Taxation des GAFA : Washington rejette la proposition française

En visite aux Etats-Unis, Bruno Le Maire a vu sa proposition de taxer le chiffre d’affaires des géants du numérique critiquée par le secrétaire du Trésor américain, Steven Mnuchin, qui l’a qualifiée de « pas logique », estimant qu’elle n’allait « pas dans la bonne direction ».

Un groupe de travail bilatéral avec la France sur ce sujet a toutefois été mis en place. A suivre…

Source : Taxation des GAFA : Washington rejette la proposition française

Réforme de l’assurance-chômage : des syndicats méfiants et inquiets

Emmanuel Macron a lancé hier la deuxième phase de son projet pour « rénover le modèle social », en commençant à recevoir à l’Elysée les partenaires sociaux. Avec ce nouveau chantier social, l’exécutif entend notamment ouvrir l’assurance-chômage aux démissionnaires et aux indépendants, rendre l’apprentissage plus attractif et simplifier la formation professionnelle.

Les premiers leaders syndicaux reçus n’ont pas leur inquiétude. Sur l’extension de l’assurance-chômage notamment, ils craignent que ces nouveaux droits n’entraînent une baisse d’ensemble des allocations. François Hommeril, Président de la CFE-CGC, craint notamment les « effets d’aubaine » liés à l’indemnisation des démissionnaires et le « surcoût assurantiel estimé au minimum à 8 milliards d’euros, certains disent jusqu’à 14 milliards ».

Source : Réformes de l’assurance-chômage : des syndicats méfiants et inquiets

Les députés adoptent définitivement le projet de loi antiterroriste

Ce mercredi, l’Assemblée Nationale a définitivement adopté le projet de loi « renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ». Les sénateurs, avec qui un accord a été trouvé sur le texte lundi en commission mixte paritaire, devraient en faire de même mercredi prochain, ouvrant la voie à une promulgation rapide de cette loi qui va mettre fin à l’état d’urgence en intégrant presque toutes ses mesures dans le droit commun.

Source : Les députés adoptent définitivement le projet de loi antiterroriste

Orange dégaine à son tour son offre presse

Après SFR et Bouygues Telecom, c’est au tour de l’opérateur historique d’enrichir son offre de contenus avec un kiosque proposant des titres de presse numérique et des bandes dessinées, qui seront accessibles gratuitement pendant 6 mois pour la plupart des abonnés. Ensuite, chacun des deux services sera facturé 9,99€ par mois.

Source : Orange veut convertir ses clients à la presse

GAFA : Bruxelles s’attaque aux Etats qui faussent la concurrence

Cette semaine, la Commission européenne s’est fâchée contre le Luxembourg qui « doit à présent récupérer l’aide illégale » de 250 millions d’euros accordée à Amazon sous forme d’avantages fiscaux. Et au cas où cet avertissement ne suffirait pas, Bruxelles montre sa détermination en assignant devant la Cour de justice de l’UE l’Irlande, accusée de rechigner à récupérer 13 milliards d’euros d’aides illégales concédées cette fois à Apple.

Sources :
Amazon : Bruxelles exige le remboursement de 250 millions d’aides fiscales au Luxembourg
Fisc : l’Irlande ne veut pas récupérer les 13 milliards d’Apple, direction la Cour de justice de l’UE

Nokia maintient finalement son plan de suppression de postes

Se promettant d’être « inflexible », le gouvernement n’a pourtant obtenu aucune avancée sur le plan de suppression de près de 600 emplois prévu par l’équipementier : suspendu pendant le temps des négociations, il sera finalement mené à bien et reprendra d’ici « une dizaine de jours ». La direction de Nokia a cependant assuré qu’elle allait recruter plus de 800 personnes (330 à court terme et 500 à moyen terme) pour son département recherche et développement, s’engageant ainsi à… tenir ses promesses. A suivre…

Source : Nokia France : plan social confirmé mais…

Services publics, fonction publique : la puissance publique à l’heure de l’ubérisation

Source : Les Rencontres des Acteurs publics

Si l’on en croit le programme, il est là aussi question de « construire le service public de demain, digital et humain ». 

Souhaitons qu’il y ait des intervenants ou des participants pour rappeler que :

  • L’incantation ne suffit pas.
  • Numériser les services ne se fait pas en un clic, très loin de là, et qu’on est encore très loin d’avoir construit des standards numériques permettant à tous les publics de s’approprier un nouveau service en 3 clics, quoiqu’en pensent les concepteurs au moment de délivrer les applications.
  • Il faut réfléchir au tempo et aux canaux qu’on offre en parallèle pour rester accessible à toutes et tous, la tentation de l’économie immédiate par un basculement brutal du guichet physique à l’appli à demi foireuse ou au serveur vocal qui ne comprend jamais votre accent étant, d’expérience, toujours la plus forte… et bien sûr la plus désastreuse quand on se donne la peine de faire les bilans en coûts complets (ce que personne en réalité ne veut faire, préférant jeter un voile pudique sur un concret si contradictoire avec les théories qui ont gouverné la mise en place des projets).
  • Il est impératif d’envisager d’emblée une vision globale de l’écosystème dans lequel s’inscrit le projet de « digitalisation ».

Car l’État, à vouloir économiser sur tout (relire ce que nous écrivions ici cette semaine) :

  • les investissements pour accompagner le déploiement des réseaux de télécommunications,
  • la formation des enseignants et des élèves sur le bon usage des outils numériques,
  • les guichets physiques de services publics,
  • le nombre et la formation des agents du service public,

prend le risque d’aggraver la fracture sociale et la fracture numérique, qui ne sont déjà que trop prégnantes aujourd’hui.

Mais qu’importe, Jupiter, lui sait manier un « mulot », les autres n’ont qu’à se bouger pour savoir en faire autant et déménager en centre ville, n’est-ce pas ?

Intégrer l’état d’urgence dans le droit commun : les enjeux de la loi

Le projet de loi « renforçant la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure », qui avait été voté au Sénat en première lecture en juillet, est examiné par les députés depuis lundi. Censé mettre fin à l’état d’urgence, en vigueur depuis près de deux ans, ce texte… en reprend presque toutes les mesures pour les intégrer dans le droit commun : des dispositifs, jusqu’ici temporaires et exceptionnels, qui limitent les libertés des citoyens le temps de lutter contre un danger imminent, risquent de devenir légaux en temps normal. Explications.

Source : Etat d’urgence dans le droit commun : les enjeux de la loi

Londres barre la route à Uber

L’autorité de régulation des transports du Grand Londres refuse de renouveler la licence qui permet à Uber d’exercer dans la capitale britannique. Accusée d’avoir fait preuve de laxisme concernant des accusations de viol et d’agression sexuelle de passagers, mais aussi de chercher à contourner la vigilance des représentants des pouvoirs publics chargés de contrôler ses chauffeurs, la firme américaine cherche désormais à négocier.

Sources :
Route barrée pour Uber à Londres : entre réjouissances et crispations
Banni de Londres, Uber cherche à sauver sa peau

 

L’État 100% numérique de Macron coûtera 9,3 milliards d’euros

Le Grand Plan d’Investissement 2018-2022, remis par Jean Pisani-Ferry au Premier ministre, prévoit de consacrer 9,3 milliards d’euros, sur une enveloppe de 57 milliards, à la modernisation de l’Etat. Explications.

Source : L’État 100% numérique de Macron coûtera 9,3 milliards d’euros

Un Etat de plus en plus numérique ? pourquoi pas… mais dans le même temps « L’Etat se met en stand-by » concernant le déploiement du haut débit,  :

« …le rapport Pisani-Ferry n’est pas revenu sur l’objectif d’un « très bon débit » pour tous à horizon 2020, un objectif intermédiaire annoncé courant juillet par Emmanuel Macron. Il faut dire que pour y arriver, l’exécutif mise sur davantage d’investissement de la part des opérateurs télécoms. »

Le tout dans un cadre de régulation du secteur des télécoms et d’une fiscalité qui n’incitent pas les opérateurs à investir, sauf par des mesures purement incantatoires, ou éventuellement vexatoires, qui pourraient s’avérer très insuffisantes.

L’Etat aussi veut donc tout avoir sans rien payer.

Qui va donc payer au final ? Les citoyens des zones mal desservies par internet ou mobile faute d’une rentabilité suffisante pour des opérateurs sans cesse contraints de baisser leurs prix pour rester dans la course (la rentabilité de la 4G est déjà compromise par la data illimitée avant même d’être entièrement déployée, tandis que la Fibre est loin de couvrir tout le territoire, et qu’il est mathématiquement impossible de rentabiliser les investissement dans les zones peu denses). Déjà délaissés par les services publics « physiques » qui désertent les mêmes zones, les habitants des zones rurales seront doublement pénalisés par la fracture numérique. La grogne est de plus en plus perceptible chez ces citoyens, que le nouveau gouvernement rend chaque jour un peu plus précaires par ses nouvelles annonces.

De là à penser que notre nouveau Président ne songe qu’à servir les seuls  « bobos des centres ville » qui ont voté pour lui, il n’y a qu’un pas… Alors certes, les prochaines élections ne sont que dans 5 ans, mais si la démocratie ne s’occupe plus de tous les Français, il y a fort à craindre qu’ils aillent la chercher dans la rue avant la fin de la mandature, n’en déplaise à Jupiter…

VIDEO. Travail. « Cash Investigation ». Free, CDI à petit prix

« Chez nous, il y a zéro CDD parce qu’on emploie les gens directement en CDI », affirme Xavier Niel, le fondateur de Free. Pour lui, les contrats de travail de son entreprise, c’est du béton. Pourtant, ses employés peuvent être mis à la porte du jour au lendemain… Extrait du magazine « Cash Investigation » du 26 septembre.

Source : VIDEO. Travail. « Cash Investigation ». Free, CDI à petit prix

Émission à voir demain sur France2, pour lever un coin du voile et comprendre à quel prix on peut devenir la 9ème fortune de France en cassant les prix sur le marché de la téléphonie.

Les consommateurs friands des offres commerciales de Free le seraient-ils aussi de ses offres d’emploi ? C’est la question que chacun pourrait (devrait ?) se poser au moment de souscrire une offre à 2 euros… C’est ce qui s’appelle « être un consommateur responsable ».

Quant aux régulateurs du marché, qu’il s’agisse de l’Arcep, de l’Autorité de la Concurrence, ou encore de nos élus si fiers de s’afficher à l’inauguration de « Station F », où le milliardaire s’offre le luxe d’apparaître comme un bienfaiteur de l’humanité, on se demandera simplement s’ils sont mal informés… ou si la réalité de l’entreprise, la vraie réalité, leur importe peu…

La « taxe YouTube » devient réalité

Le décret publié hier au Journal officiel permet de taxer les services, français ou étrangers, qui assurent le « stockage de contenus audiovisuels » mis à disposition du public en France. Les fonds collectés contribueront au financement de la création hexagonale. YouTube, Netflix, Dailymotion ou encore iTunes sont visés par cette mesure.

Source : La « taxe YouTube » devient réalité : à quoi sert-elle ?

Très haut débit : le grand marchandage a commencé

Source : Très haut débit : le grand marchandage a commencé

Stagnation des redevances pour les fréquences mobiles, protection des investissements réalisés dans les déploiements du très haut débit : enfin des orientations raisonnables ?

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