Multipropriétaires, hébergeurs à l’année : les gagnants du système Airbnb

« Le Monde » a analysé un tiers des annonces françaises publiées sur Airbnb, dans le cadre d’une enquête menée avec d’autres rédactions européennes.

Source : Multipropriétaires, hébergeurs à l’année : les gagnants du système Airbnb

Une étude qui confirme ce que dénonce Philippe Askenazy sur la constitution de nouveaux monopoles, et l’enrichissement prioritaire de ceux qui possèdent déjà au travers de l’économie des plateformes, tandis que les autres sont cantonnés à des « petits boulots » mal rémunérés.

Bien loin des belles utopies qui servent parfois encore de « faux nez » à ceux qui mettent ces plateformes en œuvre.

Valorisation du parcours syndical : parution du rapport Simonpoli

A la demande de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, Jean-Dominique Simonpoli, Directeur général de l’association Dialogues, a rédigé un rapport, dans lequel il égrène des pistes permettant de valoriser les compétences et les carrières des salariés qui font le choix de l’engagement syndical. Les recommandations figurant dans ce rapport « auront vocation à se trouver dans les ordonnances » de la future réforme du Code du travail, a précisé la ministre.

Source : Des pistes remises à Pénicaud pour favoriser l’engagement syndical

Réduction des inégalités hommes-femmes : les préconisations du HCE

Suite à la saisine de Marlène Schiappa, la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, le Haut Conseil à l’Egalité (HCE) a rendu public un avis intitulé : « Investir dans l’organisation administrative et institutionnelle des Droits des femmes : première brique d’une véritable transition égalitaire ». Dans ses conclusions, le HCE déplore que les inégalités entre les femmes et les hommes se résorbent trop lentement et préconise… d’« appliquer les lois existantes » (!) et d’investir davantage de moyens humains et financiers dans les politiques publiques.

Source : Egalité femmes-hommes : il faut « investir davantage » dans les politiques publiques (HCE)

85% des « emplois de 2030 » n’existeraient pas encore

Une récente étude de Dell et de l’« Institute for the Future », think tank californien, confirme, s’il en était besoin, que le passage à l’intelligence numérique cognitive va profondément impacter le monde du travail de demain. Mais comme souvent avec cette thématique, ce rapport tient parfois plus du manifeste que de l’analyse rigoureuse et scientifique.

Source : Une étude affirme que 85% des emplois de 2030 n’existent pas aujourd’hui

Emploi : le sentiment de déclassement persiste chez les actifs

Malgré la progression de l’emploi qualifié en France, un quart des actifs se sentent socialement déclassés par rapport à leur père. C’est la conclusion d’une étude publiée par l’Insee, qui montre que ce sentiment de déclassement, tout comme celui de l’ascension sociale (ressenti par 36% des actifs), concerne tous les milieux sociaux. Ainsi, environ un cadre sur cinq estime que sa position sociale est moins élevée que celle de son père.

Notons que l’Insee a également publié la semaine dernière son panorama annuel du marché de travail, qui rend compte des évolutions de l’emploi, du chômage et des revenus liés au travail sur l’année 2016.

Source : Emploi : le sentiment de déclassement persiste chez les actifs

Moralisation de la vie publique : les propositions du CNNum autour du numérique

Ayant décidé d’apporter sa contribution à la réflexion sur la moralisation de la vie publique, le Conseil National du Numérique vient de publier un avis intitulé « La confiance dans la vie publique, avec et pour les citoyen-ne-s d’une société numérique ». Parmi les pistes suggérées, généralisation de la donnée ouverte pour les comptes de campagne des candidats et les indemnités parlementaires, formation des élus aux pratiques du numérique, publication sur le Web des agendas des députés et des sénateurs, ou encore transparence accrue dans la fabrique de la loi.

Source : Open Data, élus geeks… : les pistes du CNNum pour une démocratie numérique

Entreprise: être fidèle à sa boîte, ça paie!

Près d’un tiers des salariés français n’a connu qu’un seul employeur, ou presque. Des « héros discrets » que tout le monde ignore. A tort.

Source : Entreprise: être fidèle à sa boîte, ça paie! – L’Express L’Expansion

A noter entre autres :

D’après l’Insee, 45 % de la population salariée a plus de dix ans d’ancienneté, dont 48 % des cadres d’entreprise. Un diagnostic affiné par le Centre d’études de l’emploi, dans une note publiée en 2010. « Parmi les actifs ayant quitté le système de formation initiale depuis au moins 5 ans, la part des situations ?stables? a sensiblement progressé, passant de 26,1 % en 1982 à 32,2 % en 2007 », observent les chercheurs. Une hausse qu’ils invitent néanmoins à relativiser, dans la mesure où elle « renvoie surtout au vieillissement de la population active ». Quant aux envies de départ, elles restent très contenues : selon l’Insee, le taux de démission dépassait de peu les 5% en 2014. Ce goût persistant pour la stabilité se lit aussi dans les bilans sociaux. Chez Renault, 43% des troupes ont plus de vingt ans d’ancienneté, dont 37% des cadres. A la Société générale, un quart des effectifs est dans ce cas, quand Orange en compte… 61%.

Réseaux sociaux : comment les gouvernements désinforment l’opinion publique

Dans une vaste enquête universitaire menée dans neuf Etats, des chercheurs d’Oxford ont étudié les stratégies des gouvernements pour diffuser leur propagande ou de la désinformation à travers Facebook, Twitter ou Reddit. En Russie ou aux Etats-Unis, des armées de bots informatiques envahissent les réseaux sociaux pour contribuer à la propagation d’informations erronées.

Source : Réseaux sociaux : comment les gouvernements désinforment l’opinion publique

Edifiant !!

Qualité mobile : Orange n° 1, Free peut mieux faire

Source : Qualité mobile : Orange n° 1, Free peut mieux faire

Il est rassurant de vérifier que les investissements dans les infrastructures se retrouvent dans la qualité de service. Le prochain cap pour Orange : se renforcer dans les zones rurales, où sa position d’opérateur historique et sa vocation citoyenne lui créent une sorte « d’obligation morale » à combler autant que faire se peut la fracture numérique.

Quant à Free Mobile, la CFE-CGC Orange a dénoncé dès le départ le manque d’investissement et l’aberrante dissymétrie réglementaire à son égard.

«  Si Free baisse plus que les autres, c’est l’effet de l’itinérance d’Orange en 3G, explique un expert. Quand les abonnés sont sur le réseau de Free [en cours de construction, NDLR], cela fonctionne bien. Mais quand ils empruntent celui d’Orange, les performances sont moins bonnes car Free bride l’itinérance avec Orange à 1 mégabit depuis janvier. » Free emprunte le réseau d’Orange depuis son lancement, mais l’Arcep lui a enjoint de mettre progressivement un terme à cette « itinérance » d’ici à 2020.
Elle se retrouve, 5 ans après… et voilà la 4ème opérateur renvoyé à ses obligations d’investir. Mais après avoir détruit la rentabilité de l’ensemble du marché, et par ricochet des milliers d’emplois dans la filière française des télécoms. Qui a voulu « pigeonner » qui ?

Les jeunes face aux transformations du monde du travail

Si la plupart des études portant sur le rapport des jeunes au travail dressent souvent un portrait assez monolithique, ce n’est pas le cas de l’étude « Les jeunes de 18 à 30 ans face à un travail en mutation », réalisé par Viavoice pour Manpower Group, en partenariat avec Les Echos Start. Dressant une typologie en quatre groupes, elle montre une génération partagée sur ses aspirations et ambitions face aux transformations du monde du travail.

Source : Nouvelle étude : « Les jeunes de 18 à 30 ans face à un travail en mutation »

Quand le numérique accroit les risques psychosociaux dans les banques

Une enquête, réalisée par des universitaires pour le syndicat SNB/CFE-CGC, concernant les risques psychosociaux dans le secteur bancaire, révèle que 37% des employés estiment aujourd’hui la sécurité de leur emploi menacée (contre 23% seulement en 2011). Parallèlement, un nombre croissant de sondés doutent de leurs compétences pour faire face aux enjeux de demain. Une perte de confiance à mettre en parallèle avec les réorganisations annoncées par la majorité des grandes banques, sous l’effet de la « digitalisation » des services bancaires, tandis que s’accroit la concurrence des banques en ligne.

Source : Dans la banque, la crainte pour son emploi explose avec le digital

Quelles évolutions dans l’engagement des salariés syndiqués ?

La Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) a publié en mars une étude sur les formes et implications de l’engagement syndical en France. Si l’on peut déplorer qu’elle s’appuie sur des chiffres datant de 2013, cette étude apporte un éclairage très intéressant sur l’évolution, au cours des années, des modalités et de l’intensité de la participation des adhérents à la vie syndicale. Voici son résumé :

En 2013, 11 % des salariés âgés de 18 à 65 ans déclarent adhérer à une organisation syndicale, 30 % d’entre eux participent régulièrement aux activités de leur syndicat, alors qu’un peu plus de 50 % n’y ont jamais pris part ou très rarement.

Les syndiqués les plus engagés sont plus âgés, moins diplômés et plus souvent ouvriers, que la moyenne des salariés adhérents. En dépit d’un taux de syndicalisation moins élevé que dans la fonction publique, les syndiqués du secteur marchand sont en proportion plus engagés.

Les salariés syndiqués participent plus souvent aux élections professionnelles et aux conflits du travail. Cette plus grande implication dans des causes collectives dépasse les limites de l’entreprise. Ils déclarent plus souvent être membres d’associations caritatives, de défense des droits et intérêts communs, de protection de l’environnement ou de partis politiques. Ils participent plus fréquemment à des activités bénévoles.

Entre 1983 et 2013, la part des adhérents qui participe régulièrement aux activités syndicales a sensiblement diminué dans un contexte de repli de la syndicalisation et l’adhésion intervient de plus en plus tardivement au cours de la carrière. Cette moindre attractivité pour l’engagement syndical va de pair avec un fort recul de l’adhésion à d’autres associations qui marquent un engagement citoyen. Pour autant, les syndicats de salariés comptent plus d’adhérents que la plupart des autres organisations.

Source : De l’adhérent au responsable syndical – Quelles évolutions dans l’engagement des salariés syndiqués ?

Emplois : vers une automatisation totale sous 120 ans ?

Pour cette étude, une équipe de chercheurs du Future of Humanity Institute d’Oxford a sondé plusieurs centaines d’experts du machine learning et utilisé leurs réponses pour calculer le nombre d’années qu’il faudrait pour que l’intelligence artificielle (IA) dépasse les capacités humaines sur diverses tâches.

Selon eux, les chauffeurs-routiers seront « dépassés » sous 10 ans, les vendeurs sous 15 ans, les chirurgiens sous 35 ans. Et dans l’ensemble, les répondants pensent qu’il y a 50% de chances pour que l’IA supplante les humains dans toutes les tâches sous 45 ans, et permette une automatisation de tous les emplois sous 120 ans.

Source : Les experts de l’IA prédisent la disparition de nombreux emplois

Les salariés français victimes de « réunionite aiguë »

Ce n’est pas vraiment une surprise, mais cette étude réalisée par OpinionWay pour le cabinet Empreinte Humaine vient le confirmer : les salariés français passent en moyenne 4h30 par semaine en réunion, soit 3 semaines par an et plus de 6 pour les cadres ! Mais à peine plus de la moitié de ces réunions sont considérées comme productives…

Source : Les salariés français victimes de « réunionite aiguë »

Robots : vers la fin du travail ?

A travers ce document de travail, Gilles Saint-Paul, économiste français spécialisé dans l’étude du marché du travail, fait entendre sa voix sur l’une des questions les plus débattues du moment. En voici le résumé :

L’histoire économique nous enseigne que si le progrès technique ne profite pas à tous les travailleurs lorsqu’il apparaît, à long terme il est le facteur principal de la hausse extraordinaire des salaires et du niveau de vie que l’économie mondiale a connue depuis la révolution industrielle. Pourtant, les progrès de la robotique pourraient bien remettre en question cet optimisme et donner raison aux cassandre qui prophétisaient la fin du travail. En effet, le champ de ces technologies ne cesse de progresser, au point où la totalité des tâches effectuées par les humains seraient robotisables. Si c’est le cas, l’économie et la société en seraient profondément transformés. On considère cinq scénarios. Dans trois d’entre eux, une classe humaine quasi-oisive se maintient grâce à destransferts prélevés sur la production effectuée par les robots. Ces transferts peuvent s’effectuer à travers l’Etat-Providence, le clientélisme d’une oligarchie possédant les robots, ou le maintien néo-fordiste d’emplois tertiaires dont la fonction essentielle serait le versement d’un salaire qui permettrait le maintien du pouvoir d’achat. En l’absence de mécanismes redistributifs, on envisage deux autres scénarios. Selon le scénario malthusien, le salaire tombe au niveau du salaire de subsistance et la population humaine diminue, ne laissant subsister qu’une classe de rentiers vivant de la possession de robots. Selon le scénario virtuel, le salaire de subsistance lui-même baisse considérablement sous l’effet des nouvelles technologies : la population se maintient en dépit des baisses de salaire.

Source : Robots : vers la fin du travail ?

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