirme notamment que le critère numéro un de choix d’un emploi pour les 18-30 ans est le « sens », devant d’autres critères plus objectifs comme la rémunération, la possibilité de concilier vie privée et vie professionnelle (plutôt une nouveauté par rapport aux générations précédentes) ou la situation géographique de l’entreprise. De quoi amener les entreprises à se repenser pour séduire cette « cible ».

Sources :
Un métier qui a du sens, premier critère de choix pour les jeunes
Les entreprises face aux nouvelles exigences de la génération Y

Les Français divisés face aux changements qui impactent l’économie

L’étude Ipsos/Sopra Steria et Lire la Société portant sur la perception par les Français des nouveaux enjeux de l’économie souligne, une fois de plus, la profonde fracture sociale qui divise notre pays. De fait, sur à peu près toutes les questions, un clivage très net sépare les catégories moyennes et supérieures, plus confiantes en l’avenir, des catégories populaires, qui se perçoivent comme moins bien armées pour faire face aux défis qui vont se présenter à eux.

Par exemple, concernant l’impact des technologies numériques sur l’emploi, une moyenne de 34% des Français y voient une menace, mais ce pourcentage monte à 42% chez les ouvriers, alors qu’ils se limite à 19% chez les cadres.

Source : Des Français divisés face aux nouveaux enjeux de l’économie

Temps de travail et productivité : quelle situation en France ?

On entend parfois dire que les travailleurs français sont plus paresseux que leurs voisins, mais cette réputation est-elle vraiment justifiée ? D’ailleurs, faut-il forcément travailler longtemps pour être productif ? « Dessine-moi l’éco » compare la situation en France avec celle des principaux pays de l’OCDE en matière de durée du travail et de productivité.

Selon McKinsey, les robots vont accaparer entre 400 et 800 millions d’emplois d’ici à 2030

Voilà donc un nouveau rapport qui vient alimenter la réflexion sur cette problématique. Il est l’œuvre du cabinet McKinsey, qui a mené une étude dans 46 pays et sur 800 professions différentes. Selon ses conclusions, de 400 à 800 millions d’actifs (soit un cinquième du total mondial) pourraient se voir remplacés par des robots dans leur emploi, 75 à 375 millions d’entre eux étant même forcés de changer de catégorie de métier et d’apprendre de nouvelles compétences. Ces chiffres varient évidemment en fonction des pays, les économies industrialisées étant les plus touchées, et des professions considérées.

Source : Automatisation : 375 millions de personnes forcées de changer d’emploi d’ici 2030 ?

Inquiets pour leurs données, les Français freinent leur utilisation d’Internet

Source : Inquiets pour leurs données, les Français freinent leur utilisation d’Internet

L’étude mentionnée dans cet article, réalisée avec le CREDOC et suivie depuis déjà plusieurs années, est disponible dans son intégralité sur le site de l’Arcep.

Un petit extrait de l’infographie qui donne à réfléchir :

La fracture numérique se résorbe… lentement

La dernière édition du Baromètre du numérique, étude réalisée par le Crédoc sous la direction de l’Arcep, du Conseil général de l’économie et de l’Agence du Numérique, vient d’être rendue publique. Mesurant l’adoption par les Français des outils numériques, elle constate la démocratisation du smartphone (73% d’équipement chez les Français de plus de 12 ans), qui devient logiquement l’outil préférentiel de connexion à Internet (42% contre 38% pour l’ordinateur). Avec lui, tous les usages offerts par la société numérique progressent.

Mais, si la fracture numérique se réduit peu à peu, elle est encore bien réelle et laisse encore des millions de personnes en dehors de la toile : 12 % des interviewés, contre 15% en 2016, ne se connectent jamais à Internet, tandis que 33% s’estiment peu ou pas compétents pour utiliser un ordinateur (31% pour un smartphone), un chiffre toutefois en diminution de 12 points par rapport à 2013.

Reste maintenant au secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, à trouver les solutions les plus favorables à l’accompagnement de ces exclus du numérique.

Ce ne sera pas la même solution d’un département à l’autre. Je veux que tous les acteurs disent quels publics sont éloignés, ensuite on regardera qui est capable d’accompagner. Des départements auront un tissu d’associations du numérique très dense. L’enjeu, c’est de savoir comment on leur donne une place importante et comment on les finance. D’autres n’ont pas d’associations : on va regarder si on favorise leur création ou si on donne les moyens aux maisons du service au public.

Source : Baromètre du numérique 2017 : la fracture se résorbe… lentement

Pas facile d’être une femme dans le milieu de la tech !

Le sujet n’est, hélas, pas une nouveauté. Ainsi, fin 2013, Fleur Pellerin, alors ministre de l’Économie numérique, dénonçait « Le sexisme insidieux du numérique ». Mais, longtemps tabou, il a été mis sous l’éteignoir, avant que ne se déclenche, en 2017, un mouvement salutaire de libération de la parole initié aux Etats-Unis, sous l’effet de plusieurs scandales qui ont touché la Silicon Valley et, plus récemment de l’affaire Weinstein.

En France, des étudiantes de l’école 42, ont témoigné sur le malaise qu’elles ressentent dans le cadre de leurs études à l’institut de formation informatique, entre machisme ambiant et comportements ou remarques déplacés de leurs congénères. Cette école n’a toutefois pas l’apanage du sexisme : en 2013, un mémoire en sociologie évoquait déjà ce fléau au sein de l’école Epitech. Par ailleurs, les premiers résultats d’une étude menée actuellement par la start-up Social Builder, auprès d’étudiants d’une vingtaine de formations aux métiers du numérique, sont tout simplement accablants.

Alors que le pourcentage de femmes dans les filières high-tech est en diminution, le sexisme étant un des facteurs expliquant cette tendance à la baisse, il est désormais temps d’AGIR !
Pour les formations incriminées, l’instauration d’une tolérance zéro vis-à-vis de ces comportements intolérables apparaît comme une évidence.
Des initiatives de promotion de la mixité dans le secteur du numérique existent déjà : à l’intérieur même des écoles (code[Her] à l’école 42, E-mma à Epitech), dans le cadre d’associations dédiées, comme StartHer ou  Women in Games, et bien sûr, sous l’égide de l’Etat, à l’instar du trop éphémère plan d’action « Sexisme, pas notre genre » mis en place en septembre 2016 par le secrétariat d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Il convient de les multiplier pour faire sortir les femmes de la position de « minorité visible » où elles sont confinées dans le monde de la tech.

Personne ne peut prétendre avoir la solution miracle et instantanée pour résoudre ce problème, qui commence à affecter réellement les entreprises et les recruteurs, et pas seulement pour des raisons « politiquement correctes »: s’il n’y a pas assez de femmes dans l’univers du numérique, il est aussi à craindre que les services offerts manquent la cible des femmes, qui pour le coup pèsent souvent bien plus lourd dans la balance économique, notamment parce que se sont souvent elles qui décident des dépenses des ménages.

Il va de soi qu’un engagement de la société dans son ensemble est nécessaire pour faire bouger les choses, depuis l’éducation des jeunes enfants, pour faire savoir aux filles comme aux garçons qu’elles sont légitimes partout et qu’elles méritent d’être accueillies partout avec le même respect que les hommes. Toutes les initiatives qui vont dans le sens d’une meilleur équité méritent donc toute notre attention, car pour le moment personne ne connaît « la » solution, et c’est plus probablement un éventail de solutions qui doit être déployé. Nous les suivrons donc dans ce blog. N’hésitez pas à nous faire part des actions efficaces dont vous avez connaissance !

Loin de casser les silos, les réseaux sociaux d’entreprise les répliquent

Les réseaux sociaux d’entreprise (RSE) ne cessent de se développer dans les grands groupes, qui souhaitent ainsi favoriser le partage de connaissances et le décloisonnement de leurs équipes. Mais une étude réalisée par la chaire intelligence RH et RSE du Groupe IGS en collaboration avec le cabinet BDO montre que l’organisation des RSE reproduit fidèlement les hiérarchies déjà en place au sein des organisations. Ainsi, les individus sont 8,5 fois plus actifs dans les groupes créés par leurs managers que dans les autres : loin de casser les silos, les RSE reproduisent numériquement les structures hiérarchiques physiques des entreprises.

Source : Loin de casser les silos, les réseaux sociaux d’entreprise les dupliquent, révèle une étude

1 salarié français sur 4 est miné par le stress

Selon les résultats d’une étude réalisée par le cabinet Stimulus, spécialisé dans le bien-être et la santé au travail, 52% des salariés français présentent un niveau élevé d’anxiété et 24% sont dans un « état d’hyperstress » qui met en danger leur santé.

« Devoir traiter des informations complexes et nombreuses » et « manquer de temps » concernent respectivement 72% et 62% des salariés, et leur impact en termes de stress est très fort.

Source : Un quart des salariés français sont dans un « état d’hyperstress » qui met leur santé en danger

Deux Français sur trois veulent changer de travail

Source : Deux Français sur trois veulent changer de travail

Ces chiffres sont frappants par leur ampleur : cela fait beaucoup de salariés peu satisfaits de leur poste. L’enquête, disponible en texte intégral sur le site d’AEF, est tout à fait intéressante en ce qui concerne les motivations à changer, pour ceux qui l’ont déjà fait comme pour ceux qui souhaitent le faire.

les Français plébiscitent la volonté d’exercer une activité en phase avec leurs valeurs (70%, contre 55% de ceux qui ont changé) devant le sentiment d’ennui dans leur poste (36%) où la recherche d’une meilleure rémunération (27%).

Cela ne devrait-il pas aussi inciter les employeurs à s’interroger sur :

  • Les buts poursuivis et les valeurs mises en œuvre dans leurs entreprises, non seulement vis à vis des clients, mais aussi des salariés, non seulement en paroles mais aussi en actes ?
  • Ou encore, dans les grandes entreprises, alors que la recherche d’une productivité optimale dans des activités de plus en plus complexes tend à confiner les salariés dans des silos spécialisés dont ils ne peuvent plus sortir, sur leur capacité à offrir des parcours diversifiés dans l’entreprise, pour que l’ennui ne s’installe pas ?
  • Enfin, sur le contenu du travail proposé, mais aussi sur les méthodes, procédures et processus, de plus en plus contraignants et réduisant l’initiative des salariés, pour que l’ennui au travail cesse ?

Autant de pistes de réflexion qui pourraient améliorer l’enthousiasme au travail, constituant peut-être une piste à explorer pour retrouver des gains de productivité, laquelle paraît-il ne progresse plus autant qu’avant…

Bref, un questionnement sur l’humain, qui pourrait déboucher sur une vision « gagnant-gagnant ».

L’Internet toujours un peu moins libre en France

Dans l’édition 2017 de son rapport annuel sur l’état des libertés sur Internet dans le monde, l’ONG américaine Freedom House juge que la situation en France continue à se dégrader. La note de 26 sur 100 (0 étant la meilleure, 100 la pire) attribuée à la France n’est certes pas catastrophique, mais la trajectoire des dernières années (20 sur 100 il y a 5 ans) traduit une évolution négative, notamment en matière de respect des droits individuels des internautes.

Source : L’Internet en France jugé encore un peu moins libre qu’avant

Le bureau idéal, vu par les salariés

L’Observatoire Actineo a présenté les principaux enseignements de son Baromètre 2017 de la qualité de vie au bureau. On retiendra que le bureau fermé reste majoritaire (65%), loin devant l’open space (29%), tandis que le « flex office » (pas de poste de travail attribué) reste marginal. Quant au télétravail et au travail en tiers-lieux, ils progressent.

Source : Baromètre Actineo/Sociovision 2017

L’égalité salariale hommes-femmes rapporterait 62 milliards d’euros à l’économie

Selon les calculs de la Fondation Concorde, think tank économique, les inégalités salariales entre hommes et femmes, qui continuent de prospérer, génèrent un manque à gagner de 62 milliards d’euros dans l’économie française, entre les 28 milliards d’euros de revenus en plus dont bénéficieraient les ménages et les 34 milliards de recettes fiscales supplémentaires (cotisations salariales et patronales, impôt sur le revenu, TVA) que percevrait l’Etat.

Autant de bonnes raisons de redoubler d’efforts au profit de la « grande cause nationale du quinquennat » Macron !

Source : L’égalité salariale homme-femme rapporterait 62 milliards d’euros à l’économie

Les Français majoritairement favorables au projet de réforme de l’assurance chômage

Elabe vient de publier un sondage, réalisé pour le compte des Echos, de Radio Classique et de l’Institut Montaigne, qui met en lumière le regard des Français sur la réforme de l’assurance chômage. Les résultats montrent que les interviewés sont largement favorable aux grandes lignes évoquées pour cette réforme : ouverture de l’assurance chômage aux salariés démissionnaires (74% favorables) et aux indépendants (87%), instauration d’un système de bonus/malus pénalisant les entreprises ayant trop souvent recours aux contrats courts (81%), et, à un degré moindre, radiation des demandeurs d’emplois refusant deux offres « raisonnables » (63%).

Source : Les Français et la réforme de l’assurance chômage

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