Le premier médicament connecté : un Big Brother médical ?

Les autorités sanitaires américaines ont autorisé la mise sur le marché d’un médicament agissant contre des troubles psychiques comme la schizophrénie ou la bipolarité, et doté d’un capteur connecté, indiquant quand il est ingéré. Censé aider les patients à mieux suivre leurs traitements et… les assureurs à faire de fortes économies sur les coûts liés aux complications médicales, ce médicament inquiète certains professionnels de santé, qui craignent une surveillance généralisée des patients et anticipent des risques autour du partage des données médicales.

Source : Le premier comprimé connecté : un Big Brother médical ?

Selon la justice belge, Skype est un opérateur télécoms

La cour d’appel d’Anvers vient de rendre un jugement selon lequel Skype est « indiscutablement » un opérateur de télécommunications, un statut loin d’être anodin qui devrait imposer de nouvelles obligations légales et fiscales à la filiale de Microsoft.

En France, il avait été annoncé il y a un an que la firme de Redmond s’apprêtait à se déclarer en tant qu’opérateur télécoms auprès de l’Arcep, après plusieurs années de refus. Aux dernières nouvelles, on attend encore…

Source : La justice belge considère Skype comme un opérateur de télécommunications

Etats-Unis : la fin de la neutralité du net actée en décembre ?

Le processus enclenché au printemps dernier devrait trouver son épilogue vers la mi-décembre avec un vote définitif par la Commission fédérale des communications (FCC), entérinant la fin de la neutralité du net aux Etats-Unis.

Source : La fin de la neutralité du net aux USA devrait être actée en décembre

Le président de l’Arcep veut démanteler Google

Considérant Internet comme un bien commun, Sébastien Soriano fustige « une forme de capitulation dans le débat public » face à la domination des GAFA. « Taxer les géants du Web ne suffira pas à mettre à bas leur domination », estime-t-il, « la question n’est pas « Faut-il démanteler Google ? », mais « Comment démanteler Google ? » ».

Il faut déterminer quels sont les leviers de régulation à mettre en place pour rouvrir le jeu, faire émerger des alternatives aux Gafam respectueuses des droits humains et des valeurs qui sont les nôtres.

Source : Démanteler Google est la seule solution (Soriano, Arcep)

Sanctionné en Europe, Google est aussi dans le viseur aux Etats-Unis

Après l’amende record de 2,4 milliards d’euros qui lui a été infligée en Europe pour abus de position dominante, Google fait l’objet d’une enquête de la justice de l’état américain du Missouri, qui lui reproche des faits similaires.

Source : Sanctionné en Europe, Google aussi dans le viseur aux Etats-Unis

Loi Renseignement : les « boîtes noires » désormais actives

Le président de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) a annoncé la mise en activité, depuis un mois, des boîtes noires nées de la Loi Renseignement, et qui sont censées aider les services de renseignement à analyser les données de connexion récupérées sur Internet afin de détecter les éventuelles menaces terroristes.

Source : Loi Renseignement : les boîtes noires sont désormais actives

Réforme du dialogue social : le fantasme de l’exception française

On le dit irréformable, trop éloigné des entreprises, trop soumis au pouvoir des syndicats. Et si les traits que l’on prête au dialogue social en France et qui servent en grande partie de justification à la réforme actuelle du code du travail correspondaient davantage à une image fantasmée qu’à la réalité ?

Une très intéressante tribune de Vincent Pasquier, Doctorant à Grenoble École de Management.

Source : La réforme du dialogue social et le fantasme de l’exception française

L’intérêt croissant des GAFA pour les infrastructures du Web

Il y a quelques jours, la holding japonaise Softbank et les deux géants du Web Amazon et Facebook ont annoncé leur collaboration dans le cadre du déploiement, d’ici à 2020, d’un nouveau câble transpacifique, baptisé Jupiter. Si cette initiative n’est pas une première, « il va être intéressant de voir si Google, Facebook, Microsoft et Amazon continuent à trouver des partenaires pour construire les câbles, ou s’ils finiront par construire les câbles eux-mêmes pour leur propre utilisation », estime Alan Mauldin, directeur de recherche chez TeleGeography.

Après avoir accaparé une grande partie des contenus numériques du Web, les GAFA vont-ils mettre la main sur l’Internet « physique » ?

Source : Les câbles d’Internet : qui sont-ils, quels sont leurs réseaux ?

Vers une réduction progressive des effectifs des centres d’appels Orange

Invité hier du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro, Stéphane Richard a été interrogé sur la politique du groupe en matière d’emploi (vers 17:00 sur la vidéo). Prenant l’exemple des centres d’appels, il a notamment indiqué que le groupe allait « progressivement réduire » leurs effectifs, qui se chiffrent  actuellement à 20 000. Justifiant cette décision par la diminution sensible du nombre d’appels au profit du digital sur les dernières années, il n’a pas donné de précision sur l’ampleur de la réduction envisagée, ni sur son calendrier.

Source : Restructuration : Orange annonce une réduction des effectifs dans ses centres d’appels

La lutte contre le chômage devient-elle une lutte contre les chômeurs ?

La nouvelle convention de l’assurance chômage est entrée en vigueur le 1er novembre. Si les conditions d’affiliation sont assouplies, cette réforme pourrait aboutir à une baisse des droits des chômeurs. Ces derniers vont-ils être remplacés par des travailleurs précaires toujours plus nombreux ?

Jean-Claude Barbier, sociologue et directeur de recherche au CNRS, Francis Kramarz, directeur du Centre de recherche en économie et statistique et professeur à l’Ecole Polytechnique, et Rose-Marie Péchallat, ex-conseillère Pôle Emploi et créatrice du blog Recours Radiation, en débattent.

Gagner la bataille de l’intelligence artificielle

Source : Gagner la bataille de l’intelligence artificielle

Personne ne peut contester que la France doit évidemment (s’)investir dans l’IA, non seulement pour ne pas se laisser distancer dans la bataille mondiale, mais aussi, on l’espère, pour que justement elle soit un gain pour le collectif, c’est-à-dire pour tous les citoyens, et pas seulement pour les entreprises qui la mettront en œuvre.

Cela pose 2 questions complémentaires de celles évoquées dans l’article :

  • Tous les personnels dont les postes seront remplacés par des robots, physiques ou virtuels, ne seront pas repositionnés sur des postes à plus forte valeur ajoutée, c’est pure hypocrisie de le laisser croire. Dès lors, que fait-on des autres ? comment ne pas continuer de creuser les inégalités qui s’aggravent de plus en plus dans les pays « dits » développés ? quelles missions confier à ces travailleurs évincés de leurs entreprises, non seulement pour qu’ils continuent d’avoir des moyens de subsistance matérielle, mais aussi une dignité, un rôle valorisant dans la société ? Il est donc urgentissime de réfléchir aux métiers que l’on crée en parallèle de ceux qui vont disparaître, pour ne laisser personne au bord du chemin, ni créer des « sous-travailleurs ».
  • Quel partage de la valeur et des gains de productivité offerts par l’IA ? Ces dernières décennies, les gains de productivité ont été prioritairement affectés aux actionnaires, parfois aux consommateurs (quand la bataille concurrentielle fait rage), mais peu aux travailleurs, pas aux chômeurs, et peu ou mal à la formation.

Les deux questions sont évidemment liées : il faut procéder à une réallocation du travail et des richesses, afin que l’IA soit un réel progrès (social et pas seulement technologique) pour nos sociétés, et qu’elle nous conduise vers un monde plus agréable pour tous, où l’humain garde non seulement une activité rémunératrice, mais aussi son libre arbitre et la compréhension du monde qui l’entoure, des règles qui le régissent. Voilà un beau projet économique et politique pour la France et pour l’Europe, qui n’en doutons pas serait de nature à enthousiasmer nombre de citoyens !

Il ne suffit donc pas de pousser les entrepreneurs de tous poils à se lancer dans l’IA, il faut les inciter, voire les obliger, à « embarquer » tout le monde dès lors qu’ils mettent leurs solutions en œuvre. Sinon, ils se contenteront de remplacer la main d’œuvre par des robots et d’encaisser les bénéfices, laissant à une puissance publique qui ne cesse de s’amenuiser, se coupant souvent les ailes elle-même, la charge de s’occuper de celles et ceux qui seront restés sur le bord du chemin, comme cela a été fait depuis la fin des « Trente Glorieuses ».

Si les Français se montrent critiques et pessimistes sur la mise en œuvre de l’IA, c’est justement parce que la question n’est pas traitée dans sa globalité, et personne n’en est dupe. C’est tout à notre honneur. Que les entrepreneurs et les gouvernants saisissent la question par le bon bout de la lorgnette, et les opinions, c’est certain, changeront !

L’expérience collaborateur, de la théorie à la pratique

Concept symétrique à l’expérience client, l’expérience collaborateur en est encore à ses balbutiements. Résultera-t-elle d’une simple transformation des méthodes de management, d’une révolution dans la gestion des ressources humaines ou d’une mutation en profondeur de toute la culture de l’entreprise ? Les invités du Social Media Club en débattent.

Source : Employee Experience : du concept à la pratique

Forfaits jours : que doit prévoir l’accord collectif ?

Un arrêt récent précise que l’accord doit fournir aux opérationnels un véritable outil d’ajustement de la charge de travail.
La charge de travail et l’effectivité d’une coupure quotidienne raisonnable doivent faire l’objet d’un contrôle continu.

Un petit rappel de la loi, qui n’est jamais superflu, pour éviter de se laisser embarquer dans des situations toxiques, pour soi-même… et pour l’entreprise.

Comment les géants du Web capturent notre temps de cerveau

« M » prend la mesure du temps et s’intéresse aux façons de le remonter, de le vivre et… de le maîtriser ? Pas évident vu les astuces mises en place par Facebook et autres Snapchat pour tirer les ficelles de notre attention.

Source : Comment les géants du Web capturent notre temps de cerveau

La phrase sans doute la plus intéressante dans cet article, parce qu’elle s’applique évidemment aux réseaux sociaux, mais aussi aux mails…

Plus inquiétant : « On réduit l’attention à un état d’alerte permanent : les systèmes techniques nous poussent à répondre immédiatement aux stimulis, complète Yves Citton, professeur de littérature à l’université de Grenoble Alpes. La logique de la connexion implique toujours une pression de la rapidité et cette pression écrase ce qui, pour Deleuze ou Bergson, était essentiel à l’intelligence, à savoir un certain écart entre le stimulus et la réponse. »
Alors oui, il faut prendre le temps de déconnecter, de réfléchir, de rêver, avant d’être devenus de parfaits idiots conditionnés comme… des pigeons de laboratoire (sic) !

Pourquoi le burn-out n’est pas reconnu comme une maladie professionnelle

La question de la reconnaissance du « syndrome d’épuisement professionnel » refait régulièrement surface, au gré d’une actualité souvent tragique. Mais il y a une dizaine de jours, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a confirmé que le burn-out ne serait pas, pour l’heure, reconnu comme une maladie professionnelle. Pour quelles raisons ? Cet article nous l’explique.

Sources : Pourquoi le burn-out n’est pas reconnu comme une maladie professionnelle

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