La CFE-CGC Orange et l’Adeas demandent la révocation de Bpifrance du conseil d’administration d’Orange

La CFE-CGC Orange et l’Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat des salariés estiment incompatible la présence de Bpifrance, via son PDG Nicolas Dufourcq, au conseil d’administration de l’opérateur historique, alors que la banque publique d’investissement est aussi présente au capital de Kosc Telecom, nouvel opérateur concurrent direct d’Orange dans les télécoms d’entreprise. Elles invoquent un risque de conflit d’intérêt.

Le problème, c’est qu’en siégeant au conseil d’administration, Bpifrance a accès à toutes les données du marché entreprise d’Orange, comme les taux de marge.

Source : Orange : des salariés actionnaires veulent chasser Bpifrance du conseil

Egalité femmes-hommes : l’écriture dite « inclusive », sujet qui divise

Ses défenseurs y voient une manière de respecter l’égalité entre les sexes. Ses opposants lui reprochent d’appauvrir la langue. Mais de quoi s’agit-il ?

Source : Egalité femmes-hommes : l’écriture dite « inclusive », sujet qui divise

Le nouveau combat des anciens contre les modernes ? Nous, en tous cas, nous avons commencé notre chemin vers l’écriture inclusive. Et si l’un de ses détracteurs prétend que « ce n’est pas à la langue de changer les mentalités« , il est indéniable que cela oblige à réfléchir à chaque fois qu’on écrit ou qu’on prononce un texte. Forcément, ce n’est donc pas « neutre » pour l’évolution des mœurs.

Si vous avez envie de vous y mettre, l’article du Monde contient des liens vers 2 guides d’écriture inclusive :

PS : avez vous remarqué que tous les détracteurs de l’écriture inclusive sont… des hommes ? Ooops, pardon, je sors…

Arnaud Montebourg : « Il n’est pas trop tard pour nationaliser Alstom »

L’ex-ministre de l’économie s’insurge, dans une tribune au « Monde », contre la vente de la branche ferroviaire d’Alstom à l’allemand Siemens.

Source : Arnaud Montebourg : « Il n’est pas trop tard pour nationaliser Alstom »

Même si a priori on est loin du secteur télécoms, cette tribune mérite d’être relayée sur ce blog : le raisonnement est parfaitement juste et avéré par l’expérience.

Je me permets, pour les lecteurs non abonnés au Monde, de reprendre la liste des cas cités, où non seulement le secteur des télécoms remonte en tête de liste, mais aussi parce que nous craignons que les mêmes raisonnements néfastes de certains de nos gouvernants s’appliquent au désengagement de l’Etat du capital d’Orange, sur lequel nous avons récemment réagi, sans avoir pour le moment de réponse concrète. (lire l’article du Monde et notre courrier)

Un tableau accablant

Jugeons plutôt. Voici le tableau accablant de la vente en pièces détachées du corps industriel de la France, qui résume trois années d’antipolitique industrielle :

1 – Alcatel vendu au finlandais Nokia : Nokia avait promis le maintien de l’emploi en France, ils licencient au bout de trois ans.

2 – Lafarge dévoré par le suisse Holcim dans le cadre d’une « alliance entre égaux » avec des promesses de maintien du management français : ce management sera plus tard sévèrement éconduit.

3 – L’aéroport de Toulouse-Blagnac : privatisé par le ministère de l’économie au profit d’un oligarque chinois en fuite et poursuivi pour corruption, dans le cadre d’une fausse cession à 49 % qui sont en vérité 51 % en vertu d’un pacte d’actionnaires tenu secret par l’Etat.

4 – La disparition de Technip, fleuron du CAC 40 : vendu au texan FMC, pourtant une entreprise en difficulté qui, après l’absorption dans le cadre d’une « alliance entre égaux », a commencé à déménager le siège social hors de France.

5 -STX, les chantiers navals : vendus aux italiens Fincantieri, dans une « alliance entre égaux » en faisant croire à une fausse nationalisation.

Alstom Transport : aurait dû être nationalisé conformément à l’accord arraché en 2014, et aurait pu racheter l’une des coentreprises dans les énergies renouvelables, est aujourd’hui vendu à Siemens dans une fausse « alliance entre égaux ».

Il y a un point commun à tous ces dossiers. Dans la quasi-totalité d’entre eux, l’Etat disposait du pouvoir juridique d’empêcher la vente, et pouvait à tous coups faire autrement. S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il ne l’a pas voulu.

 

 

Risque de privatisation d’Orange : la CFE-CGC monte au créneau

Suite aux déclarations du ministre de l’Economie Bruno Le Maire au début du mois, la CFE-CGC et l’Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat des salariés de l’opérateur historique s’inquiètent de la possibilité d’une cession des 23% détenus par l’Etat dans le capital du groupe. Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre, elles lui demandent d’éclaircir la position de l’Etat quant au caractère stratégique d’Orange et des participations au capital qu’il prévoit de conserver.

Source : Privatisations : la CFE-CGC d’Orange monte au créneau

Participation de l’Etat dans Orange : la CFE-CGC et l’ADEAS nuancent l’analyse de la Cour des Comptes

Dans son rapport au vitriol sur l’Etat actionnaire, la Cour des comptes n’épargne pas la gestion de sa participation au capital de l’opérateur historique, estimant notamment que « la réticence de l’État à voir sa participation diluée et son influence réduite peut (…) constituer un handicap pour l’avenir d’Orange ».

Face à cette position qui prône un désengagement de l’Etat, la CFE-CGC Orange et l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat Salariés) proposent une analyse plus nuancée, développée dans ce communiqué de presse.

François Fillon contre les fonctionnaires de France Télécom: où sont VRAIMENT les compétences?

« Vous pensez qu’il y aurait de l’Internet en France si on avait toujours France Télécom avec des fonctionnaires? », s’interroge François Fillon. Une réponse.

Source : François Fillon contre les fonctionnaires de France Télécom: où sont VRAIMENT les compétences?

Une tribune de Sébastien Crozier & Hélène Marcy dans le HuffPost, pour répondre aux propos insultants de M. Fillon au CES de Las Vegas.

« Face à la rupture digitale, les banques doivent investir dans l’humain »

Le syndicat national des banques SNB/CFE-CGC enjoint les banques de former leurs personnels à devenir de « vrais conseillers » et des experts, et non de simples vendeurs de produits. Il redoute une casse sociale comme dans d’autres pays européens face à l’accélération des mutations.

Source : « Face à la rupture digitale, les banques doivent investir dans l’humain »

Les voyages des CE bientôt taxés ?

sandals-342672_1920Le gouvernement envisage une taxation des actions sociales et culturelles délivrées par les comités d’entreprises afin de renflouer les comptes de la Sécurité sociale.

Source : Les voyages des CE bientôt taxés ? – Tour Hebdo

Les syndicats opposés à une taxation
Les syndicats CGT, CFE-CGC et Unsa sont d’ores et déjà montés au créneau pour s’opposer à ce projet si cette mesure venait à être confirmée. Celle-ci toucherait en effet de nombreux salariés, la France comptant quelque 33 000 comités d’entreprise.
« Considérer le budget d’œuvres sociales comme une niche sociale qui permettrait aux entreprises de substituer des avantages sociaux aux augmentations de salaire traduit une méconnaissance des pratiques d’entreprise, en particulier des négociations salariales. Prétendre travailler au nom de l’équité en se contentant de pénaliser ceux qui reçoivent un peu est une malhonnêteté envers tous les salariés », considère ainsi la CFE-CGC dans un communiqué.

Rappelons que l’Etat ne cesse de ponctionner dans tous les dispositifs dédiés aux salariés : c’est ainsi qu’en 2015, l’Etat s’est approprié pour ses propres actions 2,7 milliards d’euros sur les 3,9 milliards d’euros d’Action Logement (ex 1% logement, dédié en principe à  l’aide au logement des salariés), soit… 70% de la collecte auprès des entreprises, ce qui pose de sérieuses difficultés aux organismes chargés d’aider les salariés les plus démunis à se loger.

Concernant les Activités Sociales et Culturelles gérées par les CE, elles permettent le plus souvent (au moins dans les CE gérés par la CFE-CGC :-)) aux salariés les moins argentés de partir en vacances ou d’y envoyer leurs enfants, de pratiquer un sport ou une activité culturelle, de financer une garde d’enfants ou une aide « handicap ». Bref, de rétablir un peu d’équité et de permettre à tous d’avoir une vie « normale » dans un pays dit « développé ».

Ces mesures sont choquantes à au moins 4 titres :

  • elles pénalisent les salariés les moins favorisés (alors qu’il y a de plus en plus de travailleurs pauvres, et que ces aides complémentaires sont parfois le seul rempart contre le basculement des familles dans des situations économiquement intenables) ;
  • de facto, et dans la mesure où les salaires n’augmenteront pas en proportion de ce que l’Etat ponctionne sur les « avantages » consentis aux salariés, on aboutit une fois de plus à « travailler plus pour gagner moins » ;
  • elles sont d’une hypocrisie sans nom : le gouvernement prétend d’un côté réduire les impôts… mais il va reprendre l’argent dans la poche des salariés les moins favorisés, via des mesures « souterraines », incompréhensibles pour les citoyens qui n’ont pas le temps de s’investir dans l’action syndicale pour défendre leurs droits ;
  • concernant plus spécifiquement les Activités Sociales et Culturelles, une fois de plus, personne ne regarde les « externalités négatives » : moins de départs en vacances des salariés et de leurs enfants, c’est aussi, très directement, une perte de chiffre d’affaires, et partant d’emplois, pour les prestataires qui travaillent avec les Comités d’Entreprises.

Les dégâts potentiels ont-ils été évalués ? Où sont les études d’impact ? Et, une fois de plus, que penser d’un gouvernement dit « de gauche » qui pénalise les salariés les moins vernis pour afficher de ronflantes promesses électorales ? Il est grand temps que nos politiques se ressaisissent !!!

 

La pratique religieuse s’invite plus fréquemment au travail

Selon l’Observatoire du fait religieux en entreprise, les situations « conflictuelles » ou « bloquantes » restent très minoritaires.

Source : La pratique religieuse s’invite plus fréquemment au travail

Vous pouvez lire les résultats complets de l’enquête sur le site de l’institut Randstad.

Rappelons au passage que la CFE-CGC Orange a formulé des propositions concrètes pour limiter les tensions liées au fait religieux chez Orange. Pour le moment, la Direction n’a pas souhaité donner suite…

Grève chez SFR : « Quand on dégraisse comme ça, c’est pas pour continuer »

Même s’il a peu mobilisé, l’appel à la grève ce mardi chez SFR a été l’occasion pour certains de réitérer leur craintes concernant l’avenir de l’opérateur, alors que la direction souhaite supprimer 5.000 postes.

Source : Grève chez SFR : « Quand on dégraisse comme ça, c’est pas pour continuer »

Plan social chez SFR : la CGT et la CFE-CGC appellent à la grève, la CFDT préfère attendre

Deux syndicats, la CGT et la CFE-CGC, appellent à un mouvement national de grève le 6 septembre en réponse au plan social annoncé par SFR Group, qui vise a réduire ses effectifs d’un tiers au travers de 5000 départs volontaires. Si la CFDT juge qu’il est trop tôt pour s’engager dans un rapport de force, elle ne se l’interdit pas… et décidera en fonction des projets qu’annoncera la direction en septembre.

Source : Plan social chez SFR : la CGT et la CFE-CGC appellent à la grève, la CFDT préfère attendre

Dans un communiqué commun, les deux organisations estiment que « le projet de suppressions d’emplois, annoncé par la direction du groupe SFR/Numericable, s’inscrit dans une stratégie globale qui consiste à privilégier les marchés financiers au détriment de l’emploi stable et qualifié, des conditions de travail des salariés, du service rendu, du développement industriel et de l’investissement dans le réseau et la fibre optique. » Elles déplorent aussi avoir « été écartées des dernières séances de négociation. »

EU Bid to Protect Telecom Companies From Chinese Rivals Flounders

A European Union plan to help shield the bloc’s telecommunications-equipment companies from a rush of Chinese rivals is floundering, according to EU and industry officials, compounding the European industry’s troubles amid weak demand for its mainstay wireless products.

Source : EU Bid to Protect Telecom Companies From Chinese Rivals Flounders – WSJ

Une fois de plus, la suspicion pèse sur la loyauté de la concurrence chinoise en matière d’équipements de télécommunications : entre subvention des exportations de Huawei et ZTE, barrage des équipementiers européens Ericsson et Nokia (qui a absorbé Alcatel Lucent), voire espionnage des télécommunications occidentales via les équipements implantés par les entreprises chinoises, nombre de questions se posent.

Les Etats-Unis, comme souvent, se montrent beaucoup plus protectionnistes que les européens, et ont notamment interdit les équipements Huawei dans leurs réseaux de télécommunications, arguant justement des risques d’espionnage. Ce n’est peut être que du protectionnisme économique… mais il serait urgent que la Commission européenne prenne des mesures pour préserver nos derniers équipementiers européens, qui sont fort à la peine.

Il en va non seulement du maintien des emplois dans la filière, qui en détruit à tours de bras depuis plus d’une décennie, mais surtout de notre souveraineté numérique, enjeu bien plus important que le libre échange pour la préservation de notre autonomie économique et de nos démocraties.

SFR : direction et syndicats d’accord sur un plan de départs volontaires

Ces départs devraient intervenir entre cet automne et l’été 2017. La direction du groupe s’est par ailleurs engagée maintenir les effectifs du pôle télécoms au-delà des 10.000 emplois jusqu’à mi-2019.

Source : SFR : direction et syndicats d’accord sur un plan de départs volontaires – La Tribune

A noter : la CFE-CGC SFR n’a pas signé le plan de départ. L’hémorragie des personnels pourrait en effet s’avérer fatale pour la pérennité de l’entreprise, qui aura d’autant plus de mal à reprendre l’offensive sur le marché avec des effectifs réduits d’un tiers.

Télécharger le communiqué du SNT CFE-CGC : CDP-CFE-CGC-PDV-NCSFR

SFR : « l’impuissance » du gouvernement dénoncée par la CFE-CGC

Le syndicat estime que l’exécutif n’a pas les moyens d’empêcher un plan de départ massif.

[…] la CFE-CGC demande à ce que « le gouvernement conditionne l’octroi des licences aux opérateurs au maintien des emplois sur le sol français », arguant du fait que « cette mesure simple n’est ni une entrave à la concurrence et encore moins la marque d’une « économie administrée » comme le prétend Myriam El Khomri ».

Source : SFR : « l’impuissance » du gouvernement dénoncée par la CFE-CGC

Le conditionnement des licences au maintien des emplois sur le territoire français est une revendication de la CFE-CGC depuis 2009, et elle n’a cessé de la réitérer auprès de la puissance publique.

Dans la mesure où cette contrainte s’appliquerait à l’ensemble des opérateurs, ce ne serait aucunement une distorsion de concurrence. Cela permettrait en revanche :

  • de sécuriser une partie de l’emploi dans le secteur des télécoms, ce dont notre pays a bien besoin, alors que les mesures actuelles de lutte contre le chômage ne produisent pas les effets attendus ;
  • de maintenir nos compétences dans une activité stratégique pour l’ensemble de l’activité économique et pour le bien-être des citoyens, de plus en plus demandeurs de réseaux efficaces sur l’ensemble du territoire ;
  • de préserver la qualité des réseaux, mais aussi de la relation client des opérateurs (si nos concitoyens veulent des services de télécommunications qui marchent, ils attendent aussi d’être bien conseillés et accompagnés dans une révolution technique sans précédent… ce qui passe par la possibilité de dialoguer avec des humains) ;
  • d’éviter une gestion purement spéculative des opérateurs de télécommunications, dont la vocation première n’est pas d’enrichir des propriétaires sur le court terme, mais d’assurer la qualité, la modernité et la pérennité des infrastructures de télécommunications françaises sur le moyen-long terme.

La loi 96-659 du 26 juillet 1996 de réglementation des télécommunications, dont les dernières modifications sont rappelées sur le site de l’Arcep, indique explicitement que :

II. – Le ministre chargé des télécommunications et l’Autorité de régulation des télécommunications veillent, dans le cadre de leurs attributions respectives :

« 1 A la fourniture et au financement de l’ensemble des composantes du service public des télécommunications ;

« 2 A l’exercice au bénéfice des utilisateurs d’une concurrence effective et loyale entre les exploitants de réseau et les fournisseurs de services de télécommunications ;

« 3 Au développement de l’emploi, de l’innovation et de la compétitivité dans le secteur des télécommunications ;

« 4 A la définition de conditions d’accès aux réseaux ouverts au public et d’interconnexion de ces réseaux qui garantissent la possibilité pour tous les utilisateurs de communiquer librement et l’égalité des conditions de la concurrence ;

Malheureusement, le volet « emploi » est systématiquement sacrifié à « Sainte Concurrence », qui a certes fait de notre pays le champion des prix bas en matière de télécommunications… mais dans quelles conditions ?

Chez les seuls opérateurs de télécommunications, 3 à 4 000 emplois sont désormais détruits chaque année. Et ne parlons pas de l’hécatombe de ces dernières années dans le reste de la filière (disparition des réseaux de distribution indépendants, catastrophes en séries chez les équipementiers…).

Est-ce vraiment pour le profit du pays et l’intérêt collectif des citoyens ?

SFR souhaite supprimer 5 000 emplois, soit un tiers de ses effectifs

Selon nos informations, la directrice des ressources humaines du groupe a confirmé, mardi, que le groupe avait pour objectif de ramener l’effectif de 14 300 à 9 000 salariés d’ici la fin 2017.

Source : SFR souhaite supprimer 5 000 emplois, soit un tiers de ses effectifs

Patrick Drahi ne tiendra donc pas les engagements qu’il avait pris lors du rachat de SFR… et la demande de vigilance formulée l’an dernier à l’État par la CFE-CGC, au travers d’une lettre conjointe des syndicats d’Orange et de SFR, n’a visiblement pas été prise au sérieux.

Comment prétendre prôner le dialogue social au travers d’une « Loi Travail » quand il est foulé aux pieds tous les matins, toujours au détriment des salariés qui produisent la richesse ?

L’emploi dans les télécom est laminé par une concurrence féroce, impulsée par une idéologie destructrice, défendue par Bruxelles, mais jamais remise en cause par nos gouvernements nationaux, même quand ils se prétendent « sociaux démocrates ».

Comment envisager d’inverser la courbe du chômage si l’État et le régulateur des télécoms ne se préoccupent pas davantage de maintenir les emplois existants dans ce secteur ? Rappelons que chez Orange aussi, la décrue des emplois est vertigineuse, même si elle intervient sans licenciement de masse.

Comment faire entendre enfin l’urgence de changer de paradigme économique pour enrayer une situation de plus en plus préoccupante ?

Le chômage poursuit obstinément sa croissance, écartant toujours plus d’actifs de la vie économique et sociale de notre pays. Quant aux personnels en activité, ils sont mis sous pression, à la fois par l’intensification du travail (car ce n’est pas le volume de travail qui baisse, mais la voracité pour le profit qui est à l’œuvre), et la constante menace de se retrouver demain exclu du jeu.

Comment ne pas voir que c’est un jeu perdant/perdant, pour les comptes sociaux de la nation, pour la consommation, pour la qualité des produits et services fournis aux clients finaux, pour la capacité d’innovation des entreprises françaises, et donc au global pour la croissance ? Quand nos gouvernements et nos régulateurs enrayeront-ils cette infernale spirale de l’échec annoncé ?

 

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