Participation de l’Etat dans Orange : la CFE-CGC et l’ADEAS nuancent l’analyse de la Cour des Comptes

Dans son rapport au vitriol sur l’Etat actionnaire, la Cour des comptes n’épargne pas la gestion de sa participation au capital de l’opérateur historique, estimant notamment que « la réticence de l’État à voir sa participation diluée et son influence réduite peut (…) constituer un handicap pour l’avenir d’Orange ».

Face à cette position qui prône un désengagement de l’Etat, la CFE-CGC Orange et l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat Salariés) proposent une analyse plus nuancée, développée dans ce communiqué de presse.

François Fillon contre les fonctionnaires de France Télécom: où sont VRAIMENT les compétences?

« Vous pensez qu’il y aurait de l’Internet en France si on avait toujours France Télécom avec des fonctionnaires? », s’interroge François Fillon. Une réponse.

Source : François Fillon contre les fonctionnaires de France Télécom: où sont VRAIMENT les compétences?

Une tribune de Sébastien Crozier & Hélène Marcy dans le HuffPost, pour répondre aux propos insultants de M. Fillon au CES de Las Vegas.

« Face à la rupture digitale, les banques doivent investir dans l’humain »

Le syndicat national des banques SNB/CFE-CGC enjoint les banques de former leurs personnels à devenir de « vrais conseillers » et des experts, et non de simples vendeurs de produits. Il redoute une casse sociale comme dans d’autres pays européens face à l’accélération des mutations.

Source : « Face à la rupture digitale, les banques doivent investir dans l’humain »

Les voyages des CE bientôt taxés ?

sandals-342672_1920Le gouvernement envisage une taxation des actions sociales et culturelles délivrées par les comités d’entreprises afin de renflouer les comptes de la Sécurité sociale.

Source : Les voyages des CE bientôt taxés ? – Tour Hebdo

Les syndicats opposés à une taxation
Les syndicats CGT, CFE-CGC et Unsa sont d’ores et déjà montés au créneau pour s’opposer à ce projet si cette mesure venait à être confirmée. Celle-ci toucherait en effet de nombreux salariés, la France comptant quelque 33 000 comités d’entreprise.
« Considérer le budget d’œuvres sociales comme une niche sociale qui permettrait aux entreprises de substituer des avantages sociaux aux augmentations de salaire traduit une méconnaissance des pratiques d’entreprise, en particulier des négociations salariales. Prétendre travailler au nom de l’équité en se contentant de pénaliser ceux qui reçoivent un peu est une malhonnêteté envers tous les salariés », considère ainsi la CFE-CGC dans un communiqué.

Rappelons que l’Etat ne cesse de ponctionner dans tous les dispositifs dédiés aux salariés : c’est ainsi qu’en 2015, l’Etat s’est approprié pour ses propres actions 2,7 milliards d’euros sur les 3,9 milliards d’euros d’Action Logement (ex 1% logement, dédié en principe à  l’aide au logement des salariés), soit… 70% de la collecte auprès des entreprises, ce qui pose de sérieuses difficultés aux organismes chargés d’aider les salariés les plus démunis à se loger.

Concernant les Activités Sociales et Culturelles gérées par les CE, elles permettent le plus souvent (au moins dans les CE gérés par la CFE-CGC :-)) aux salariés les moins argentés de partir en vacances ou d’y envoyer leurs enfants, de pratiquer un sport ou une activité culturelle, de financer une garde d’enfants ou une aide « handicap ». Bref, de rétablir un peu d’équité et de permettre à tous d’avoir une vie « normale » dans un pays dit « développé ».

Ces mesures sont choquantes à au moins 4 titres :

  • elles pénalisent les salariés les moins favorisés (alors qu’il y a de plus en plus de travailleurs pauvres, et que ces aides complémentaires sont parfois le seul rempart contre le basculement des familles dans des situations économiquement intenables) ;
  • de facto, et dans la mesure où les salaires n’augmenteront pas en proportion de ce que l’Etat ponctionne sur les « avantages » consentis aux salariés, on aboutit une fois de plus à « travailler plus pour gagner moins » ;
  • elles sont d’une hypocrisie sans nom : le gouvernement prétend d’un côté réduire les impôts… mais il va reprendre l’argent dans la poche des salariés les moins favorisés, via des mesures « souterraines », incompréhensibles pour les citoyens qui n’ont pas le temps de s’investir dans l’action syndicale pour défendre leurs droits ;
  • concernant plus spécifiquement les Activités Sociales et Culturelles, une fois de plus, personne ne regarde les « externalités négatives » : moins de départs en vacances des salariés et de leurs enfants, c’est aussi, très directement, une perte de chiffre d’affaires, et partant d’emplois, pour les prestataires qui travaillent avec les Comités d’Entreprises.

Les dégâts potentiels ont-ils été évalués ? Où sont les études d’impact ? Et, une fois de plus, que penser d’un gouvernement dit « de gauche » qui pénalise les salariés les moins vernis pour afficher de ronflantes promesses électorales ? Il est grand temps que nos politiques se ressaisissent !!!

 

La pratique religieuse s’invite plus fréquemment au travail

Selon l’Observatoire du fait religieux en entreprise, les situations « conflictuelles » ou « bloquantes » restent très minoritaires.

Source : La pratique religieuse s’invite plus fréquemment au travail

Vous pouvez lire les résultats complets de l’enquête sur le site de l’institut Randstad.

Rappelons au passage que la CFE-CGC Orange a formulé des propositions concrètes pour limiter les tensions liées au fait religieux chez Orange. Pour le moment, la Direction n’a pas souhaité donner suite…

Grève chez SFR : « Quand on dégraisse comme ça, c’est pas pour continuer »

Même s’il a peu mobilisé, l’appel à la grève ce mardi chez SFR a été l’occasion pour certains de réitérer leur craintes concernant l’avenir de l’opérateur, alors que la direction souhaite supprimer 5.000 postes.

Source : Grève chez SFR : « Quand on dégraisse comme ça, c’est pas pour continuer »

Plan social chez SFR : la CGT et la CFE-CGC appellent à la grève, la CFDT préfère attendre

Deux syndicats, la CGT et la CFE-CGC, appellent à un mouvement national de grève le 6 septembre en réponse au plan social annoncé par SFR Group, qui vise a réduire ses effectifs d’un tiers au travers de 5000 départs volontaires. Si la CFDT juge qu’il est trop tôt pour s’engager dans un rapport de force, elle ne se l’interdit pas… et décidera en fonction des projets qu’annoncera la direction en septembre.

Source : Plan social chez SFR : la CGT et la CFE-CGC appellent à la grève, la CFDT préfère attendre

Dans un communiqué commun, les deux organisations estiment que « le projet de suppressions d’emplois, annoncé par la direction du groupe SFR/Numericable, s’inscrit dans une stratégie globale qui consiste à privilégier les marchés financiers au détriment de l’emploi stable et qualifié, des conditions de travail des salariés, du service rendu, du développement industriel et de l’investissement dans le réseau et la fibre optique. » Elles déplorent aussi avoir « été écartées des dernières séances de négociation. »

EU Bid to Protect Telecom Companies From Chinese Rivals Flounders

A European Union plan to help shield the bloc’s telecommunications-equipment companies from a rush of Chinese rivals is floundering, according to EU and industry officials, compounding the European industry’s troubles amid weak demand for its mainstay wireless products.

Source : EU Bid to Protect Telecom Companies From Chinese Rivals Flounders – WSJ

Une fois de plus, la suspicion pèse sur la loyauté de la concurrence chinoise en matière d’équipements de télécommunications : entre subvention des exportations de Huawei et ZTE, barrage des équipementiers européens Ericsson et Nokia (qui a absorbé Alcatel Lucent), voire espionnage des télécommunications occidentales via les équipements implantés par les entreprises chinoises, nombre de questions se posent.

Les Etats-Unis, comme souvent, se montrent beaucoup plus protectionnistes que les européens, et ont notamment interdit les équipements Huawei dans leurs réseaux de télécommunications, arguant justement des risques d’espionnage. Ce n’est peut être que du protectionnisme économique… mais il serait urgent que la Commission européenne prenne des mesures pour préserver nos derniers équipementiers européens, qui sont fort à la peine.

Il en va non seulement du maintien des emplois dans la filière, qui en détruit à tours de bras depuis plus d’une décennie, mais surtout de notre souveraineté numérique, enjeu bien plus important que le libre échange pour la préservation de notre autonomie économique et de nos démocraties.

SFR : direction et syndicats d’accord sur un plan de départs volontaires

Ces départs devraient intervenir entre cet automne et l’été 2017. La direction du groupe s’est par ailleurs engagée maintenir les effectifs du pôle télécoms au-delà des 10.000 emplois jusqu’à mi-2019.

Source : SFR : direction et syndicats d’accord sur un plan de départs volontaires – La Tribune

A noter : la CFE-CGC SFR n’a pas signé le plan de départ. L’hémorragie des personnels pourrait en effet s’avérer fatale pour la pérennité de l’entreprise, qui aura d’autant plus de mal à reprendre l’offensive sur le marché avec des effectifs réduits d’un tiers.

Télécharger le communiqué du SNT CFE-CGC : CDP-CFE-CGC-PDV-NCSFR

SFR : « l’impuissance » du gouvernement dénoncée par la CFE-CGC

Le syndicat estime que l’exécutif n’a pas les moyens d’empêcher un plan de départ massif.

[…] la CFE-CGC demande à ce que « le gouvernement conditionne l’octroi des licences aux opérateurs au maintien des emplois sur le sol français », arguant du fait que « cette mesure simple n’est ni une entrave à la concurrence et encore moins la marque d’une « économie administrée » comme le prétend Myriam El Khomri ».

Source : SFR : « l’impuissance » du gouvernement dénoncée par la CFE-CGC

Le conditionnement des licences au maintien des emplois sur le territoire français est une revendication de la CFE-CGC depuis 2009, et elle n’a cessé de la réitérer auprès de la puissance publique.

Dans la mesure où cette contrainte s’appliquerait à l’ensemble des opérateurs, ce ne serait aucunement une distorsion de concurrence. Cela permettrait en revanche :

  • de sécuriser une partie de l’emploi dans le secteur des télécoms, ce dont notre pays a bien besoin, alors que les mesures actuelles de lutte contre le chômage ne produisent pas les effets attendus ;
  • de maintenir nos compétences dans une activité stratégique pour l’ensemble de l’activité économique et pour le bien-être des citoyens, de plus en plus demandeurs de réseaux efficaces sur l’ensemble du territoire ;
  • de préserver la qualité des réseaux, mais aussi de la relation client des opérateurs (si nos concitoyens veulent des services de télécommunications qui marchent, ils attendent aussi d’être bien conseillés et accompagnés dans une révolution technique sans précédent… ce qui passe par la possibilité de dialoguer avec des humains) ;
  • d’éviter une gestion purement spéculative des opérateurs de télécommunications, dont la vocation première n’est pas d’enrichir des propriétaires sur le court terme, mais d’assurer la qualité, la modernité et la pérennité des infrastructures de télécommunications françaises sur le moyen-long terme.

La loi 96-659 du 26 juillet 1996 de réglementation des télécommunications, dont les dernières modifications sont rappelées sur le site de l’Arcep, indique explicitement que :

II. – Le ministre chargé des télécommunications et l’Autorité de régulation des télécommunications veillent, dans le cadre de leurs attributions respectives :

« 1 A la fourniture et au financement de l’ensemble des composantes du service public des télécommunications ;

« 2 A l’exercice au bénéfice des utilisateurs d’une concurrence effective et loyale entre les exploitants de réseau et les fournisseurs de services de télécommunications ;

« 3 Au développement de l’emploi, de l’innovation et de la compétitivité dans le secteur des télécommunications ;

« 4 A la définition de conditions d’accès aux réseaux ouverts au public et d’interconnexion de ces réseaux qui garantissent la possibilité pour tous les utilisateurs de communiquer librement et l’égalité des conditions de la concurrence ;

Malheureusement, le volet « emploi » est systématiquement sacrifié à « Sainte Concurrence », qui a certes fait de notre pays le champion des prix bas en matière de télécommunications… mais dans quelles conditions ?

Chez les seuls opérateurs de télécommunications, 3 à 4 000 emplois sont désormais détruits chaque année. Et ne parlons pas de l’hécatombe de ces dernières années dans le reste de la filière (disparition des réseaux de distribution indépendants, catastrophes en séries chez les équipementiers…).

Est-ce vraiment pour le profit du pays et l’intérêt collectif des citoyens ?

SFR souhaite supprimer 5 000 emplois, soit un tiers de ses effectifs

Selon nos informations, la directrice des ressources humaines du groupe a confirmé, mardi, que le groupe avait pour objectif de ramener l’effectif de 14 300 à 9 000 salariés d’ici la fin 2017.

Source : SFR souhaite supprimer 5 000 emplois, soit un tiers de ses effectifs

Patrick Drahi ne tiendra donc pas les engagements qu’il avait pris lors du rachat de SFR… et la demande de vigilance formulée l’an dernier à l’État par la CFE-CGC, au travers d’une lettre conjointe des syndicats d’Orange et de SFR, n’a visiblement pas été prise au sérieux.

Comment prétendre prôner le dialogue social au travers d’une « Loi Travail » quand il est foulé aux pieds tous les matins, toujours au détriment des salariés qui produisent la richesse ?

L’emploi dans les télécom est laminé par une concurrence féroce, impulsée par une idéologie destructrice, défendue par Bruxelles, mais jamais remise en cause par nos gouvernements nationaux, même quand ils se prétendent « sociaux démocrates ».

Comment envisager d’inverser la courbe du chômage si l’État et le régulateur des télécoms ne se préoccupent pas davantage de maintenir les emplois existants dans ce secteur ? Rappelons que chez Orange aussi, la décrue des emplois est vertigineuse, même si elle intervient sans licenciement de masse.

Comment faire entendre enfin l’urgence de changer de paradigme économique pour enrayer une situation de plus en plus préoccupante ?

Le chômage poursuit obstinément sa croissance, écartant toujours plus d’actifs de la vie économique et sociale de notre pays. Quant aux personnels en activité, ils sont mis sous pression, à la fois par l’intensification du travail (car ce n’est pas le volume de travail qui baisse, mais la voracité pour le profit qui est à l’œuvre), et la constante menace de se retrouver demain exclu du jeu.

Comment ne pas voir que c’est un jeu perdant/perdant, pour les comptes sociaux de la nation, pour la consommation, pour la qualité des produits et services fournis aux clients finaux, pour la capacité d’innovation des entreprises françaises, et donc au global pour la croissance ? Quand nos gouvernements et nos régulateurs enrayeront-ils cette infernale spirale de l’échec annoncé ?

 

Télécoms : les opérateurs ne croient plus à un marché à quatre

Les discussions concernant un mariage entre Orange et Bouygues Telecom semblent montrer que désormais, dans l’Hexagone, plus personne, y compris Numericable-SFR et Free, ne croit à l’avenir d’un marché avec quatre acteurs convergents (présents à la fois dans l’Internet fixe et le mobile). Décryptage.

Source : Télécoms : les opérateurs ne croient plus à un marché à quatre

Pour sa part, la CFE-CGC n’y a jamais cru… et nous l’avons dénoncé depuis 2012… Vous pouvez notamment retrouver les interventions de Laurent Benzoni (sur les impacts de la régulation) et de Bruno Deffains (sur l’impact de l’arrivée de Free Mobile sur l’emploi dans le secteur des télécoms français… catastrophique !).

Malheureusement, l’idéologie de la concurrence à tout prix aura fait beaucoup de dégâts, qu’on aurait pu s’économiser en n’introduisant pas de 4ème opérateur mobile sur le marché français… en tous cas pas à ce moment ni dans les conditions qui lui ont été consenties ! Le foisonnement concurrentiel n’est en effet utile au développement d’un marché qu’en période de démarrage et de forte croissance en valeur aussi bien qu’en volume.

Mais dans un contexte économique morose tel que nous le connaissons depuis plus d’une décennie :

  1. introduire de force (ie avec des mesures de régulation dérogatoires en faveur du dernier entrant) un acteur supplémentaire sur un marché qui n’avait pas le potentiel pour l’absorber (la saturation de la demande était déjà proche en termes de nombre d’abonnés), en créant une pression ultra violente à la baisse des prix quasi instantanée,
  2. vérifier, une fois que tous les coûts ont été serrés au maximum (et en particulier via un niveau de suppression de postes sans précédent – voir nos graphiques), qu’il n’est décidément pas possible de faire vivre sur le long terme 4 opérateurs de réseau,
  3. se résoudre enfin à la raisonnable consolidation,

revient à créer deux étapes brutales de casse de l’emploi, tous les acteurs cherchant, d’abord à comprimer leurs coûts au maximum pour tenter de conserver de la rentabilité en dépit de la guerre des prix, puis d’amortir les frais de fusion-acquisition.

Si le gouvernement s’était contenté de laisser le marché en l’état, la baisse des prix aurait certes été moins rapide, en lien avec les grains de productivité réels. Cependant, la situation française était loin d’être dramatique, l’offre de télécommunications sur le marché français étant l’une des moins chères d’Europe dès avant l’arrivée du 4ème opérateur mobile. Les dernières études des régulateurs européens (anglais et belge notamment) relayées par la Fédération Française des Télécoms mettent désormais tous les ans les télécommunications française sur le podium des prix les plus bas.

Si les régulateurs du marché français (Arcep, Autorité de la Concurrence) avaient proposé une vision plus sage, et non uniquement centrée sur la concurrence pour la concurrence, la décrue des emplois aurait été moins brutale… et l’économie française ne s’en serait que mieux portée : moins de chômage, plus de pouvoir d’achat, plus de rentrées dans les caisses de l’État et de la protection sociale, moins de risques psycho-sociaux, dont les impacts ne sont pas neutres sur les comptes de la Sécurité Sociale, et peut-être même un peu de cette croissance que nos gouvernants réclament de manière incantatoire sans se donner les moyens de la booster…

Faudra-t-il toujours attendre que les dégâts soient définitivement consommés pour faire entendre raison à ceux qui nous gouvernent ? A quand un pilotage économique au profit de l’ensemble de la nation ?

L’autorité de la concurrence inflige à Orange la plus grosse amende prononcée en France

Source : L’autorité de la concurrence inflige à Orange la plus grosse amende prononcée en France, Les Echos – High tech

Voir aussi : Orange écope d’une amende record de 350 millions d’euros – La Tribune

 

Orange condamnée à une amende record :
les personnels en sont les premières victimes…
tandis que les entreprises clientes n’ont rien à y gagner !

Après 8 ans d’instruction, l’Autorité de la Concurrence inflige une amende de 350 millions d’euros pour « abus de position dominante, discrimination et fidélisation abusive » sur le marché Entreprise. Cette instruction fait suite à des plaintes formulées par Bouygues Telecom et SFR, pour « prédation, couplage abusif, discrimination tarifaire » qui auraient été mis en œuvre par Orange depuis 2002.

Pour autant, aucun préjudice réel n’est avéré pour les opérateurs concurrents… tandis que les entreprises clientes ne tireront aucun bénéfice de cette procédure !

Seuls les personnels sont mis à la peine, contraints d’exercer leur métier dans un contexte de plus en plus complexe et menaçant, y compris pour la pérennité des emplois.

Lire la suite du communiqué de la CFE-CGC Orange,
ou  télécharger la version pdf : pdfCdP-CFE-CGC-Orange_Amende-marche-entreprises_17decembre2015.pdf

Administrateurs salariés et gouvernance de l’entreprise

Le témoignage de Pierre Alanche, administrateur salarié chez Renault, est particulièrement intéressant : il met l’accent sur quelques points clefs qui sont en résonance avec nos propres réflexions sur le rôle des administrateurs salariés, et le fonctionnement des Conseils d’Administration.

On peut notamment en retenir ces quelques éléments :

  • l’administrateur salarié ne doit pas abandonner ses habits de syndicaliste
  • il doit non seulement défendre l’intérêt des personnels, mais aussi leur rendre compte
  • les salariés sont des parties prenantes de l’entreprise, mais ne sont pas forcément pris en compte dans les CA
  • les « administrateurs indépendants », qui sont souvent des PDG d’autres entreprises, statuent facilement sur les questions financières, mais peu sur la stratégie, qui est laissée à la main des Directions Générales

A méditer, notamment pour ceux d’entre nous qui sont susceptibles de siéger dans cette instance particulière de l’entreprise…

Cyber-fatalisme coupable d’Orange sur les données personnelles

Le vol de données personnelles sur les réseaux numériques est un fléau du XXIe siècle. Personne, ni entreprise, ni association, ni administration, ni particulier n’est à l’abri de cette délinquance sans visage.

Ce n’est pas une raison pour subir le phénomène avec fatalisme. C’est pour cela que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a décidé de mettre Orange au pilori au moyen d’un « avertissement public ».

[…]

L’ex-France Télécom explique que « la faille de sécurité serait liée aux risques inhérents à une chaîne de sous-traitance », peut-on lire dans la délibération. C’est bien le problème !
Toutes les grandes entreprises recourent à des armadas de sous-traitants dans de multiples domaines. Mais dans le BTP, comme dans l’énergie ou les télécommunications, le risque est le même : celui d’une dilution de la responsabilité.

Lire l’article complet sur le blog « Pertes & Profits »

 

De notre point de vue, ces sous-traitances en cascade non seulement diluent la responsabilité, ce qui en l’occurrence a une incidence sur la sécurité des données de nos clients, mais elles conduisent également à la perte de compétences de l’entreprise sur ses activités, de plus en plus proches du cœur de métier.

Tout cela a évidemment des conséquences sur la sécurité, la qualité des produits, la différenciation des offres… , bref des éléments clefs sacrifiés au nom de la course aux coûts bas et à la flexibilité de l’emploi. Est-ce le monde dans lequel nous voulons vivre ?

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